Mardi 18 mars 2008


 
Lu sur "U-P-R":
Le jour où l'on apprend que 20 soldats français ont été blessés dans la province serbe du Kosovo, le nouveau maire de Strasbourg annonce qu'il envisage d'oeuvrer pour l'extraterritorialité du district "européen" de Strasbourg.

Le « projet » de ce « socialiste » consiste au fond, ni plus ni moins, qu'à remettre en cause l’unité de la République et l’égalité de tous les citoyens devant la loi, c'est-à-dire deux des acquis les plus fondamentaux de la Révolution française.

C'est non seulement inconstitutionnel mais c'est la porte ouverte au démembrement de la France et à la résurgence de tous les particularismes.

Et en plus, on apprend ce « programme » le lendemain de l’élection!
 


Devons-nous conclure qu'après avoir créer une situation de guerre civile en Serbie, les euro-extrémistes envisagent maintenant de jouer aux apprentis sorciers en découpant la France ?

Quoi qu'il en soit, les déclarations du nouveau maire sont réellement hallucinantes :


STRASBOURG, 17 mars 2008 (AFP) - Le vainqueur des élections municipales de dimanche à Strasbourg, le socialiste Roland Ries, a expliqué lundi qu'il allait tenter avec les maires des villes allemandes voisines de créer un "vrai eurodistrict" extraterritorial sur l'exemple de Washington D.C., aux Etats-Unis.

"J'ai le projet fort de créer un vrai eurodistrict, un district européen à statut juridique et fiscal particulier qui accueillerait de grandes institutions européennes et les sièges sociaux de grands groupes européens", a-t-il expliqué lors d'un point presse consacré aux projets de la nouvelle majorité.

"Le district bénéficierait d'un statut d'extraterritorialité, un peu sur le mode de Washington D.C", la capitale fédérale des Etats-Unis "qui ne constitue formellement pas un des cinquante Etats américains", a-t-il précisé.

"Il n'est pas sûr que le projet aboutisse et soit accepté par Paris et Berlin", a-t-il convenu, tout en estimant que "la bataille vaut la peine d'être menée".

A l'appui de ce projet pourrait être organisée une "consultation populaire, sous une forme à déterminer", a-t-il précisé, rappelant que la constitution allemande interdit la tenue de référendums.

La communauté de urbaine de Strasbourg et les communes du district allemand de l'Ortenau ont signé en octobre 2005 la création d'un eurodistrict, mais il s'agit désormais de "passer de la coopération à la codécision", a-t-il estimé.
par joeblack publié dans : Union Européenne
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Mardi 18 mars 2008
Le royaume des pourris...

Les différents parlements nationaux européens sont régulièrement touchés par des scandales sur la rémunération des députés. Le manque de transparence, exposé par la remarquable enquête de Rue89 sur le budget alloué aux assistants des députés de l’Assemblée nationale, est un facteur qui favorise ces dérives. En Angleterre, la Chambre des Communes a été secouée récemment par le scandale du conservateur Derek Conwayqui aurait employé fictivement son fils comme assistant. Même histoire en Irlande du Nord où le chef de l’exécutif, Ian Paisley, employait son filscomme "chercheur" alors que ce dernier était lui-même député et ministre du gouvernement d’Irlande du Nord.

Le Parlement européen (PE) n’est pas épargné par ces scandales.Le Daily Telegraph a ainsi découvert cette semaine qu’un rapport interne accuse un certain nombre de députés européens de détourner, à des fins personnelles, des sommes réservées à leurs frais d’activités. En d’autres termes, certains eurodéputés se mettraient dans la poche l’argent réservé au payement des salaires de leurs collaborateurs ainsi qu’au remboursement de divers frais. D’après le Daily Telegraph, la moyenne de ces frais serait de 165000€ par an et par eurodéputé.

On aimerait bien connaître les noms des brebis galeuses. Or, le rapport interne n’est accessible que par les membres d’une commission du PE dans une salle sécurisée. Le secrétaire générale de l’assemblée, Harald Rømer, se défend plutôt maladroitement "c’est confidentiel, cela ne veut pas dire que c’est secret."

