Samedi 9 février 2008
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Violence et délinquance dans les banlieues se maintiennent à un niveau élevé, au point de déborder la justice et d'avoir amené récemment la relance d'une forme de police de proximité.

Pour policiers et magistrats, les violences survenues du 27 octobre au 17 novembre 2005 dans près de 280 communes, avec 10.000 véhicules et 300 bâtiments incendiés et 130 policiers et émeutiers blessés, et celles survenues en novembre durant deux nuits à Villiers-le-bel, dans le Val-d'Oise, avec d'importants dégâts, ne sont que l'écho violent du quotidien.

"C'est une délinquance de masse, un flux de délinquance continu et permanent. Les parquets classent par nécessité pour ne retenir que les faits les plus graves", explique Bruno Thouzellier, président de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), qui a travaillé au parquet de Créteil.

Les policiers s'inquiètent de voir des armes à feu désormais utilisées contre eux, comme à Villiers-le-Bel. Depuis trente ans, la violence en banlieue a ancré ses rituels, au premier rang desquels les incendies de voiture.

Ils sont constants, toute l'année, avec un pic la nuit du réveillon de la Saint-Sylvestre. Le ministère de l'Intérieur s'est cette année félicité d'une nuit "relativement calme" avec 372 véhicules brûlés - l'opposition estime qu'il y en a eu au moins le double - et 259 arrestations.

La violence déborde les magistrats. Bruno Thouzellier se souvient de journées de comparutions immédiates où pouvaient être présentés 48 dossiers à Créteil.

"Des conditions de travail insensées, indignes d'un pays développé", dit-il. Malgré des renforts récents, et une réforme de la carte judiciaire, le tribunal de Bobigny est seul dans le "93" pour traiter la délinquance d'un département de 1,5 million d'habitants.

POLICE DE PROXIMITE

La question des causes et des racines de la violence fait débat. La gauche associative et l'extrême gauche y voient l'effet d'une déchéance sociale de quartiers, d'un chômage frôlant parfois les 40% et de la discrimination raciale, facteurs propices selon elles à des formes de "révolte sociale".

Cette explication a été reprise dans un rapport des Renseignements généraux sur les violences de 2005, qui soulignait l'extrême jeunesse des auteurs déférés devant la justice et le fait qu'ils avaient peu d'antécédents judiciaires.

La droite, le gouvernement actuel et une partie du PS dénoncent de leur côté une organisation de la violence par des réseaux criminels, en fait les trafiquants de drogue, forme de délinquance commune en banlieue, avec notamment le cannabis.

Bruno Thouzellier accepte en partie cette dernière explication. "Autrement, je ne peux pas croire que des gens qui réfléchissent un peu brûlent leurs propres voitures, leurs propres maisons, leurs propres bibliothèques", ajoute-t-il.

Pourtant, dit-il, l'explication sociale est validée aussi par le constat qu'un incident impliquant la police peut embraser spontanément un quartier. "Ce n'est pas un secret, les rapports entre la police et les jeunes de banlieue sont mauvais. La présence policière continue est un facteur de stabilité", remarque Bruno Thouzellier.

Tout en réfutant l'appellation, la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, vient de relancer en Seine-Saint-Denis une forme de "police de proximité", supprimée en 2003 par Nicolas Sarkozy.

Alors que l'accent était mis depuis 2002 sur les opérations "coup de poing", il s'agit pour la police d'être à demeure dans les banlieues et d'assurer le contact avec les habitants autant que les tâches d'enquête et de maintien de l'ordre.

La décision a été saluée par les syndicats de police.

"La coupure entre la police et la population, en particulier la jeunesse, est béante. Fracture pouvant conduire à une situation proche de celle d'une guerre civile. Il était vital de réagir et de revenir vers une police proche des gens", a dit le syndicat SGP-FO.

De nombreux élus locaux de gauche comme de droite réclament déjà l'extension de l'expérience relancée par Michèle Alliot-Marie dans le "93".

Source: Le Figaro

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Vendredi 8 février 2008

« La cour confirme le jugement sur la culpabilité», a déclaré le président de la chambre des mineurs. La cour d'appel d'Aix-en-Provence a condamné jeudi deux adolescents à des peines de six ans de prison ferme et de cinq ans dont un avec sursis pour leur participation à l'incendie criminel d'un bus à Marseille le 28 octobre 2006.

