Samedi 26 avril 2008

Selon Le Matin, l’Anti Defamation League (ADL) publie dès demain les annonces ci-dessus:

Les annonces interpellent directement la chef du DFAE, Micheline Calmy-Rey: «Madame, quand vous financez un Etat terroriste, vous financez le terrorisme.» Les pubs paraîtront notamment dans le «Wall Street Journal», le «Herald Tribune» et le «New York Times» ainsi que dans plusieurs médias suisses.

Réflexions:
La Suisse n’a pas besoin de ce gaz - elle a déjà
trois autres fournisseurs (Europe du Nord, Algérie et Russie) et comme ses besoins en gaz ne représentent qu’un malheureux % des besoins européens, elle n’a guère de soucis d’approvisionnement crédibles. D’autant plus que la majeure partie de ce gaz iranien acheté par la Suisse doit être consommée en Italie. Certains disent même qu’aucune molécule de ce gaz ne parviendra aux consommateurs suisses.
Mme Calmy-Rey peut donc seulement se vanter d’avoir fait une excellente affaire, car le gaz iranien est
très bon marché. Mais faut-il vraiment se réjouir de faire une si bonne affaire avec un État non démocratique qui brade ses ressources nationales non renouvelables, même en oubliant qu’il le fait pour entretenir un effort de guerre terroriste et d’armement nucléaire? En fait, en plus de soutenir financièrement un régime théocratique agressif, la Suisse et les entreprises impliquées ne pillent-elles pas ainsi les richesses naturelles qui, dans un monde normal, devraient profiter à la population iranienne?
On estime que l’Iran vend son gaz à peu près
dix fois moins cher que la Russie. Le contrat en question ici pourrait donc produire un manque à gagner en Iran et un bénéfice excédentaire en Suisse de l’ordre de plusieurs dizaines de milliards d’euros. À qui exactement profite cet argent si facile?

Source: PRECAUTION


















par joeblack publié dans : dhimmitude
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Samedi 26 avril 2008

L’élimination totale de la corruption du monde

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad visite les installations d’enrichissement de Natanz. Jeudi 10 avril 2008

A Natanz, où le gouvernement iranien veut installer 
6000 nouvelles centrifugeuses, Ahmadinejad a déclaré
ce matin que

"Le peuple iranien n’abandonnera pas ses efforts avant l’élimination totale de la direction corrompue du monde et les ennemis doivent savoir que les sanctions, les menaces et les pressions politiques et économiques ne pourront pas faire reculer l’Iran. "



L’analyse de nouvelles images satellite indique que l’Iran développe des missiles balistiques d’une portée de 6000 kilomètres (de quoi atteindre n’importe quelle cible en Europe). Ils devraient être opérationnels d’ici 2013.
par joeblack publié dans : INVASION
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Samedi 26 avril 2008

Entrevue avec le directeur du Center for the Study of Political Islam

vendredi 25 avril 2008, par Annie Lessard, Marc Lebuis


Le mot dhimmi a deux significations - un infidèle soumis et humilié vivant dans un pays islamique. Et les apologistes de l’islam, comme les journalistes et les universitaires. Le premier dhimmi doit être pris en pitié et aidé, l’autre doit être éduqué. La civilisation islamique s’oppose à la nôtre sur tout, l’art, la politique, le sexe, l’éducation, les médias, la liberté d’expression, l’éthique, la logique, la famille et les divertissements. L’islam anéantira inévitablement notre civilisation. L’éducation du dhimmi apologiste est la clé pour vaincre l’islam.

Traduction de The Two Kinds of Dhimmis, interview de Bill Warner par Jamie Glazov, FrontPageMagazine.com, le 23 avril 2008. Bill Warner est le directeur du Center for the Study of Political Islam (CSPI) et porte-parole de PoliticalIslam.com.

Nous avions déjà publié une entrevue avec Bill Warner : lisez Djihad civilisationnel : entrevue avec le directeur du Center for the Study of Political Islam.

Les deux types de dhimmis

FP : Bill Warner, bienvenue à Frontpage Interview.