La fuite du rapport énerve passablement le Président du Parlement européen, Hans Gert-Pöttering qui affirme cyniquement que "nous voulons la réforme mais on ne peut pas rendre public ce rapport si on veut que les gens votent lors des élections européennes l’année prochaine." A l’opposé, l’eurodéputé Verts et vice-président du Parlement européen Gérard Onesta, interrogé par Jean Quatremer, pense que le rapport est une vraie "bombe" qui devrait assainir et clarifier les pratiques.

Mais il n’y a pas que les salaires et frais qui posent problème. Par exemple, comment l’eurodéputé PS Vincent Peillon peut-il justifier de n’avoir pris la parole qu’une seule fois depuis 2004 lors d’une séance plénière? Comment peut-on justifier qu’un grand nombre d’eurodéputés français quittent en plein milieu leur mandat? Les exemples sont effectivement nombreux: Roselyne Bachelot (UMP), Brice Hortefeux (UMP), Pierre Moscovici (PS), Marie-Line Reynaud (PS), Paul Vergès (PCF) ont tous abandonné leur mandat d’eurodéputé pour renouer avec une carrière nationale.

Contrairement à ce qu’affirme Pöttering, le Parlement européen se grandirait en publiant l’intégralité de ce rapport. Ce n’est pas être antiparlementaire que de demander de la transparence, c’est une simple demande de responsabilité politique. C’est justement en refusant la transparence que les arguments populistes antiparlementaires trouveront le plus d’écho lors des prochaines élections.

En effet, dans une démocratie moderne, on devrait savoir combien chaque député dépense pour ses frais. Par exemple, on peut savoir précisément le montant des frais d’un membre de la Chambre des Communes. Conway, le Conservateur britannique aurait rémunéré son fils pour un emploi fictif n’aura pas l’investiture du parti pour les prochaines élections et a été démis de certaines de ses fonctions par son propre parti. Les groupes politiques du PE se grandiraient à adopter cette règle pour les députés ayant détourné de l’argent public. De plus, les groupes politiques au sein du Parlement européen se doivent d’inclure des ambitions de transparence, de contrôle de l’argent public et de respect des mandats dans leur plateforme de campagne pour les élections de 2009 s’ils veulent que les citoyens de l’UE prennent au sérieux le rôle des eurodéputés.

Source: Rue 89

par joeblack publié dans : Union Européenne
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Vendredi 14 mars 2008

L'eurodéputé ex-PPE Daniel Hannan revient sur son blog sur les amendes qui ont frappé hier 9 de ses collègues eurosceptiques, sur les 80 environ qui avaient osé protester dans l'hémicycle (avec des banderolles marquées REFERENDUM).

Des eurodéputés polonais, italien(s), français et autrichien(s) sont parmi ceux qui sont sanctionnés, de même que deux membres de l'UKIP et mon collègue Conservateur Roger Helmer. Les amendes vont de 500 à 1300 euros, et ont été infligées de manière plus ou moins arbitraire. [...]

 Aucune manifestation n'a auparavant, ni depuis, fait l'objet d'une telle sanction. Hier, par exemple, des douzaines d'eurodéputés Libéraux et Verts ont arboré des pancartes pour protester contre le traitement d'un activiste des droits de l'homme [Photo : manifestation pro-Ingrid dans l'hémicycle, NDHV]. Là, pas de problème. Mais voir le mot REFERENDUM a tellement offensé mes collègues fédéralistes qu'ils ont envoyé les huissiers parlementaires pour arracher les pancartes (les pauvres huissiers ne pouvaient pas être plus polis, ou s'excuser davantage), puis ont oeuvré pour infliger des amendes à ceux qui les tenaient. [...]

Tout le monde comprend ce qui se passe. Des membres sont pénalisés non parce qu'ils ont manifesté, mais parce qu'ils sont eurosceptiques.