La condamnation des adolescents est inférieure à celle donnée en première instance en septembre 2006 : ils avaient tous deux écopé de huit ans de prison par le tribunal pour enfants de Marseille. Me Philippe Vouland, l'avocat du plus jeune des prévenus, a estimé qu' «aujourd'hui, dans une ambiance apaisée, les juges ont privilégié la partie éducative de la sanction». Son client «est motivé, il sait qu'il y a des études qui l'attendent», a-t-il ajouté.

L'avocat général, Jean-Louis Persico, avait requis un peu plus tôt dans la journée des peines de cinq et six ans contre les deux adolescents, soit des peines plus légères qu'en première instance. Il a estimé que l'un des deux prévenus avait joué un rôle plus important dans l'incendie, en reconnaissant avoir répandu de l'essence, au moins lors de la première tentative d'incendie du bus.

La cour d'assises des mineurs avait jugé en décembre cinq autres jeunes gens reconnus coupables de l'incendie. Ces derniers, parmi lesquels figure le principal responsable de l'incendie - celui qui a reconnu avoir jeté le mouchoir enflammé dans le bus-, ont écopé de peines allant de neuf ans de prison à cinq ans dont deux avec sursis.

Mama Galledou, aujourd'hui âgée de 27 ans, n'a pas assisté à ce nouveau procès. Elle préfère «consacrer toute son énergie à se soigner», explique son avocat Me Alain Molla. La jeune Franco-sénégalaise avait été brûlée au 2e et 3e degrés sur 62% de sa surface corporelle. Elle passe actuellement «quatre heures chaque jour à la réfection de la totalité des pansements compressifs qui recouvrent son corps». Elle devrait subir au printemps une série de greffes de la peau.

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Vendredi 8 février 2008
Nouvel essai de récupération de voix en vue des municipales...

Le chef de l'État dévoile ce matin les grandes lignes du plan Espoir banlieues, centré sur l'emploi, le désenclavement, la sécurité, le logement et la santé.

C'est depuis la salle des fêtes du Palais de l'Élysée que Nicolas Sarkozy dévoilera ce matin le plan Espoir banlieues devant près de 1 000 invités et en présence de ses ministres. La remuante secrétaire d'État à la Ville, Fadela Amara, aurait aimé que le président l'accompagne à Vaulx-en-Velin à la fin du mois de janvier. Mais le chef de l'État a préféré la solennité de l'Élysée.

Promis d'abord pour l'été 2007, le gouvernement a choisi de prendre son temps pour concocter ce plan. Si l'Élysée n'emploie plus l'expression de plan Marshall pour les banlieues, un conseiller assure que le président prononcera un «grand discours sur les droits et les devoirs».

Un discours que le chef de l'État est venu roder pendant une demi-heure le 21 janvier à la gare de Sartrouville. Ce jour-là, pour son retour en banlieue, il a promis «une formation pour chaque jeune qui veut se lever tôt le matin». Satisfait de l'accueil, il a même donné rendez-vous à ses interlocuteurs : «Je reviendrai à Sartrouville pour vous faire des propositions concrète s.» Tiendra-t-il sa promesse ? À l'Élysée, on n'écarte pas la piste d'une prochaine visite en banlieue.

En attendant, le chef de l'État devrait, en partie au moins, s'appuyer sur les orientations défendues par sa secrétaire d'État à Vaulx-en-Velin.

 

250 000 jeunes concernés

Selon nos informations, le plan, qui ne devrait pas ressembler à «un empilage de mesures», devrait d'abord mettre l'accent sur l'emploi, le désenclavement, la sécurité, le logement et la santé.

Sarkozy pourrait ainsi annoncer ce matin l'extension des dispositifs de «seconde chance» déjà mis en place dans un certain nombre de quartiers (lire encadré ci-dessous). Couplé à des formations en alternance, le système pourrait concerner jusqu'à 250 000 jeunes de cités (encore faut-il qu'ils soient d'accord d'arrêter de glander...JB.), quand Fadela Amara en évoquait 45 000 en trois ans le 22 janvier dernier. Et pour que cette promesse ne reste pas lettre morte, le président devrait par ailleurs renouvelé l'engagement du gouvernement de désenclaver les quartiers sensibles les plus mal desservis. Un milliard d'euros pourrait ainsi y être consacré pour améliorer les transports.( Et où va t'il trouver l'argent? Dans nos poches, comme d'hab...JB.)