Warner : Jamie, je vous remercie de m’avoir invité.

FP : Aujourd’hui, je voudrais aborder la question des dhimmis. Commençons par ceci : qui sont les dhimmis ? Et quels sont les différents types de dhimmis ?

Warner : Les dhimmis ont commencé avec Mahomet. Il était le maître suprême dans l’art de soumettre les autres à sa volonté. Mahomet a eu l’intuition de la psyché humaine que tous les êtres humains ont une prédisposition génétique à se soumettre à la volonté du groupe et des individus de rang supérieur.

Nous aimons nous voir comme des personnes qui peuvent prendre des décisions et les exécuter librement. L’intuition de Mahomet concernait le côté soumis de l’être humain. Pour survivre en tant que civilisation, nous devons permettre à d’autres de dicter notre conduite dans une certaine mesure. A titre d’exemple, nous nous soumettons tous à l’idée d’arrêter notre voiture au feu rouge. Nous nous soumettons aux règles de la société. Nous ne sommes pas complètement libres, nous sommes un membre de la société. Si nous n’avions pas ce « paquet » de gènes, nous ne pourrions pas survivre en tant qu’espèce. Nous devons être capables de travailler ensemble. Il n’existe aucun moyen de survivre seul.

En bref, tous les humains ont un gène bêta, un gène de soumission qui fait partie de notre ADN. Mais un bêta a besoin d’un alpha. Mahomet était l’ultime mâle alpha.

Les chefs religieux et les philosophes précédents ont approché l’humanité avec l’idée de libérer l’individu de la peur. Mahomet n’a pas cherché à libérer l’humanité, mais à faire de l’humanité un esclave d’Allah, le dieu de la peur. Il a donc « révélé » l’ultime alpha - Allah. Avec Allah, tous les humains s’accomplissent en étant esclaves d’Allah. Mais comme Mahomet était le seul « prophète » d’Allah, obéir à Allah était obéir à Mahomet. L’Islam est la soumission à Allah/Mahomet.

Dans sa première phase à La Mecque, Mahomet a seulement parlé de l’esclavage religieux envers Allah/Mahomet. Le Coran promet le recours à la violence en enfer après la mort. 67% du texte du Coran de la Mecque est consacré à la façon dont les kafirs (infidèles) doivent se soumettre à Allah/Mahomet.

Ensuite, à Médine, le message de Mahomet est devenu politique et d’une violence sans bornes envers les infidèles. Mahomet a forcé tous les Juifs de Médine à se soumettre à lui par le vol, le meurtre, la guerre, les assassinats, les viols, la torture, les exécutions, l’exil et l’esclavage.

Après avoir soumis l’ensemble des kafirs à Médine, Mahomet a attaqué les Juifs de Khaybar. À ce moment, il s’est rendu compte qu’il pourrait faire plus d’argent avec un kafir vivant que mort. Les kafirs peuvent être asservis, mais l’option de l’esclavage a un désavantage. Les esclaves doivent être gérés et être à portée de main. Mahomet a donc créé le statut de dhimmi. Le dhimmi accepte de vivre dans un monde qui est dominé par l’islam dans tous les domaines publics. Un dhimmi n’est libre de l’islam que dans sa propre maison. Tout dans l’espace public est islamique ; le droit, les coutumes, l’art, l’éducation, les médias, le gouvernement et la parole. En outre, le dhimmi doit payer une taxe à l’islam appelée l’impôt jizya. À Khaybar, la jizya était de 50%.

La technique psychologique clé est l’humiliation du dhimmi par tous les moyens possibles. En effet, le dhimmi est à mi-chemin entre la liberté et l’esclavage, il est un semi-esclave.

La structure du pouvoir de Mahomet était complétée. Sa première division de l’humanité était entre croyants/kafirs. Puis il a raffiné les kafirs en dhimmis et esclaves. L’humanité est devenue divisée en musulmans, kafirs-esclaves, kafirs-dhimmis, et kafirs.