Commentaire d'un lecteur du blog de Hannan :

Peut-être que quelqu'un pourrait tenir à jour le total de ces "amendes" par eurodéputé et par parti, afin que je puisse voter en 2009 pour celui qui en aura accumulé le plus.

Henri Védas

par joeblack publié dans : Union Européenne
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Jeudi 13 mars 2008

Le 7 février 2008, le député Nicolas Dupont-Aignan
dépose à l’Assemblée Nationale
une motion d’ajournement au Traité de Lisbonne.
Il prononce un discours d'une demi-heure
dont on se souviendra le moment venu.

 
par joeblack publié dans : Union Européenne
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Mercredi 5 mars 2008
Auteur d’un rapport sur le Kosovo pour le Parlement européen (*), Alexis Troude est chercheur à l’Académie internationale de géopolitique. Il décrypte la situation inédite née de la récente proclamation d’indépendance de l’ex-province serbe. 
FRANCESOIR. L’Europe est-elle divisée sur le Kosovo ? La Kfor demeurera-t-elle indéfiniment ?
Alexis Troude. L’Europe est divisée : dix pays de l’UE l’ont reconnu, six l’ont refusé, et les autres sont dans l’embarras. Paradoxe : on a donné l’indépendance au Kosovo en envoyant l’Eulex (composée de policiers, de gendarmes et de juges), doublon européen de la Minuk (Mission des Nations unies au Kosovo) qui lui a transféré ses pouvoirs, comme si le Kosovo demeurait un protectorat ! Le Premier ministre Kostunica a qualifié Eulex « d’hold-up », car elle contourne la résolution 1.244 de l’ONU confirmant le Kosovo comme province serbe. Quant à la Kfor (Force de l’Otan au Kosovo), elle aura moins de soldats sur le terrain (16.000 aujourd’hui) mais demeurera très longtemps.

Peut-on parler d’une réaction civilisationnelle et géo-économique orthodoxe ?
Oui ! Les pays orthodoxes de l’UE ont refusé la reconnaissance du Kosovo. Position appuyée sur des liens historiques de solidarité forts. En 1999, durant les bombardements de l’Otan sur la Serbie, la Roumanie refusa l’utilisation de ses bases aériennes de l’Otan, qu’elle venait pourtant d’intégrer. Son président actuel, Traian Basescu, demeure l’un des plus ardents défenseurs des Serbes dans la région. La Slovaquie, en partie orthodoxe, la Roumanie, Chypre, la Grèce et la Bulgarie sont les premiers à avoir dit que la sécession est « illégale » bien que membres de l’UE et en opposition avec la position de la Commission de Bruxelles. La Grèce avait dénoncé « l’agression de l’Otan » en Bosnie en 1994 contre les forces serbes, puis contre la Serbie en 1999. En décembre dernier, le Parlement slovaque a voté une résolution rejetant l’indépendance du Kosovo. A cela s’ajoute un groupe d’Etats orthodoxes (ou en partie) hors Union européenne : Russie, Biélorussie et Ukraine, opposés à la reconnaissance du Kosovo.

Mais ce bloc orthodoxe est-il vraiment solidaire ?
Dans les manifestations massives contre l’indépendance du Kosovo dans le monde, on note l’engouement des jeunes Serbes de Bosnie, du Kosovo, du Monténégro et de Serbie centrale, brandissant des photos… de Poutine ! Parmi eux, nombre de Russes et de Grecs. Les peuples « frères » sont pro-Serbes. Mais les gouvernements grec et russe ne sont pas prêts à faire la guerre.