Nicolas Sarkozy ne devrait pas, en revanche, évoquer le coût global des mesures qui seront annoncées ce matin. «Ce n'est pas un problème d'argent», explique-t-on au cabinet de la secrétaire d'État avant de préciser que «tout sera budgété».

Plus que les questions de financement, le locataire de l'Élysée veut surtout faire de la place à la diversité et faire émerger une élite des banlieues . Une façon aussi d'effacer le souvenir des mots «racaille» et «Kärcher» prononcés en 2005 lorsqu'il était ministre de l'Intérieur.

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Jeudi 7 février 2008

En difficulté, Nicolas Sarkozy s'efforce de colmater les brèches


sarko-masque.gifOulà !!!!  Du calme ! On fait plus grève !
 

PARIS (Reuters) - En chute libre dans les sondages et à quelques semaines d'élections municipales qui s'annoncent délicates pour sa majorité, Nicolas Sarkozy retrouve les réflexes de tout chef de l'exécutif en difficulté.

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Après les ouvriers d'ArcelorMittal la semaine dernière et une étape dans leur usine de Gandrange, lundi, le président de la République a reçu mercredi des artisans taxis, des salariés de l'usine Kléber de Toul menacée de fermeture, des buralistes.

En attendant des habitants des cités conviés à venir vendredi à l'Élysée l'écouter présenter le plan préparé par la secrétaire d'État à la Ville, Fadela Amara, pour les banlieues.

Mercredi, un mois après avoir déclaré que les caisses de l'État étaient vides, il avait néanmoins promis aux quelque 610.000 bénéficiaires du minimum vieillesse un à-valoir de 200 euros sur une future revalorisation de leur retraite.

Pour le directeur de BVA Opinion, le chef de l'État s'efforce de "stopper l'hémorragie en renouant avec les formules qui ont fonctionné pendant sa campagne" présidentielle et de "colmater les brèches" ouvertes par une conjoncture économique peu porteuse mais aussi par une série de maladresses.

Jérôme Sainte-Marie classe parmi celles-ci le rapport Attali sur la "libération de la croissance", qui suscite la grogne des parlementaires de l'UMP et l'ire d'une série de professions visées par ses propositions, comme les chauffeurs de taxi.

En renouant avec les accents populaires qui ont fait son succès pendant la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy tente aussi de faire oublier la "séquence berlusconienne" de sa romance avec la chanteuse et ex-top-model Carla Bruni et de ses vacances en Égypte et en Jordanie, estime cet analyste.

Si l'on en croit les premières pages des quotidiens et des hebdomadaires, les "brèches" évoquées par le directeur de BVA Opinion sont béantes.

Tandis que les magazines de "l'actualité heureuse" célèbrent, photos romantiques des nouveaux époux souriants à l'appui le mariage du chef de l'État, les hebdomadaires d'information rivalisent de titres alarmistes.

SÉRÉNITÉ OU EMBARRAS ?

"La déception", proclame L'Express qui accumule une titraille pessimiste sous un portrait de Nicolas Sarkozy grave et songeur : "Pourquoi les Français le lâchent", "l'impasse économique", "panique à droite" ...

Le Point, qui affiche également un portrait du chef de l'État penseur, se penche sur "ce qui cloche", "l'histoire d'un décrochage" et "les gamberges de l'Élysée".

Le Nouvel Observateur fait dans l'allusion ironique : "Le président qui fait pschitt", avec photo de Nicolas et Carla Sarkozy main dans la main, au pied du perron de l'Élysée.

Le président réagit "de manière très sereine" à sa brutale baisse de popularité dans les sondages, assure le porte-parole de l'Élysée, David Martinon. "Il a cinq ans devant lui pour faire les réformes qu'il a proposées aux Français, qui lui ont donné un mandat très clair et il a suffisamment d'expérience pour savoir que la vie politique est faite de cycles."