Alors que la conquête islamique s’étendait sur les kafirs, la dhimminitude était l’outil de soumission parfait. Après que l’islam a conquis un pays, par exemple l’Égypte, les musulmans étaient les chefs de meute dans la politique, mais les chrétiens pouvaient garder leur religion. Toutefois, ils devaient vivre sans protection juridique ou droits civiques. Tous l’espace public était islamique. Les dhimmis pouvaient être insultés et maltraités et n’avaient aucun recours. Ils devaient payer l’impôt jizya. Les dhimmis étaient les bovins sur le ranch islamique, mais ils pouvaient fréquenter leur église ou synagogue.

FP : Qu’est-il arrivé aux dhimmis dans ces conditions ?

Warner : les insultes, les humiliations et les taxes les ont brisés. Au fil du temps, les dhimmis se sont convertis à l’islam. C’était plus facile d’éviter toute cette douleur et de devenir musulman.

Au 20e siècle, l’islam est devenu tellement faible que le plein statut de dhimmi a été abandonné. Mais si vous rencontrez des chrétiens du Moyen-Orient aujourd’hui, vous constaterez que les siècles de dhimmitude ont produit, dans de nombreux cas, une personnalité semblable à celle d’une femme battue. Il est très triste de voir à quel point une personnalité peut devenir soumise.

Il y a un autre type de dhimmis – des kafirs qui deviennent apologistes de l’islam, le craignent et le considèrent avec déférence. Nous avons donc deux types de dhimmis - les dhimmis subjugués qui sont sous le pouvoir politique de l’islam et les dhimmis apologistes qui cherchent les faveurs islamiques.

Je vois, deux types de dhimmis.

Warner : Exactement, le mot dhimmi a deux significations différentes - un dhimmi soumis est persécuté et l’apologiste dhimmi aide le persécuteur. Le contexte détermine de quel type de dhimmi nous parlons. Le premier type de dhimmi doit être pris en pitié et aidé, l’autre type de dhimmi doit être éduqué. Mais le dhimmi apologiste est la clé pour vaincre l’islam.

Notre civilisation est attaquée par l’islam politique. L’islam a l’intention de faire de ce pays ce qu’il a fait dans tous les pays qu’il a envahis - anéantir notre civilisation. Cet anéantissement est le but de l’islam politique pour une simple raison. L’annihilation est le processus de l’islamisation. Nous devons comprendre que l’islam est une civilisation totalement distincte de la nôtre. La civilisation de l’islam est l’antithèse de tout dans notre civilisation. A titre d’exemple, la Règle d’or est au cœur de notre système éthique, qui est un système unitaire. Nous avons un seul ensemble de règles éthiques pour tous les groupes possibles. L’éthique islamique est dualiste. L’islam a un ensemble de règles pour les musulmans et un autre pour les kafirs.

La logique kafir est fondée sur la loi aristotélicienne de non-contradiction. Si deux choses se contredisent, alors au moins une d’entre elles doit être fausse. La logique islamique est dualiste. Le Coran établit la logique de l’islam. Le Coran de la Mecque est en contradiction avec le Coran de Médine, mais puisque les deux Corans sont parfaits, les deux parties de la contradiction sont vraies. La logique dualiste permet à deux « faits » contradictoires d’être vrais en même temps. La logique islamique est construite sur la contradiction.

Allah est le dieu de la dualité et de la soumission. La civilisation islamique est basée sur les principes de la dualité et de la soumission. Notre civilisation est fondée sur les principes de l’unité éthique et de la logique unitaire.

FP : ok, alors nos civilisations sont complètement différentes. Nous n’avons rien en commun et nos valeurs de base sont complètement opposées.

Warner : Jamie, ceci pourrait sembler une déclaration extrême, mais je suis honnêtement incapable de trouver une question sur laquelle l’islam et la culture kafir sont en accord.

Pas une seule.

Nous n’avons rien en commun. Puisque la civilisation islamique s’oppose à la nôtre sur toutes les questions, l’art, la politique, le sexe, l’éducation, les médias, la liberté d’expression, l’éthique, la logique, la famille et les divertissements, il est inévitable que le changement anéantirait notre civilisation.

