Samedi 5 juillet 2008

Le chef de la magistrature d'Angleterre relance la polémique sur l'application des règles coraniques.

La controverse sur l'application de la loi islamique au Royaume-Uni a été relancée jeudi soir par le plus haut juge du royaume, lord Phillips of Worth Matravers. Le chef de la magistrature d'Angleterre et du pays de Galles a défendu le droit pour des musulmans vivant en Grande-Bretagne de régler des affaires privées selon les règles de la charia.

Ses propos tenus devant une assemblée de centaines de musulmans dans l'est de Londres, faisaient largement écho à ceux tenus en février par Rowan Williams, l'archevêque de Cantorbéry.

Ce n'est pas un hasard, puisque c'est lord Phillips qui organisait la conférence pendant laquelle le primat de l'Église anglicane avait exprimé les idées qui lui ont valu de très nombreuses critiques. Mais contrairement à ce dernier, qui a admis après coup qu'il avait manqué de clarté pour exprimer ses idées, le discours de lord Phillips a été dénué de toute ambiguïté. Ce qui n'empêche pas que ses idées restent très polémiques. D'autant plus que l'islam est mal vu par une partie de la population depuis les attentats londoniens du 7 juillet 2005.

«Il n'y a pas de raisons pour lesquelles les principes de la charia, ou de tout autre code religieux, ne pourraient pas être le fondement d'une médiation ou d'autres formes alternatives de résolution des conflits», a affirmé lord Phillips, tout en insistant sur le fait que les règles coraniques appliquées ne devaient pas être contraires aux lois anglaises. En cas de désaccords entre les parties, ce serait au droit anglais de trancher. «Jusqu'ici, selon la loi, ceux qui vivent dans ce pays sont gouvernés par la loi d'Angleterre et du pays de Galles et soumis à la juridiction» de leurs tribunaux, a-t-il rappelé.

Tribunaux islamiques officieux

Les exemples d'application cités par lord Phillips sont les accords de mariage, les affaires familiales et certains arrangements financiers. Ce dernier point n'est en tout cas plus du tout controversé, puisque le ministère britannique des Finances autorise, depuis 2002, les fonds islamiques. Londres est devenue une place mondiale pour ces systèmes financiers obéissant aux contraintes de la charia, qui interdit l'usure et ne permet pas d'investir dans des sociétés impliquées dans la pornographie, l'alcool, le tabac et les jeux d'argent.

Les musulmans britanniques n'ont d'ailleurs pas attendu Rowan Williams et lord Phillips pour appliquer certaines règles coraniques. Il existe déjà une dizaine de tribunaux islamiques officieux, dans des mosquées ou des centres d'enseignement de l'islam, qui règlent des affaires familiales. Ces petites structures n'ont aucune reconnaissance légale. «La loi nous autorise à utiliser n'importe quelle tierce partie pour une médiation, précise à la BBC Inayat Bunglawala, membre du conseil musulman de Grande-Bretagne. C'est pour cela que nous faisons appel à des conseils islamiques. Ce sont des arrangements volontaires.» Lors de la polémique lancée par l'archevêque de Cantorbéry, tous les partis politiques s'étaient opposés à l'idée de l'application des lois islamiques, de peur de créer un système judiciaire à deux vitesses, contraire au principe d'universalité du droit.

par joeblack publié dans : dhimmitude
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Samedi 5 juillet 2008

L'Élysée avalise un nouveau compromis sur la Turquie

Échaudé par le rejet du précédent compromis sur l'adhésion de la Turquie à l'UE mercredi, en commission des lois, Patrick Devedjian reste prudent, mais pense désormais qu'«un accord est en vue sur la question turque au sein de la majorité». Nicolas Sarkozy a en effet approuvé l'amendement que lui a soumis vendredi le secrétaire général de l'UMP. Le président l'a reçu à l'Élysée dans la matinée avec trois autres représentants du front «anti-turc» de l'Assemblée, Frédéric Lefebvre, Philippe Vitel et Claude Bodin.