Selon son entourage, Nicolas Sarkozy n'a de cesse d'exhorter ses troupes au "sang-froid", comme il l'a fait mercredi lors d'un déjeuner avec 11 candidats de l'UMP aux élections municipales dans un restaurant du VIIe arrondissement de Paris.

"Il leur a dit ce qu'il dit à tous ses interlocuteurs : gardez votre sang-froid, travaillez et expliquez les réformes", rapporte un participant.

Selon un familier de l'Élysée, le ton ne semble pas toujours être aussi "serein" et serait plutôt à "l'embarras" dans l'entourage du chef de l'État.

"Il y a une part de coefficient personnel dans la chute de Nicolas Sarkozy dans les sondages, et ce n'est pas le thème le plus facile à développer avec lui", explique cette source.

Selon Le Figaro, le chef de l'État, exaspéré par les commentaires de députés et de ministres, aurait "tapé du poing sur la table", lors du conseil des ministres de mercredi.

"J'écoute, je lis, j'entends tout ce qui se dit. Après les municipales, je prendrai avec sang-froid les décisions qui s'imposent", aurait-il dit, selon ce quotidien.

La version de David Martinon est un peu différente.

"Le président a expliqué qu'il y avait tout lieu d'être confiant, que les réformes sont faites, que les résultats commencent à arriver", a-t-il dit à la presse.

Si l'on en croit le ministre de l'Écologie, Jean-Louis Borloo, le chef de l'État aurait "simplement dit" qu'il ne fallait pas "commencer à s'inquiéter au moindre tangage".

Pour le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, l'heure est en tout cas venue "de se remettre en ordre de marche" et de "réagir".

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Jeudi 7 février 2008
Encore un dhimmi qui excelle dans la récupération de voix chez les musulmans afin de satisfaire ses ambitions municipales...

 

Un Palais des Congrès comble, plus de 1 500 personnes dans la salle et beaucoup d’autres qui n’ont pu entrer. Chico et les Gypsies ouvrant et clôturant la soirée, tout était réuni pour que le succès soit au rendez-vous de la présentation, par Jean-Noël Guérini, de son programme pour les municipales.
« Mon projet est fondé sur les valeurs de la solidarité, entre les hommes mais aussi les collectivités territoriales et, enfin avec les entreprises. Ce sera ma politique, ma méthode, mon souci quotidien : réunir et rassembler pour avancer, pour travailler, pour inventer. Car on ne peut partager que la richesse que l’on crée. Et diriger une ville, c’est savoir tenir les deux bouts du problème, la solidarité d’une part et l’esprit d’entreprise de l’autre. »
Il aborde la question de l’augmentation de la population à Marseille : « Il naît 11 000 bébés dans cette ville qui compte seulement 7 000 décès annuel. Elle est là la cause du mieux être démographique ». Et d’ajouter : « Si la municipalité s’en était aperçue, elle aurait créé des crèches, multiplié les assistantes maternelles. »
Il affiche : « J’ai fondé mon projet sur trois axes qui sont autant d’engagements : pour une vie quotidienne de qualité, une vie collective réactivée, une économie accompagnée avec vigueur. »

Les six engagements du candidat

Il décline ses six engagements principaux. Une ville propre en six mois et dans ce cadre, il annonce notamment la fin du fini-parti. Une ville de la mer et de la promenade. Une ville de la diversité des âges et des cultures. « L’originalité et la force de Marseille sont dans la diversité de ses habitants. Je veux être le candidat du rassemblement de ces diversités. » Il rappelle notamment « son soutien irrévocable à la grande Mosquée ». Affirme : « La noblesse d’une société se mesure au respect qu’elle porte à ses aînés », annonçant à cet effet la création de nombreuses maisons de retraite. Ne cache pas sa volonté de faire plus et mieux en direction des personnes handicapées.
Veut une ville où l’on circule, se déplace, respire. « Nous voulons diminuer de 25% en 5 ans le nombre des voitures qui circulent en ville. » Désire, enfin, une ville où on se forme et où on habite. « Le logement est un droit premier. »
Au préalable, des prises de parole ont eu lieu. Sylvie Nespoulous plaide pour que la ville se tourne vers « les jeunesses de Marseille », celle, diplômée, qui doit quitter la ville car elle n’y trouve pas de métiers. Celle des quartiers « exclue mais pleine de talent ». Jacques Boulesteix plaide pour que « les secteurs de l’innovation se développent à Marseille, car un emploi hautement qualifié est créateur de nombreux emplois ». Jean Viard de lancer : « La gauche gagne les villes intello, à Marseille elle va gagner dans une ville populaire. C’est très important car la gauche ne peut avoir d’avenir au niveau national si elle n’est pas dans les milieux populaires. » Alors, Michel Vauzelle d’avancer : « Voilà peu on avait l’impression que tout était plié. Maintenant, à Paris, Barcelone ou Bruxelles, on dit que Jean-Noël Guérini peut gagner. Il va gagner. »
Jean-Noël Guérini. Il a présenté hier son programme au Palais des Congrès devant un nombreux public. L’enthousiasme était au rendez-vous.
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Mardi 5 février 2008