Les Russes concoctent-ils un plan de partition du Nord-Kosovo ?
C’est possible. On peut craindre une partition du Kosovo et un émiettement de toute la région. Le lendemain de la Déclaration d’indépendance, le 18 février, les maires albanais de trois communes de Serbie du sud ont déclaré vouloir se rattacher au Kosovo. Les Albanais de Macédoine ont demandé au Parlement de Skopje une quasi-indépendance, alors qu’ils jouissent d’une autonomie. Les Serbes de Bosnie songent à un référendum sur l’indépendance, et les Hongrois de Roumanie pourraient être tentés…

Se dirige-t-on vers la réalisation du « Grand Kosovo » ?
L’indépendance du Kosovo est une étape dans le développement du nationalisme albanais dans la région. En Macédoine, le mouvement terroriste UCPMB a lancé des roquettes en décembre 2007 sur une enclave serbe au sud du Kosovo. But : ouvrir la frontière entre le Kosovo et la partie albanophone de la Macédoine. Des anciens de l’UCK (l’UCK a disparu officiellement en 2001) sont entrés dans la nouvelle police du Kosovo, la TMK, qui est tout sauf impartiale. Ces ex-UCK ont créé une zone d’instabilité au nord du Kosovo : ils ont des camps au Monténégro, avec leur mouvement terroriste local, l’ANA, au nord-est du Monténégro. D’autres ex-membres de l’UCK agissent dans le couloir entre le Monténégro et le Kosovo qui passe au sud de la Serbie (Sandjak), où la police serbe a pris d’assaut en 2007 des camps d’entraînement wahhabites soutenus par al-Qaida…

Y a-t-il eu purification ethnique des Serbes du Kosovo ?
Oui, depuis 1999, les 18.000 soldats de la Kfor et l’administration de la Minuk n’ont pas pu l’empêcher. Sur 2 millions d’habitants répartis en 22 communautés, 235 000 non-Albanais, (Serbes, Goranis, Tziganes, Egyptiens, Turcs, Juifs) ont été expulsés. On dénombre 1.700 meurtres ethniques et 3.000 disparus non-Albanais (rapport 2006 de l’OSCE). Depuis les années 1990, 650.000 Serbes ont été déplacés et réfugiés dans l’ex-Yougoslavie, ce qui est énorme sur 8 millions de Serbes. Les institutions albanaises de Pristina ont supprimé les enseignements en serbe, en turc et en rom à l’université de Pristina, alors qu’avant, même sous Milosevic, toutes les langues y étaient représentées. La régression est terrifiante…

Peut-on parler d’un Etat mafieux ?
Un quasi-Etat aux mains de la Mafia albanaise s’est installé au Kosovo. 80 % de l’héroïne consommée en Europe passe par là. 100.000 filles d’Europe de l’Est, y compris Albanaises, sont kidnappées par la Mafia albanaise et « conditionnées » au Kosovo, zone de non-droit. Sur 18.000 plaintes enregistrées, selon le médiateur du Kosovo (l’Ombudsperson), par des Serbes, dont les maisons ont été confisquées, une dizaine a été traitée ! Les juges de la Minuk ne sont pas soutenus par la Kfor. Ils sont impuissants et leur police est doublée par la police kosovare, la KPS. C’est l’échec du « Kosovo multiethnique » et d’un « Building State ». L’Europe a renié ses valeurs en consacrant cet Etat mafieux dirigé par des gens recherchés pour crimes de guerre…

* « Rapport 2008 sur le Kosovo-Métochie au Parlement européen », du Collectif pour la paix au Kosovo-Métochie.
par joeblack publié dans : Union Européenne
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Lundi 3 mars 2008

 
 
En restreignant le vote à l’unanimité, la Constitution réduit encore le poids des petits pays. C’est en tout cas l’avis du populiste néerlandais Geert Wilders.
 
