Dimanche 18 mai 2008















Obama affirmait ainsi en décembre «j’ai toujours été un Chrétien» et il a résolument nié avoir jamais été un Musulman. «Le seul lien que j’aie eu avec l’Islam est le fait que mon grand-père paternel venait de ce pays [Kenya]. Mais je n’ai jamais pratiqué l’Islam.» En février, il déclara: «Je n’ai jamais été un Musulman. (…) à part mon nom et le fait d’avoir vécu dans une population musulmane pendant quatre ans étant enfant [Indonésie, 1967-1971], je n’ai que très peu de lien avec la religion islamique.»

«Toujours» et «jamais» ne laissent que peu de place aux tergiversations. Mais de nombreux éléments biographiques, recueillis essentiellement par la presse américaine, suggèrent que le candidat, en grandissant, s’est bel et bien considéré lui-même et a été considéré par son entourage comme un Musulman.

Père biologique kenyan d’Obama. Dans l’Islam, la religion est transmise à l’enfant par le père. Barack Hussein Obama père (1936–1982) était un Musulman qui a nommé son fils Barack Hussein Obama, jr. Seuls des enfants musulmans sont appelés «Hussein».

Famille indonésienne d’Obama. Son beau-père, Lolo Soetoro, était aussi un Musulman. En fait, comme la demi-sœur d’Obama, Maya Soetoro-Ng, l’a expliqué à Jodi Kantor du New York Times, «toute ma famille était musulmane et la plupart des gens que je connaissais étaient musulmans». Une publication indonésienne, le Banjarmasin Post, cite un ancien camarade de classe, Rony Amir, se rappelant que «tous les parents du père de Barry étaient de fervents Musulmans».

L'école catholique de Barack Obama à Jakarta.École catholique. Nedra Pickler, d’Associated Press, relate que «des documents montrent qu’il était inscrit en tant que Musulman» pendant ses trois premières années de scolarité dans une école catholique. Kim Barker, du Chicago Tribune, confirme qu’Obama était «désigné comme musulman sur le formulaire d’admission à l’école catholique». Un blogueur qui se présente comme «Un Américain expatrié en Asie du Sud-est» a découvert que «Barack Hussein Obama était inscrit sous le nom de ‹Barry Soetoro›, matricule 203; il a été admis à l’école primaire franciscaine Asisi le 1er janvier 1968, dans la classe 1B. (…) Selon son dossier, la religion de Barry était l’Islam.»

École publique. Paul Watson, du Los Angeles Times, a appris d’Indonésiens proches d’Obama à l’époque où il vivait à Jakarta qu’il «était inscrit comme Musulman par sa famille dans les deux écoles qu’il a fréquentées». Haroon Siddiqui, du Toronto Star, s’est rendu dans l’école publique de Jakarta public où Obama a fait ses classes et relate que «trois de ses enseignants dirent qu’il était inscrit comme musulman». Siddiqui prévient certes que «vu l’état lacunaire des archives de l’école, dévorées par la vermine, il faut se fier aux souvenirs incertains des gens», mais il ne cite qu’un enseignant retraité, Tine Hahiyari, qui soit revenu sur ca certitude antérieure selon laquelle Obama était inscrit comme musulman.

L'école publique de Barack Obama à Jakarta.Classe coranique. Dans son autobiographie, Dreams of My Father (Rêves de mon père), Obama raconte qu’il a eu des problèmes pour avoir fait des grimaces pendant des cours coraniques, révélant ainsi qu’il était bien un Musulman, car les élèves indonésiens de l’époque suivaient des cours d’éducation religieuse correspondant à leur foi. En fait, Obama garde même des souvenirs clairs de ces cours: Nicholas D. Kristof, du New York Times, relate qu’Obama «s’est souvenu des premiers versets de l’appel islamique à la prière et les a récités [à Kristof] avec un excellent accent».

Présence à la mosquée. La demi-sœur d’Obama se rappelle que la famille allait à la mosquée «pour les grands événements de la communauté». Watson a appris par des amis d’enfance qu’«Obama venait parfois à la mosquée locale pour les prières du vendredi». Barker a découvert qu’«Obama accompagnait de temps en temps son beau-père aux prières du vendredi». Un ami indonésien, Zulfin Adi, déclare qu’Obama «était un Musulman. Il allait à la mosquée. Je me souviens de lui avec un sarong [un vêtement porté par les Musulmans].»