 

Jamel Debbouze absent à son procès: le tribunal lui interdit de conduire
 
 
Jamel Debbouze à Marrakech, le 8 décembre 2006 (© AFP/Archives - Abdelhak Senna)

PARIS (AFP)


Le tribunal correctionnel de Paris, qui avait convoqué lundi l'humoriste Jamel Debbouze pour répondre d'une conduite sans permis, l'a sanctionné pour son absence à l'audience, ordonnant sa comparution le 2 juin et lui interdisant de conduire tout véhicule d'ici là.


 

Le 8 avril 2007, Jamel Debbouze avait fait l'objet d'un contrôle de police sur les Champs-Elysées, alors qu'il était au volant d'une grosse berline de location.

L'acteur avait alors reconnu savoir depuis un an que son permis avait été invalidé après qu'il eut perdu tous ses points. Mais, avait-il assuré, une action était en cours devant le tribunal administratif qui devait lui rendre tous ses points et mener à la restitution de son permis. Il s'estimait donc autorisé à conduire.

Lors d'une première audience, le 15 octobre, le président de la 30e chambre correctionnelle, Luc Barbier, avait renvoyé l'affaire au 4 février. Il estimait que l'administration devait lui fournir des documents complémentaires concernant les six infractions routières commises par l'humoriste et ayant mené au retrait des 10 points de son permis.

M. Barbier avait d'ores et déjà ordonné que le comédien assiste à l'audience du 4 février. Pourtant, lundi matin, il ne s'est pas présenté car, d'après son avocat Me Sébastien Dufour, il était "dans le sud de la France, pour la promotion d'un film".

Le président a donc suivi en tout point les réquisitions du procureur qui a estimé qu'"il n'y avait pas lieu (pour M. Debbouze) de contourner cette comparution personnelle".

Comme le demandait le ministère public, le tribunal a ainsi placé l'humoriste "sous contrôle judiciaire, avec interdiction de conduire tout véhicule terrestre à moteur" d'ici l'audience du 2 juin.
 
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Lundi 4 février 2008

Tensions à Courcouronnes

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Les policiers ont dû faire usage de tirs de flash-ball lors d'un face-à-face tendu avec une centaine de personnes, samedi soir dans le quartier du Canal à Courcouronnes (Essonne), a-t-on appris dimanche de source policière.

Les policiers ont effectué des tirs de flash-ball et de gaz lacrymogène pour disperser un groupe de jeunes gens qui répliquait en jetant divers projectiles, a-t-on indiqué de même source.

Les policiers ont procédé à des contrôles d'identité mais il n'y a aucune interpellation. Personne n'a été blessé, a-t-on précisé.

Les policiers avaient d'abord été appelés par des riverains se plaignant d'une quarantaine de perturbateurs dans un square, un groupe rapidement rejoint par une cinquantaine de convives d'une fête dans le quartier. Le face-à-face a duré près d'une heure.

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Lundi 4 février 2008

 


Dans les couloirs blafards des urgences médico-judiciaires (UMJ) de l'Hôtel-Dieu, à Paris, la délinquance n'est pas une longue série de statistiques grises. Elle est bleue au corps. Plaies ouvertes. Stress et nuits blanches.

Sur les sièges usés de la salle d'attente, patientent les victimes de ce que le langage administratif appelle les "violences faites aux personnes" : agressions sexuelles, violences conjugales, menaces, bagarres, accidents de la route... Une violence discrète, mal captée par les médias, mais noyau récalcitrant des chiffres officiels.