Mahomet a accepté un compromis avec le kafirs une fois dans le tristement célèbre verset satanique quand il a accepté la prière et les dieux tribaux arabes. La Sira documente que l’acte de compromis a été la plus grosse erreur qu’il ait jamais faite. Après cela, Mahomet n’a jamais conclu d’entente avec les kafirs et n’a jamais, plus jamais fait de compromis. La soumission totale – l’annihilation - était la façon de faire de Mahomet.

Il n’est pas de compromis heureux qui puisse être élaboré avec l’islam. Ce n’est pas parce que nous sommes intolérants, insensibles ou stupides. A titre d’exemple, le mot kafir est le pire mot dans le langage humain. Il n’y a pas un seul aspect positif ou neutre au kafir. Allah aime les musulmans et hait les kafirs. Quel est le compromis qui permettra aux kafirs et aux musulmans de vivre ensemble en harmonie ?

FP : Compris. Alors, qui sont nos ennemis ?

Warner : Nous avons deux ennemis idéologiques – l’ennemi éloigné, l’islam - et l’ennemi proche, les dhimmis apologistes. Les dhimmis apologistes prêchent qu’un compromis existe.

Maintenant réfléchissez à la façon dont l’ennemi proche travaille. C’est l’islam qui exige que les musulmans écrivent l’histoire « officielle » de l’Islam qui sera enseignée dans les écoles kafirs. Mais c’est un comité sur les manuels scolaires formé de dhimmis ignorants qui disent : « Oui, seuls les musulmans peuvent écrire la version officielle ».

Donc, nos cours d’histoire ne rapportent jamais la catastrophe de la perte de la culture kafir en Afrique du Nord, au Moyen-Orient, en Turquie et en Hindustan. Ce sont des dhimmis qui dirigent les départements d’histoire, d’ études islamiques et du Moyen-Orient qui passent des mensonges comme étant la vérité. C’est un gouvernement américain dhimmi qui a décidé de baser l’ensemble de ses politiques sur ce que disent les imams. L’islam frappe à la porte et nous le laissons entrer. Les conseils scolaires, les comités sur les manuels scolaires, les conseils de zonage, les politiciens, les éducateurs, les journalistes et les médias donnent à l’islam tout ce qu’il veut pour être perçus comme tolérants.

Les dhimmis facilitent toutes les demandes islamiques sur notre civilisation. Les dhimmis aident et encouragent l’application de la charia pouce par pouce. Nous sommes en train de perdre la guerre d’annihilation à cause des dhimmis, pas des musulmans. Ce n’est pas que l’islam soit si fort, mais que nous sommes si faibles. Nous sommes faibles parce que nous sommes ignorants.

Qui connaissez-vous - un homme politique, un professeur, un ministre, un rabbin, un artiste - qui a pris connaissance de la Sira (la vie de Mahomet) ou du Coran ? Les chefs du FBI, de l’armée et de la CIA n’ont jamais donné la moindre indication qu’ils comprennent la doctrine ou l’histoire de l’islam politique. Tous ces kafirs sont des dhimmis parce qu’ils ne connaissent pas l’islam.

Le manière de gagner la guerre d’annihilation est d’attaquer l’ennemi proche, les dhimmis. Ne vous attaquez pas aux musulmans. Cela ne sert à rien.

FP : Alors quelle est la meilleure façon de réveiller les dhimmis, ou, s’ils refusent de se réveiller, de les vaincre ? Parlez-nous un peu de grandes stratégies.

Warner : La clé pour réveiller les dhimmis est composée de deux types de connaissances – l’histoire et la doctrine. Nos dhimmis souffrent de vouloir faire la bonne chose et ils pensent que la meilleure chose est d’aider la victime. Et l’islam prétend toujours être la victime. Les dhimmis adorent une bonne histoire de victime.

Nous devons raconter l’histoire des véritables victimes - les dhimmis assujettis, les Arabes chrétiens, les égyptiens coptes, les Arméniens, les esclaves africains, les hindous, et les autres. Nous devons parler de ces victimes à nos dhimmis apologistes, leur raconteer l’histoire que j’appelle Les larmes du djihad.