Piété. Obama dit lui-même que lorsqu’il vivait en Indonésie, un pays musulman, il «ne pratiquait pas [l’Islam]», admettant ainsi implicitement qu’il avait alors une identité de Musulman. Et des Indonésiens ont de lui des souvenirs différents. L’un deux, Rony Amir, décrit Obama comme «très religieux, dans l’Islam, à l’époque».

Le fait qu’Obama soit né musulman et qu’il ait quitté cette foi pour devenir un Chrétien n’a rien qui puisse influer, dans un sens ou dans l’autre, sur son aptitude à devenir président des États-Unis. Mais s’il est né et a été élevé en tant que Musulman et qu’il cache ce fait, cela constitue une grave duplicité, une dissimulation fondamentale, qui en dit très long sur son caractère et ainsi sur la pertinence de sa candidature.

par joeblack publié dans : INVASION
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Dimanche 18 mai 2008

La nuit dernière, peu avant minuit, dans une petite bourgade du canton d’Argovie (Suisse), des policiers ont été agressés alors qu’ils tentaient d’empêcher des jeunes gens de tabasser leurs semblables. Un policier a été blessé et cinq personnes ont été arrêtées. Romandie.com, edicom.ch, 24HeuresSwisscom, le Journal du Jura, la Tribune de Genève, le Nouvelliste, Le Matin, Swissinfo et j’en passe certainement, nous disent qu’il s’agit de

Cinq jeunes, âgés entre 17 et 19 ans

Mais en allemand, 20minuten ou la Neue Zürcher Zeitung, par exemple, ont repris la totalité du rapport de police (je traduis):

Cinq hommes, trois Turcs et deux Suisses, âgés de 17 à 19 ans

C’est peut-être une question de sensibilisation: hier, sans qu’aucun média francophone n’ait jugé utile de le signaler, semble-t-il, les autorités du canton de Zurich (un canton voisin de l’Argovie) publiaient des statistiques sur la criminalité juvénile: 11% d’augmentation l’an passé. Même le grand quotidien zurichois de gauche, tout en s’efforçant de démontrer que la part des étrangers pourrait être en voie de diminution, l’admettait.

Mais revenons aux tabasseurs argoviens. À la TSR, on a choisi une autre approche, (signée Swiss TXT). On nous dit qu’il s’agit de trois Turcs et de deux Suisses, mais ceci dans une dépêche très brève, où l’on oublie les passages du communiqué de la police (mais l’a-t-on lu?) indiquant que les individus en question agressaient les passants depuis un moment déjà et étaient en train de tabasser ensemble (à six) un homme à terre lorsque la police est arrivée sur les lieux. Et on invente que (les cinq personnes arrêtées) «se disputaient quand la police est intervenue»:

En effet, ni le communiqué de la police, ni la dépêche française usuelle, visiblement copiée telle quelle par les autres médias romands, n’omet de préciser que

Lors de l’arrivée d’une patrouille, six jeunes hommes étaient en train de frapper un homme à terre.

Moralité: si vous voulez être informé, en Suisse, apprenez l’allemand… Et ne comptez pas trop sur les médias romands pour vous ouvrir le rideau de röstis. En revanche, attendez-vous à en apprendre sur la Suisse romande en lisant certains journaux alémaniques, par exemple sur Genève, le bijou de la Confédération – en français dans le texte, car la Weltwoche a fait traduire l’intégralité de cet article.

UPDATE: En France, ce sont des bandes de plusieurs dizaines de «jeunes» que la police doit affronter:

Hier, des policiers se trouvaient vers 23 heures à la cité du Petit Bois quand ils ont été pris à partie par une trentaine de jeunes. Les forces de l’ordre se sont dégagées en tirant une grenade lacrymogène avant d’interpeller deux personnes. Il n’y a pas eu de blessés. Un peu plus tôt dans la soirée, trois personnes ont été blessées à la tête dans cette même cité au cours d’un affrontement entre une bande originaire de Houilles et une autre de Carrières-sur-Seine. Les victimes ont dû être hospitalisées.