Ensemble, ils ont mis la dernière main à un dispositif qui maintient l'obligation pour le chef de l'État de soumettre à référendum toute nouvelle adhésion à l'Union européenne, sauf si l'Assemblée et le Sénat lui demandent conjointement de saisir le Congrès. L'entrée du nouvel impétrant dans l'UE devra alors être approuvée par les parlementaires français à la majorité des trois cinquièmes. Cette solution, qui avait aussi été préconisée par le président du groupe UMP de l'Assemblée, Jean-François Copé, reçu jeudi soir à l'Élysée, garantit la pérennité du «verrou turc» sans que les autorités d'Ankara puissent s'en offusquer. Le référendum reste, en théorie, la règle pour tout candidat à l'UE, mais en pratique, les pays dont l'adhésion ne pose pas de problème en seront dispensés.

Détermination

Cet amendement sera soumis à l'Assemblée mardi, lors de la reprise de l'examen en séance plénière du projet de révision constitutionnelle. Pour Patrick Devedjian, «les élus de la majorité qui faisaient du règlement de la question turque une condition de leur vote devront prendre leurs responsabilités». L'avertissement vise notamment Jean-Luc Warsmann, qui avait convaincu la commission des lois de rejeter le précédent compromis. Le député des Ardennes s'était prévalu de l'aval de l'exécutif auprès de ses collègues pour parvenir à ses fins. À l'Élysée comme à Matignon, on assurait hier que Warsmann a agi de sa propre initiative.

En reprenant en main un dossier qui avait été géré ces dernières semaines par François Fillon, Nicolas Sarkozy montre une nouvelle fois sa détermination à défendre son projet de modernisation des institutions jusqu'au bout, c'est-à-dire jusqu'au Congrès, qui doit toujours se réunir à Versailles le 21 juillet.

Un référendum, je n'y crois pas du tout...
JB.

par joeblack publié dans : INVASION
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Samedi 5 juillet 2008


Vendredi 4 juin 2008

A la sortie du café le Mokador, à Vichy, un ressortissant étranger d'une quarantaine d'années, Abdallah Ben Othman, a tiré sans raison apparente avec un fusil de chasse sur une serveuse et l'a tuée. Il a ensuite blessé un policier avant de se retrancher dans un hotel meublé où il a été abattu par le GIPN. Officiellement, les raisons de son geste sont inconnues.
 
 
par joeblack publié dans : racisme anti-blancs
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Samedi 5 juillet 2008

ISLAMABAD - Des centaines de personnes ont manifesté vendredi dans le calme à Islamabad pour marquer leur réprobation pour le premier anniversaire de l'assaut par l'armée pakistanaise de la Mosquée rouge, dans laquelle s'étaient retranchés des centaines de militants islamistes armés.

Brandissant des drapeaux noirs barrés des deux sabres croisés, signe de ralliement de plusieurs groupes et partis fondamentalistes, quelque 700 manifestants se sont rassemblés devant la mosquée --repeinte en beige par les autorités après le drame--, après la grande prière du vendredi, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le siège de la Mosquée rouge, à partir du 3 juillet 2007, puis l'assaut les 10 et 11, avaient été suivis immédiatement par une très nette intensification d'une campagne d'attentats suicide sans précédent qui a fait quelque 1.100 morts dans tout le pays en un peu plus d'un an.

Les numéro deux, puis un, d'Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri et Oussama Ben Laden, avaient eux-mêmes pris le prétexte du drame de la Mosquée rouge, en plein coeur de la capitale pakistanaise, pour décréter le jihad, la "guerre sainte", contre le régime du président Pervez Musharraf, allié-clé de Washington dans sa "guerre contre le terrorisme".

Plus de 100 personnes retranchées dans le lieu de culte, dont des femmes, avaient péri dans le siège et l'assaut par l'armée et la police et l'armée y avait mis au jour un véritable arsenal à l'issu de l'opération.

Depuis plusieurs mois, les militants islamistes radicaux de la Mosquée rouge multipliaient les provocations en plein coeur d'Islamabad: expéditions punitives contre des boutiques vendant des produits jugés anti-islamiques, bastonnades, enlèvements de prétendues "prostituées" et même de policiers. Le gouvernement avait finalement décidé de réagir en assiégeant la mosquée.

"Pendez Musharraf", "Musharraf est un assassin", "les amis des Américains sont des traitres", scandait la foule vendredi, devant des centaines de policiers en tenue anti-émeute et munis de bâtons, qui bouclaient le quartier de la mosquée. La manifestation s'est ensuite dispersée dans le calme.

par joeblack publié dans : terrorisme
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