Si cela ne tenait qu’à l’élite politique, les Pays-Bas deviendraient – après l’adoption de la Constitution européenne – une vague province d’Europe. Un pays aux pouvoirs comparables à ceux du Land de Bavière. Une province dans un super-Etat européen, où de grands pays comme l’Allemagne, la France, la Pologne (et aussi, à terme, la Turquie) feraient la pluie et le beau temps. Une entité où les citoyens néerlandais seraient livrés aux caprices des institutions bureaucratico-technocratiques de Bruxelles au nom des “peuples d’Europe”. Car, pour légitimer cette Constitution, encore faudrait-il qu’il existe un peuple européen. Or il n’existe rien de tel : les Néerlandais ne sont pas des Slovaques, pas plus que les Espagnols ne sont des Suédois. Et, sans demos (le peuple), pas de démocratie.
L’Europe est tout simplement trop grande et trop diverse. Elle ne peut rester unie que par la contrainte. C’est la raison pour laquelle les technocrates bruxellois recourent toujours à des discours incompréhensibles ; bref, à la ruse et à la tromperie, pour mieux donner aux citoyens d’Europe une vision confuse des enjeux de cette “union toujours plus étroite”.
Avant toute chose, avec cette Constitution, le vote à la majorité sera la règle et l’unanimité l’exception. Si ce texte est approuvé, les Pays-Bas perdront pas moins de 63 droits de veto. Et, comme il suffira que les pays représentant plus de 65 % de la population européenne s’allient pour emporter le morceau, les pays plus peuplés auront une voix prépondérante et, par conséquent, plus d’influence. Les grands pays européens pourront ainsi, grâce à la suppression des droits de veto, facilement contourner les petits pays membres.
Ainsi, avec ses 70 millions d’habitants aujourd’hui, la Turquie, qui est candidate à l’adhésion, aura, si elle entre dans l’UE, bien plus d’influence que les petits Pays-Bas. Un grand pays comme la Turquie exercera, en termes de poids démographique, plus d’influence sur la législation néerlandaise que les Pays-Bas eux-mêmes. C’est inacceptable. Il est donc faux et malhonnête de vouloir découpler la question de l’adhésion turque de celle de la Constitution. Une voix contre la Constitution européenne est une voix contre l’influence future d’Ankara au sein de l’UE et contre son immixtion, à terme, dans les affaires intérieures des Pays-Bas. De plus, la Constitution prévoit la fin du système de présidence tournante pour laisser place à une présidence fixe du Conseil européen, avec un président pouvant au maximum exercer deux mandats de deux ans et demi. Quelle que soit l’origine nationale de ce futur président, il ne pourra que prêter une attention plus soutenue aux membres les plus importants de l’Union, dont dépendront sa nomination et sa reconduction.
Enfin, les Pays-Bas, qui ont déjà perdu un commissaire avec l’intégration des dix nouveaux membres, risquent de se retrouver sans aucun commissaire si la Constitution est adoptée. D’un commissaire par pays aujourd’hui, leur nombre sera encore réduit à l’avenir et un système de rotation décidera de qui siégera à la Commission et qui attendra son tour. Or, comme l’expliquait à juste titre l’ancien commissaire européen Frits Bolkestein, un pays sans droit de vote à la Commission est un pays castré. En acceptant ces compromis, presque tous les politiciens de La Haye ont donc décidé de soumettre les intérêts des Pays-Bas à une sorte de super-Etat européen qui ne veut pas dire son nom. Je ne suis pas de ceux-là. Les Pays-Bas ne sont pas à brader et ne seront pas castrés. Les Pays-Bas doivent rester indépendants. La Constitution européenne doit être rejetée avec force.
 
Geert Wilders
De Volkskrant
 
par joeblack publié dans : Union Européenne
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Samedi 1 mars 2008

Info à tous ceux qui bénissent l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne:

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La vaste offensive de l'armée turque visant les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans le nord de Irak s'est achevée et les unités qui y étaient engagées ont regagné vendredi leurs bases, a annoncé l'état-major turc, menaçant d'y retourner si besoin est.

Dans la soirée, le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a appelé Bagdad à coopérer avec Ankara pour chasser le PKK du nord de l'Irak, et il a exhorté les rebelles kurdes à déposer les armes.

"Il a été conclu que l'opération avait atteint ses objectifs et nos troupes ont regagné leurs bases dans le pays (...) le 29 février au matin", indique un communiqué mis en ligne par l'état-major de l'armée turque.

"Cette décision est indépendante d'une quelconque influence étrangère", souligne l'armée. La veille, les Etats-Unis avaient invité la Turquie, pays membre de l'Otan, à mettre un terme rapide à cette opération.