Source: Devoir de Précaution

par joeblack publié dans : INVASION
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Dimanche 18 mai 2008

Bienvenue dans l’avenir de l’Europe. L’«infime minorité» de Musulmans extrémistes (et encore, ils ne font que vouer tous les politiciens non musulmans aux gémonies — dans un sondage, ils ne passeraient même pas pour des extrémistes…) est ici à l’oeuvre en Grande-Bretagne.

http://www.youtube.com/watch?v=8ZNx0xHe0p0

Un énergumène vocifère au haut-parleur, parmi une foule de Musulmans (vêtements traditionnels), que seuls des infidèles peuvent voter pour des infidèles (il utilise un terme arabe péjoratif), que les Musulmans ne votent que pour la chahada (il n’y a de dieu qu’Allah et Mahomet est son messager). Tous les politiciens infidèles sont voués à l’enfer. Qu’ils aillent tous en enfer. Etc. Un policier le prie de cesser en lui faisant observer qu’il commet là un délit (manifestation non autorisée, je suppose). Il s’obstine. Les policiers arrêtent sa voiture. Les occupants en descendent et, avec la foule, entourent les policiers (qui n’ont pas d’armes à feu) d’un air menaçant.

Ces fanatiques sont simplement habités par le message du Coran et l’exemple du prophète, qu’ils ont trouvé dans les textes qui accompagnent inévitablement toute présence du culte musulman. Ils font partie du paysage islamique normal.

 

par joeblack publié dans : INVASION
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Dimanche 18 mai 2008

Les viols à Oslo sont inquiétants depuis plusieurs années déjà. En l’an 2000, on y recensait 111 condamnations pour viol, dont 65% étaient le fait d’individus d’origine étrangère. En 2006, le personnel hospitalier parlait de doublement en dix ans. Et l’an dernier, ce total avait atteint 161 viols et 35 tentatives (196 cas, dont un grand nombre de viols en groupe), avec un pourcentage d’auteurs d’origine non norvégienne supérieur à 70%, alors que ces derniers composent quelque 20% des près de 700.000 habitants (Robert 2006) de la ville. Ces gens d’origine étrangère viennent essentiellement (larges communautés) des pays suivants: Pakistan, Sri Lanka,  ex-Yougoslavie, Vietnam, Philippines, Turquie, Somalie, Irak, Maroc.

Il vaut la peine de faire une comparaison avec la Suisse, qui offre des conditions de vie comparables, dans un milieu également européen et multilingue (Norvège: bokmal, nynorsk, anglais; Suisse: allemand, français, italien, romanche), compte dix fois plus d’habitants (7,5 millions) et un peu plus de 21% d’étrangers, mais d’origines différentes, plus européennes (dans l’ordre d’importance, en 2004: Italie, Serbie-Monténégro, Portugal, Allemagne,  Turquie, Espagne, France, Macédoine, Bosnie, Croatie, Autriche) et dont les nombres de viols recensés peuvent être consultés dans la statistique policière de la criminalité. J’indique ci-après le total des cas (viols + tentatives), le nombre commis par des auteurs identifiés et, parmi ceux-ci, le nombre, puis le pourcentage d’étrangers, de 2002 à 2006. Ce dernier pourcentage varie fortement (de 61,73% à 85,55%), car il contient un élément très aléatoire: il ne prend en compte que les cas élucidés.

2002: 484 cas, dont 372 élucidés, dont 254 commis par des étrangers (68,28%)
2003: 547 cas, dont 405 élucidés, dont 250 commis par des étrangers (61,73%)
2004: 573 cas, dont 404 élucidés, dont 259 commis par des étrangers (64,1%)
2005: 646 cas, dont 353 élucidés, dont 302 commis par des étrangers (85,55%)
2006: 639 cas, dont 486 élucidés, dont 309 commis par des étrangers (63,58%)

Il faut préciser ici que ces statistiques réunissent des indications peu harmonisées entre les différentes sources et ne peuvent guère indiquer valablement que des tendances très générales. Mais tout de même, entre 2002 et 2006, en cinq ans, le nombre de cas de viols en Suisse a progressé de 32% (alors que la population n’augmentait que de 2,6%), ce qui est alarmant, même si l’on considère qu’une partie de cette progression est à mettre au crédit d’une tendance accrue à signaler ces cas à la police. Il faut bien sûr aussi relever que le nombre total a connu un fléchissement entre 2005 et 2006, quoique cette évolution ne soit pas confirmée par l’évolution des cas élucidés. 

Mais si la Suisse devait atteindre le taux de viols de l’an dernier à Oslo (soit 28 cas par an et par 100.000 habitants), ce sont quelque 2100 viols qui y seraient perpétrés chaque année, soit plus de trois fois plus qu’aujourd’hui et plus de quatre fois plus qu’en 2002.