L’esprit historique occidental est schizophrène. Nous avons une énorme histoire manquante. Le problème n’est pas ce qui manque, le problème est que nous ne savons même pas ce qui est manquant. J’aime demander aux chrétiens fervents, « Qu’est-il arrivé aux sept églises d’Asie mentionnées dans le livre de l’Apocalypse ? » La plupart des chrétiens ne savent pas comment l’Anatolie grecque chrétienne est devenue la Turquie islamique. Les bouddhistes ne savent pas comment l’Afghanistan est devenu l’épicentre du bouddhisme Ghandarvian. Les Juifs sont dans le déni de leur rôle comme dhimmis dans l’histoire islamique médiévale. L’Afrique du Nord était grecque et romaine. Comment est-elle devenue islamique ?

Ils sont tous devenus islamiques par une invasion où les kafirs sont devenus des dhimmis assujettis. Au cours des siècles suivants, tous les dhimmis se sont convertis. Le dhimmi est un point à mi-chemin de la soumission à l’islam.

Toutes ces civilisations ont été anéanties. C’est le but et l’histoire de l’islam d’annihiler toute culture kafir. Mais l’énorme tragédie est que l’histoire a aussi été anéantie. Nous ne savons même pas que cette histoire existe, peu importe ce qu’elle est. Presque aucun kafir réfère à cette non-histoire de l’anéantissement.

Quelle est l’importance de cette non-histoire de l’anéantissement ? Le nombre total de ceux qu’on a tués sur une période de 1400 ans est d’environ 270 millions. C’est la plus grande source unique de morts dans l’histoire du monde. L’histoire de ces 270 millions de morts est celle des Larmes du djihad. Toutes ces personnes ont été tuées pour une seule raison : elles étaient des kafirs.

FP : Il s’agissait d’anéantissement civilisationnel, non ?

Warner : Oui, et c’était un processus en deux étapes. Le djihad écrasait la structure politique des kafirs et réduisait les autochtones au statut de dhimmis. Des siècles plus tard, la culture kafir était anéantie parce que les dhimmis finissent toujours par se soumettre avec le temps. La dhimmitude est un état temporaire qui mène à la soumission.

Nous devons apprendre l’histoire des Larmes du djihad et la présenter à notre culture dhimmi. Parce que ce n’est pas seulement que nos dirigeants sont des dhimmis, mais avec l’aide des médias et de l’éducation, notre culture au complet a été « dhimmifiée ». L’histoire des dhimmis qui ont été assujettis doit donc être enseignée.

C’est un problème majeur parce que l’histoire des Larmes du djihad a été supprimée. La suppression n’a pas eu lieu à cause d’une cabale de la gauche ou de la droite, mais en raison de notre propre révulsion envers l’histoire. L’histoire du djihad et de la dhimmitude est tellement honteuse et humiliante que nous ne voulons pas savoir. Les kafirs ont tout perdu de leur culture. La langue, l’art, les coutumes, les noms, la littérature, les systèmes juridiques, l’histoire… tout. Lorsque vous allez en Égypte, où est la civilisation vivante des pharaons ? Lorsque vous allez en Afrique du Nord, qu’est-il arrivé aux civilisations grecques, romaines et chrétiennes ? Annihilées.

Mais il y a des morceaux des anciennes cultures kafirs détruites que l’on peut trouver, si vous cherchez. Mais vous ne trouverez pas cette histoire dans les universités. Les universités enseignent le beau mensonge de la glorieuse conquête de l’islam et de l’Âge d’or qui a suivi.

Nous n’enseignons pas cette histoire honteuse et humiliante des morts des Larmes du djihad pour une autre raison. Si nous comprenons le passé, alors nous comprenons que ça se passe aujourd’hui. Nous ne voulons pas de le savoir parce que cela signifierait que nous devons faire quelque chose. Nous sommes comme l’homme qui soupçonne que sa femme le trompe mais qui ne veut pas savoir parce que s’il savait, il devrait agir. L’ignorance est une raison suffisante pour ne rien faire.

