Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN
Le groupuscule qui s’intitule « Mouvement des Indigènes de la République » organise, le 8 mai prochain, une « marche contre la république raciste et coloniale », afin de « dénoncer les crimes coloniaux », de « célébrer la grande victoire du peuple vietnamien à Dien Bien Phû », etc.
Pour l’honneur de la France et des Français, les pouvoirs publics se doivent d’interdire une telle manifestation qui blesse de façon si odieuse le sentiment national au point d’exalter les ennemis de la France.
Houria Bouteldja, la porte-parole du mouvement, est cette personne qui veut « dénationaliser l’histoire de France » et « faire exploser » l’identité française, et qui appelle « souchiens » les « Blancs » qu’elle veut « rééduquer ».
Puisqu’il y a un ministère de l’identité nationale, on attend qu’il défende cette identité et notre mémoire nationale, et l’on attend aussi que le gouvernement rende justice aux anciens combattants d’Indochine et de la Coloniale ignoblement insultés par ces furieux.
Houria Bouteldja
Info:
Houria Bouteldja participe en 2003 à la fondation du collectif féministe les Blédardes, en réaction au collectif Ni putes ni soumises. Au sein d'un autre collectif, Une école pour tous et toutes, elle s'oppose à la loi sur les signes religieux à l'école, considérant l'interdiction du port du voile comme une pratique « néo-coloniale[2] », voire comme une nouvelle « Affaire Dreyfus » [3].
Elle est à l'initiative de l'Appel des indigènes de la république paru en janvier 2005 et est porte-parole du mouvement des Indigènes de la République où elle poursuit son action contre ce qu’elle nomme le « continuum colonial » qui serait une persistance, plus ou moins inconsciente, d'une ségrégation spécifique, conséquence de l'« ordre colonial ancien ».
Elle se fait connaître du grand public français par sa dénonciation virulente de l'islamophobie dont seraient victimes les Français de confession musulmane issus de l'immigration d'Afrique du Nord et d'Afrique noire.
En 2006, dans un pamphlet intitulé Les habits neufs du Doriotisme, elle dénonce ce qu'elle considère comme les « inclinaisons nationales-populistes d'un certain nombre d’acteurs de la gauche française », notamment au sein de la rédaction de Charlie hebdo.
Polémique liée à l'utilisation du terme « souchien » [modifier]
Invitée régulière de l'émission de télévision Ce soir (ou jamais !) diffusée sur France 3, qualifie Alain Finkielkraut de « sioniste » et faisant usage du néologisme « souchien » pour désigner les « Français de souche », les « blancs » :
- « On met toujours la focale sur les quartiers populaires [...] en déficit de connaissance, de conscience politique, il faut les éduquer, etc. et on occulte complètement le reste de la société et ses privilèges [...] et moi, j'ai envie de dire : c'est le reste de la société qu'il faut éduquer, [...] c'est le reste de la société occidentale... enfin de ce qu'on appelle, nous, les "souchiens" - parce qu'il faut bien leur donner un nom -, les "blancs", à qui il faut inculquer l'histoire de l'esclavage, de la colonisation... [...] la question de l'identité nationale, elle doit être partagée par tout le monde et c'est là qu'il y a un déficit de connaissances. »
L'hebdomadaire Marianne réagira à cette déclaration dans un article intitulé « Une petite leçon de racisme », comparant ces propos aux écarts verbaux de Jean-Marie Le Pen. Houria Bouteldja réfute ces accusations estimant désigner « de façon humoristique d’hypothétiques Français de souche[9] ».
Dans la même émission, elle considère la nomination de Fadela Amara, présidente de l'association Ni putes ni soumises, au secrétariat d'État à la Politique de la Ville comme une « promotion à l'islamophobie et au racisme ».
Joeblack
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