Pourquoi une fréquence de viols si élevée à Oslo? Plusieurs observateurs pointent l’Islam du doigt. L’an dernier, constatant que les étrangers étaient six fois plus souvent impliqués dans des affaires de viol que les Norvégiens et que l’origine musulmane semblait dominer parmi les violeurs, une commission chargée d’enquêter sur le problème proposa de faire intervenir les imams auprès de la population musulmane. Récemment des Musulmans norvégiens affirmèrent avec force que la fréquence des viols serait due au comportement insouciant ou provoquant des jeunes filles norvégiennes, par opposition aux Musulmanes. De fait, 80% des victimes de viol sont des femmes norvégiennes. Dans ce contexte, des analystes évoquent même une guerre mi-ethnique mi-religieuse des Musulmans

C’est que la religion islamique a de quoi inspirer des comportements de ce type. Pour violer une femme, il faut la mépriser et le Coran regorge littéralement de malédictions envers les gens qui n’ont pas leur foi (plus d’explications), ce qui incite certainement certains croyants musulmans à mépriser les femmes occidentales. Comme d’autre part, la religion islamique entérine la pratique de l’esclavage des non-croyants (jusqu’à en faire un pilier de son activité économique) et autorise le sexe avec les femmes esclaves, il est possible de s’attendre à ce que les gens qui puisent dans cette religion les bases de leur moralité y trouvent aussi des impulsions et une justification à traiter les femmes occidentales comme de purs objets sexuels.

par joeblack publié dans : Islam
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Dimanche 18 mai 2008

 
Une mosquée d'après le modèle allemand

Dans le quartier athénien d'Eleonas s'achève la construction d'une mosquée qui a fait débat pendant près de 30 ans. Le quotidien grec Ta Nea évoque l'organisation de la mosquée qui se base sur le modèle allemand. "Le modèle allemand demande aux enseignants de religion qu'ils enseignent le Coran en allemand. 'Nous aimerions que les prêches et la cérémonie soient effectués en grec', a indiqué un agent du ministère de l'Education. Il a ajouté que onze musulmans grecs avaient été envoyés aux frais du Ministère à La Mecque et à l'Université Al Azar du Caire, afin d'y suivre une formation d'imams. D'après son secrétaire général Nazin Resaa, l'Association des musulmans de Grèce a demandé à ce que l'imam soit diplômé de l'Université Al Azar. Cet élément a également été pris en compte par le ministère de l'Education grec, et doit permettre d'éviter d'employer un imam étranger."
par joeblack publié dans : Résistance
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Dimanche 18 mai 2008

