mardi 20 mai 2008
Je suppose qu’à Riposte Laïque, vous n’aurez pas manqué de visionner la parodie de
débat qui opposait, ce dimanche 18 mai, Robert Redeker au plateau unanimement hostile de l’émission « On n’est pas couché ». J’ai, pour ma part, sagement attendu qu’il soit
disponible en ligne, tant il m’est difficile de frayer
avec la médiocrité globale de ce programme ; mais, passons...
J’en appelle à la vivacité de vos plumes, car, face à un tel
déferlement d’inculture, d’ignorance et d’islamogauchisme mêlés, on ne peut décemment pas rester stoïque. Il serait tentant de se livrer à une analyse complète des propos qui se sont tenus, si la
tâche ne s’avérait aussi colossale : les violentes inepties qui sortaient de la bouche de l’accusation abondaient à tel point, qu’on se demandait finalement à quel moment la garde policière
de Redeker interviendrait pour le sauver de ce lynchage en règle.
Car, en matière de flics, je crois qu’on peut l’affirmer, on a été
servis. Face à Redeker, la brigade des flics de la pensée a cogné dur, avec autant d’arguments branlants et fallacieux en guise de coups de matraque.
J’emploie d’ailleurs le mot argument à tort : il n’a été question
que de passions. Comme toujours, la compassion larmoyante a fait office de dialectique. Point d’échanges de vues, point d’érudition, point de références, point de dialogue, enfin. Le tribunal de
la connerie bien pensante a jeté l’anathème sur l’homme solitaire dans sa rébellion, le désignant comme seul responsable, comme seul coupable, devrais-je dire, de l’inquiétude montante de
l’Occident face à l’islam. Un message fort à destination des islamistes : nous sommes prêts à vous laisser le champ libre sans broncher, tant que vous ne flinguez que les crypto-fascistes
qui osent s’exprimer dans les journaux de droite contre votre idéologie totalitaire.
Car ce dimanche, mis à part Zemmour, il n’y avait, sur le plateau de
cette émission, qu’une bande hétéroclite d’alliés de l’islamisme. Des "idiots utiles", selon la formule consacrée. Des égarés de la tolérance estampillée Jack Lang, ouverts à toute dérive
barbare, pourvu qu’elle ait son lot d’exotisme.
Pascale Clark, d’un autre temps : « on ne peut pas critiquer
une religion qu’il y a tout plein de gens qui y croient ». Ah, bon ? Merci, Pascale. Merci pour cet argument ô combien pertinent. Merci pour la libre-pensée, merci pour nos enfants.
Merci pour le devoir de vigilance à l’égard des fascismes de demain.
Metayer, inexistant, annone : « On peut pas, on peut pas,
c’est pas bien », avec force mouvements des mains pour bien convaincre le téléspectateur de la légitimité de son indignation.
Boringer et son pathétique plaidoyer sur « ce vieux musulman du
bled que je respecte infiniment et qui pourrait se sentir choqué et heu... et heu... heu... ». Merci, Richard. Tu fais bien de l’évoquer, le vieux musulman du bled, parce qu’il est de
notoriété publique qu’il lit Le Figaro, et ça, faudrait voir à pas l’oublier, attention, ma bonne dame, sinon racisme, HALDE et compagnie. Mais Richard, tu oublies que le vieux musulman
du bled, la plupart du temps, c’est son gouvernement islamique qui lui interdit la lecture des journaux de son propre pays. Et encore, quand il a eu la chance d’aller à l’école pour apprendre à
lire...
Naulleau, enfin. Misère. Ce n’est pourtant pas un imbécile, loin s’en
faut. Et pourtant, le voilà qui dégaine l’intégralité de l’arsenal rhétorique islamiste. Un formidable « quand vous insultez l’islam, vous insultez deux milliards de personnes », qui
identifie tranquillement un peuple à une idéologie, comme si l’islam était une race. Une mise en cause de l’islamogauchisme on ne peut plus malhonnête : « On est cernés par 500 mecs,
c’est ça ? », qui prouve bien son ignorance en la matière, tant les collusions entre extrême gauche politique et extrême droite musulmane sont connues, prouvées et dénoncées en France
aujourd’hui. Et pour finir un « mais le monde musulman, la terre de l’islam, c’est quoi ? Ça ne veut rien dire ! », qui donne furieusement envie de lui jeter au visage le
livre d’Hamid Zanaz, "Réformer l’islam ?" en lui conseillant de s’informer un peu avant de dire des âneries.
La route est encore longue. J’en prends conscience, à la vue de ces
défenseurs de la liberté, servant la soupe à l’islam politique en reprenant à leur compte l’argumentaire victimaire des islamistes les plus fanatiques de la planète. Et tout ça sous les
applaudissements nourris du public.
J’espère que vous écrirez quelque chose
là-dessus.
Continuez.
Léo Pauchet