Le président américain George W. Bush et son secrétaire à la Défense Robert Gates, qui s'est rendu brièvement à Ankara, avaient appelé les Turcs à quitter l'Irak "le plus vite possible".

La Maison Blanche a qualifié vendredi de "ciblée et relativement courte" l'offensive turque et a averti que le PKK pourrait être la cible de nouvelles attaques.

"Une chose reste certaine, c'est que les Etats-Unis, la Turquie et l'Irak vont continuer à considérer le PKK comme une organisation terroriste dont on a besoin de s'occuper", a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche Gordon Johndroe.

Washington, qui fournit depuis plusieurs mois des renseignements en temps réel à la Turquie sur les rebelles dans le nord de l'Irak, s'inquiétait de l'éventualité d'un conflit entre ses deux alliés régionaux, les Turcs et les Kurdes d'Irak, en cas d'enlisement de l'opération turque.

Le ministre irakien des Affaires étrangères Hoshyar Zebari avait indiqué auparavant que l'incursion turque était terminée. "La Turquie a mis fin à son opération militaire ce matin et a commencé à retirer ses troupes", a déclaré le ministre à l'AFP.

L'armée turque affirme qu'au moins 240 rebelles du PKK ont été abattus en huit jours d'offensive. Côté turc, 27 personnes ont été tuées, selon ce décompte.

L'armée menace en outre de réinvestir le nord de l'Irak.

"Les activités des terroristes dans le nord de l'Irak seront suivies de près et aucune menace depuis ce territoire contre la Turquie ne sera tolérée", précise le texte qui dit : "La lutte anti-terroriste dans le pays et à l'étranger sera poursuivie avec détermination".

Un photographe de l'AFP à Cukurca, petite ville stratégique turque située à quelques kilomètres de la frontière irakienne, a constaté le retour de leur mission périlleuse en plein hiver des troupes vêtues de tenues de camouflage blanches et visiblement fatiguées à bord de véhicules militaires.

Les convois militaires turcs rentrant en Turquie se poursuivaient en début de soirée.

L'armée turque indique aussi que cette incursion, lancée le 21 février au soir et menée avec des milliers de commandos, "ne va pas mettre l'organisation terroriste (PKK) entièrement hors d'état de nuire", mais a montré que "la zone n'était plus un sanctuaire pour les terroristes".

Au total 272 cibles ont été pilonnées par air et 517 autres ont été attaquées par terre lors de l'offensive qui visait surtout la région de Zap, où se trouvait une importante base du PKK, ajoute le document.

La Turquie estimait, avant cette opération, à 4.000 le nombre de rebelles retranchés dans les montagnes enneigées du nord de l'Irak.

Le PKK, qui réclame l'autonomie de la région à majorité kurde du sud-est de la Turquie, mène depuis 1984 une lutte armée contre l'Etat turc qui a fait quelque 37.000 morts.

Dans une allocution télévisée à la nation turque diffusée quelques heures après l'annonce de la fin de l'opération turque, M. Erdogan a appelé les autorités de Bagdad à la coopération.

"Nous ne devons pas laisser la présence de l'organisation terroriste dans cette région empoisonner nos relations", a déclaré le Premier ministre. Le PKK "n'est pas seulement l'ennemi de la Turquie, mais aussi un ennemi de l'Irak, un facteur de déstabilisation et une menace pour la région", a-t-il dit.

"La Turquie et l'Irak doivent travailler ensemble pour se débarrasser de ce problème, il n'y a pas d'autre voie", a-t-il déclaré.

Le Premier ministre a appelé les rebelles du PKK à renoncer à la lutte armée. "On ne peut arriver nulle part par la voie de la terreur. Vous ne pouvez rien obtenir de cette manière (...) Abandonnez cette voie erronée (...)", a lancé M. Erdogan.

par joeblack publié dans : Union Européenne
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Vendredi 29 février 2008

 

RParallèlement à l'indépendance unilatérale du Kosovo, qui pourrait légitimer la République turque de Chypre du Nord non reconnue par la communauté internationale(elle avait aussi déclaré unilatéralement son indépendance, en 1983), et accélérer le démembrement des Etats (Pays Basque, scission de la Belgique, etc.), le Comité des Régions de l'UE se veut

"particulièrement attaché au principe d'une gouvernance basée sur la mise en réseau, dont les différents partenaires coopèrent sur un pied d'égalité."