Un film sur la presse en danger intéresse forcément les journalistes. Voilà pourquoi C'est dur d'être aimé par des cons , le documentaire sur le procès de Charlie Hebdo , traîné en justice par la Mosquée de Paris pour avoir reproduit les caricatures du prophète Mahomet, a fait un tabac. Daniel Leconte avait suivi l'affaire bien avant que les auditions ne commencent. Il est au coeur du système Charlie Hebdo , et a su pallier l'impossibilité de filmer le procès en réinterviewant les témoins convoqués par le journal satirique : François Bayrou, François Hollande, Claude Lanzmann, Elizabeth Badinter... Le casting est assez brillant, avec dans le rôle des avocats, Francis Spizner, l'avocat de Jacques Chirac, qui représentait la Mosquée, et Georges Kiejman, qui défendit Charlie Hebdo . Les bonnes questions sont posées. Pourquoi Charlie Hebdo fut-il traîné en justice et non France-Soir ou L'Express , qui, comme le déclare Denis Jeambar, reçut des pressions de Serge Dassault, alors propriétaire, pour ne pas publier ces dessins deux semaines avant le voyage du président Chirac en Arabie saoudite, où il l'accompagnait ? Conclusion de Jeambar: "Je lui avais dit, à Dassault, que ce n'était pas une bonne idée d'acheter L'Express ". Quelques mois plus tard, Dassault revendait l'hebdomadaire.
Quel fut le rôle exact de Chirac dans ce procès ? Comment fut-il abordé, avec ses enjeux sur la liberté de penser, par les différents candidats à l'élection ? Quels sont les rapports entre rire et démocratie ? Peut-on rire de tout en démocratie ? Où se situe la tradition française, qui ne punit pas le blasphème ? Où commence et où finit la peur ? Ce procès cibla, sans doute, en effet, ceux qui avaient osé ne pas avoir peur. Pour montrer, sans doute, que le combat, malgré la relaxe, n'est pas fini, Charlie Hebdo organise une conférence de presse, samedi midi, au Majestic. J'espère qu'ils parleront de ces autres journalistes des pays arabes qui ont vraiment payé cher leur soutien aux caricatures.
Un qui peut craindre pour sa vie, c'est, hélas, Roberto Saviano. Le jour (dimanche) de la projection de l'adaptation de sa passionnante enquête au royaume de la Mafia approche ( Gomorra ) et il a annulé toutes ses interviews et la montée des marches. L'attachée de presse m'a appris qu'un témoin contre la Mafia venait d'être assassiné. Saviano, toujours flanqué de ses deux gardes, participera quand même à la conférence de presse. Je me souviens de notre rencontre dans l'appartement de Gallimard, lors de la sortie de son essai. Je me souviens d'avoir été frappé par sa jeunesse, sa décontraction apparente, alors que ses deux gardes planquaient en bas dans la cour intérieure. Il n'avait plus de vie. ne savait plus quoi envisager pour son avenir. Son frère s'était exilé. Le récit qu'il m'a fait de son retour dans son village natal pour la présentation de son livre - volets fermés sur son passage, regards qui se détournaient, silence de mort - me reste encore très présent à l'esprit.
Un autre qui n'a pas peur du qu'en dira-t-on, c'est Thierry Fremaux, le délégué général du Festival. Venu sur scène pour présenter Le Sel de la mer , de la Palestinienne Annemarie Jacir, il est arrivé avec un keffieh sur les épaules. Il a eu la présence d'esprit de préciser qu'on venait de le lui offrir et qu'il ne pouvait pas refuser. "Maison" disait E.T. dans le film de Spielberg. "Maison", dit aussi l'héroïne palestinienne, née à Brooklyn, qui revient à Jaffa, pour récupérer l'habitation d'où fut chassé son grand-père en 1948. Quel est le droit au retour des Palestiniens de l'étranger ? Question jamais abordée et à laquelle Jacir répond clairement : "Selon les accords entre l'Autorité palestinienne et Israël, ce droit n'existe pas." Il y eut l'aliyah, le droit au retour pour les Juifs, fondamental pour la création et la consolidation d'Israël. Ce droit est dénié aux Palestiniens.
par joeblack publié dans : Résistance
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Dimanche 18 mai 2008


Jacques Vassieux nous relate:

"Le cimetière chrétien d'Annaba, en Algérie, a été profané mercredi dernier, selon le quotidien algérien "Liberté". C'est le gardien qui a découvert la profanation lors d'une ronde, le lendemain. Des croix et des statuettes brisées, des caveaux dégradés et un cercueil éventré tandis que des pots de fleurs ont été renversées, lorsqu'il n'étaient pas tout simplement brisés, cinq tombes datant de la première guerre mondiale ont aussi été saccagées. Le vice-président de l'association "In memoriam d'Annaba" qui agit pour la sauvegarde du cimetière, Bernard Gassiot, a porté plainte tout en précisant que cet acte est loin d'être isolé.

Le responsable de l'association déclare "(qu')en plus de l'effet dévastateur du temps sur de nombreux cimetières mal entretenus ou tout simplement abandonnés, on viole les sépultures chrétiennes et israélites pour voler les poignées des cercueils, le marbre des tombes ou encore des dents en or ou des bijoux" avant d'ajouter que les cimetières "sont devenus le lieu privilégié des amateurs de boissons alcoolisées et de drogues, si ce n'est d'autres actes licencieux".


Déjà en 2005, ce cimetière pillé, profané avait fait l'objet d'un long article dans el watan. Que fait l'État français?

Annaba, du temps de la France était la ville de Bône... ma ville natale. J'ai eu l'occasion de re visiter, en 1982, le cimetière où sont inhumés de nombreux membres de ma famille. C'était déjà la désolation. Tombes éventrées, souillées, cercueils brisés, inscriptions insultantes, ordures et déjections parsemées en divers endroits. La honte ! Et AUCUNE voix ne s'est jamais élevée pour dénoncer cette abjection. J'avais réussi à l'époque, malgré l'opposition du "gardien", à faire des photos et un petit film vidéo que je n'ai jamais osé, à mon retour, montrer à ma famille...

Et dire que l'on disait de ce cimetière, avant l'indépendance :
" Le cimetière de Bône, l'envie de mourir il te donne",tellement il était beau et propre...

J'ai la RAGE au ventre !"

 Moi aussi, Jacques...
JB.
par joeblack publié dans : racisme anti-blancs
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