 

if ( undefined !== MIA.Pub.OAS.events ) { MIA.Pub.OAS.events["pubOAS_middle"] = "pubOAS_middle"; } Dans l'étroite pièce aux murs fissurés qui fait office de salle de consultation, une jeune femme sèche ses larmes. Elle a déposé plainte parce qu'il y a quelques jours, son époux a tenté de l'étrangler. Les marques de strangulation ont presque disparu. Mais elle a encore du mal à déglutir. Surtout, elle est effondrée d'avoir retenu in extremis son enfant de neuf mois qu'elle tenait alors dans les bras.

Les locaux exigus des UMJ désemplissent rarement. Chaque année, environ 20 000 personnes défilent après avoir déposé plainte, dont 1 000 à 1 200 victimes d'agressions sexuelles. Les mineurs, environ 1 300 par an - dont 300 agressions sexuelles -, sont orientés vers l'hôpital Trousseau, à Paris. A côté de la salle d'attente où les victimes hagardes patientent devant un écran de télévision, les personnes gardées à vue, environ 30 000 par an, défilent accompagnées de policiers en uniforme.

En 2007, pour la première fois depuis quatre ans, les violences faites aux personnes auraient baissé de 5,7 %, selon la préfecture de police. Mais pour les quarante-cinq médecins qui se relaient dans ces urgences décrépies - qui seront bientôt rénovées -, le flot continu des blessés peine à rendre palpable cet écart. "Je suis incapable de discuter de la réalité de ces chiffres, explique le médecin chef des UMJ, Caroline Rey, 49 ans. Ce qui est sûr, c'est que je vois d'authentiques victimes."

Des victimes avec des contusions, des nez cassés, des yeux au beurre noir. Des blessures sans effusion d'hémoglobine, mais dont les séquelles sont souvent plus graves qu'il n'y paraît. "Derrière une plaie à la joue, il y a les glandes salivaires, derrière les paupières, les glandes lacrymales, explique le docteur Ahmed Hammache, 42 ans. Une plaie peut bien ne faire qu'un centimètre de long, les séquelles peuvent être importantes." Pour une personne âgée, le simple fait de tomber par terre après s'être fait arracher son sac à main peut "détruire son espérance de vie", ajoute-t-il.

Aux UMJ, on est toutefois moins là pour soigner la violence que pour la calculer. Avec une unité de mesure : les jours d'incapacité totale de travail (ITT). Ce sont elles qui conditionnent les poursuites judiciaires. Moins de huit jours d'ITT, et c'est le tribunal de police qui statue. Huit jours ou plus, c'est le tribunal correctionnel. Soit environ 15 % des cas, selon le docteur Hammache, qui a mené une étude sur un mois.

Dans cette délicate comptabilité, les séquelles psychologiques sont aussi prises en compte. Avec toutes les difficultés que comporte l'exercice. "Une personne simplement victime de menaces verbales peut, après cela, se terrer chez elle et ne plus dormir la nuit à cause des cauchemars, ce qui est profondément invalidant", explique le responsable de l'unité psychiatrique de l'Hôtel-Dieu, Nicolas Dantchev. "Un agent de la RATP peut être agressé une fois, deux fois, trois fois sans que ça l'atteigne psychologiquement, puis, à la quatrième, totalement s'effondrer", ajoute-t-il.

Si les patients le demandent, une psychologue, Marie-Claude Dolleans, est disponible. Selon elle, les violences aux personnes ont souvent un impact bien supérieur aux blessures apparentes : "Elles surviennent toujours par surprise et renvoient du coup au ressort de la faille, de la non-maîtrise, parfois de l'humiliation." Souvent, ajoute-t-elle, elles amènent à une forme de "bilan de vie".

Source: Le Monde
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Jeudi 31 janvier 2008

 


Un gardien de la paix de 28 ans a été blessé jeudi matin à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) par un présumé voleur à la roulotte, a-t-on appris de source policière, mais l'état de santé du fonctionnaire est moins inquiétant qu'envisagé dans un premier temps.

 

Ses jours ne seraient pas en danger, aucun organe vital n'ayant été touché, a précisé cette source.