Cela nous rappelle la carte établie par l'Alliance Libre Européenne (ALE), parti européen qui accueille les partis indépendantistes du vieux continent. Fédéré aux Verts, il est dominé par les Allemands. Cette carte divise l'Europe en régions 'culturelles'. De même Pierre Hillard, in La décomposition des nations Européennes : De l'union euro-Atlantique à l'Etat mondial (résumé) indique que le projet d'Empire fédéral européen regroupera à terme non un ensemble d'Etats, mais une communauté de régions culturelles.

D'après: Le Salon Beige

par joeblack publié dans : Union Européenne
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Vendredi 29 février 2008

 

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Le nouveau président de cette instance consultative, Luc van den Brande, ancien ministre-président de la région belge flamande, s'exprime sur le site fédéraliste Le Taurillon :

L'évolution grâce aux prérogatives attribuées pas le traité de Lisbonne est plus que positive : c'est l'opportunité pour le Comité des Régions de redéfinir son rôle et d'affirmer sa place au sein des institutions européennes. Le traité de Lisbonne reprend le concept selon lequel les responsabilités doivent peser sur plusieurs épaules, et les interactions entre les différents niveaux de gouvernement doivent être encouragées. Le Comité des Régions est particulièrement attaché au principe d'une gouvernance basée sur la mise en réseau, dont les différents partenaires coopèrent sur un pied d'égalité.

Il n'y a qu'une façon de comprendre ce paragraphe : il s'agit pour les régions de coopérer sur un pied d'égalité... avec les Etats, sous le regard supérieur et bienveillant de l'UE ! On voit poindre l'alliance UE/régions (ou devrait-on dire Länder ?) contre les nations.

M. van den Brande a en tout cas la ferme intention de se faire le relais des "messages" de l'UE :

En tant que voix des collectivités locales et régionales européennes, notre institution a pour mission d'expliquer aux citoyens le rôle essentiel que peut jouer l'Europe pour s'attaquer à des problèmes que les pouvoirs locaux, régionaux et nationaux ne peuvent pas résoudre seuls. Il faut donc aller dans les territoires pour communiquer le message de l'UE.

La valeur ajoutée du Comité est dans sa capacité à mobiliser les médias régionaux, relais privilégiés de la diffusion de nos messages.

Ca a le mérite d'être clair.

Henri Védas

Add : Michel Janva, sur le Salon Beige, rappelle à titre d'illustration la carte "ethnique" de l'Europe diffusée par les régionalistes de l'Alliance libre européenne, un des europartis financés par l'UE (et allié aux Verts au Parlement de Bruxelles/Strasbourg).

par joeblack publié dans : Union Européenne
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Dimanche 24 février 2008

 

La scène, rapportée par un témoin sur le Brussels Journal, s'est passée aujourd'hui, à l'issue du vote du "Parlement européen" sur le traité de Lisbonne.

Le leader [du parti eurosceptique britannique] UKIP Nigel Farage est apparu et a été interviewé par un journaliste freelance. Alors que l'interview se terminait, une dame, appelée Anne-Margrete Wachtmeister, qui est à la tête de l'Unité Audiovisuelle du Parlement (dont la mission officielle est de "fournir des services et des produits aux médias audiovisuels afin de faciliter leur couverture du PE") [a] interpellé le journaliste :

"Vous ne devez pas diffuser cette interview."
"Mais pourquoi ?", a répondu le journaliste, choqué.
"Parce que l'équipe caméra est employée par le Parlement, et ne doit pas être utilisée pour filmer des opposants."

Mme Wachtmeister n'a fait marche arrière que parce qu'une journaliste de la BBC a entendu le dialogue et protesté.

Vous avez dit postdémocratie ?

Henri Védas

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