Le gardien de la paix a été blessé de cinq coups de couteau par un homme peu avant 10h00 avenue Jean-Jaurès, dans des circonstances qui restent à déterminer avec précision, selon cette source.

Il a été blessé à la main et à l'épaule mais pas au ventre contrairement à ce qu'indiquaient les premières informations policières.

L'auteur présumé a pris la fuite.

Selon les premiers éléments de l'enquête, le gardien de la paix est intervenu pour un présumé vol à la roulotte commis par un homme seul qui l'a blessé "sans raison apparente".

Le policier, selon la source policière, "qui s'est protégé des coups de couteau comme il a pu" a été transporté par le Samu à l'hôpital et est resté conscient.

Le gardien de la paix est âgé de 28 ans et en poste depuis deux ou trois ans à Aubervilliers, a ajouté la source.

Frédéric Lagache, secrétaire national d'Alliance (second syndicat de gardiens de la paix) a déclaré à l'AFP que la "police paie une fois de plus un lourd tribut". "Nous réclamons des mesures pour la sécurité de nos collègues et des peines plancher pour les agresseurs de policiers", a-t-il ajouté.

"Que faudra-t-il de plus grave pour que nous soyons enfin écoutés ?", a-t-il demandé.

par joeblack publié dans : délinquance
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Jeudi 31 janvier 2008

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De nouvelles informations prouvent que, dimanche soir, l'attaque des caméras de vidéosurveillance de la Blaquière a été menée par un commando très organisé et rapide
 

La première caméra a été détruite à 21 h 15 à l'entrée Ouest de la Blaquière (par le boulevard Rouquier). A 21 h 23 une patrouille de la BAC du commissariat de Grasse était sur place, mais constatait que les casseurs s'étaient enfuis. A 21 h 25, une patrouille de la police municipale se faisait prendre à partie à l'entrée Est (en face d'Axe 85) par des individus cagoulés et armés de barres de fer.

Le temps que la BAC fasse le tour de la cité, pour les appuyer, les municipaux s'étaient retirés et les assaillants également. Ils n'ont pas eu le temps de détruire la caméra du centre commercial, dont le mât est plus haut.

Le reste est connu : trois caméras cassées et le système de surveillance vidéo hors service. Des renforts de police appelés de Nice et Cannes, parce que le commissariat de Grasse était à court d'effectif.

Cet événement prouve qu'un palier a été franchi dans la délinquance à la Blaquière. Une poignée de meneurs n'a pas eu peur de planifier une opération commando, rapide et concertée, et d'y associer des « jeunes ». Plusieurs de ses membres s'étaient équipés pour casser et faire peur : barres de fer, bâtons, cagoules, échelle...

Comment en est-on arrivé là ?

Leur opération s'est déroulée 24 heures après l'inauguration des œuvres d'art de la Blaquière et du changement de nom du quartier en « Fleurs de Grasse ».

Ont-ils voulu défier les élus et notamment les déclarations musclées du sous-préfet ?

Autre piste : ces caméras dérangent les trafics qui se font dans le quartier. « On touche ici au haut du panier des délinquants » avancent les autorités. Mieux organisés que les « petits », ces grands frères auraient pu agir pour montrer qu'ils « tiennent le quartier ».

Mais étaient-ils tous de la Blaquière ? Ces derniers mois plusieurs habitants un peu trop remuants avaient été dirigés route des Genêts et le climat s'était calmé.

Cette attaque relance le débat sur la délinquance dans le quartier et les moyens de la maîtriser.

Installées récemment, les caméras n'ont pas été suffisantes pour prévenir et arrêter l'opération commando.

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Source: Nice Matin
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Présentation

  • : La lutte contre l'immigration musulmane et l'islamisme est mon obsession.
  • le-blog-de-joeblack
  • : invasion Islam Nation Patrie mosquées divers
  • : La lutte contre l'immigration musulmane et la construction des mosquées est mon obsession. L'islam est la SEULE "religion" à vouloir imposer ses lois médiévales et barbares dans le monde entier. Combattons cela et en route pour de nouvelles croisades ! Grand coup de chapeau à Geert Wilders ! Et aux autres tombés sous les coups barbares du "cancert vert". Que Dieu protège la France !
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