Mais nous devons enseigner aux dhimmis apologistes l’histoire des dhimmis soumis. La brutalité de la dhimmitude est trop importante pour la rejeter. Les 270 millions de morts sont trop nombreux à ignorer. Et ce qui est pire, 210 millions de ces morts étaient des « gens de couleur ». Même votre dhimmi le plus convaincu peut être choqué par les souffrances des « gens de couleur ».

Non seulement pourrions-nous sauver notre culture en sachant ce qui est arrivé à d’autres cultures kafir, mais nous acquitterions notre dette morale envers les morts. Tant que nous n’aurons pas reconnu ces 270 millions de morts et préservé leur mémoire, ils seront morts en vain.

FP : Y a-t-il un autre front d’attaque contre les dhimmis ?

Warner : Oui, le deuxième front d’attaque consiste à utiliser la doctrine de l’islam politique. Il semble que tous les dhimmis ont un ami musulman ou ont lu au moins un article qui dit que le « vrai islam » est pacifique, bla, bla, bla. Eh bien, nous n’avons plus besoin que la doctrine de l’islam politique soit interprétée pour nous par un « bon » musulman ou par le New York Times. Nous pouvons aller directement à Mahomet et Allah et voir ce qu’ils disent. L’objet même des livres de CSPI, ainsi que de nombreux autres, comme ceux de Ibn Warraq et Robert Spencer, est d’exposer la doctrine de l’islam politique.

Vous ne pouvez pas aller dans une université pour en apprendre sur l’islam. Les professeurs sont des dhimmis en chef, ils enseignent la poésie soufie, l’architecture islamique moderne ou la théorie politique du Moyen-Orient. Mais le Web est rempli de bonnes sources sur la doctrine de l’islam exposée dans la Trilogie – le Coran, la Sira (la vie de Mahomet) et les hadiths (traditions de Mahomet). Ce matériel est scandaleux. Mahomet a été impliqué dans des actes de violence en moyenne à toutes les six semaines pendant neuf ans. Le Coran parle des kafirs comme des pires salauds de la création.

La doctrine politique de l’islam est non seulement violente et haineuse, mais ses résultats, les Larmes du djihad sont la pire cause unique de la souffrance et du plus grand anéantissement de personnes dans l’histoire de l’humanité. L’histoire de la persécution des dhimmis est terrible. Mahomet a été un mauvais voisin violent. Cela est entièrement vrai et documenté dans le menu détail par l’islam.

Tous les faits sur la persécution et la doctrine de la souffrance sont à la disposition des kafirs. Alors quoi ? Comment pouvons-nous imposer que cette documentation soit connue ? Comment pouvons-nous fournir ces munitions ? Et quelle cible viser ?

Notre objectif doit être l’ennemi proche - le dhimmi, le facilitateur et l’apologiste de l’islam. Veuillez noter que j’ai dit le dhimmi, pas les médias ni les universités ou le gouvernement. Nous n’avons pas les moyens financiers ni le pouvoir politique pour attaquer des organisations.

Mais pensez-y. Dans tous les cas, il y a une personne impliquée. Il peut s’agir d’un auteur, d’un membre du Congrès, d’un professeur. Nous devons attaquer spécifiquement les dhimmis. Par attaque, je veux dire la guerre, mais il s’agit d’une guerre idéologique. Rappelez-vous, nos munitions sont la doctrine et l’histoire de l’islam politique. Nous fournissons ces munitions du mieux que nous le pouvons.

Tandis que nous y sommes, nous devons également attaquer le réseau de soutien des dhimmis. S’il s’agit d’un journaliste, nous attaquons aussi les éditeurs et autres qui le soutiennent. Nous attaquons la personne spécifique et son réseau.

Une leçon à tirer des prédateurs : un gros chat tue dans environ 10% de ses attaques. Une meute de chiens sauvages tue environ 90% du temps. Faites le calcul. Les chiens sauvages sont organisés, les gros chats ne le sont pas. Nous ressemblons trop aux gros chats. Nous devons apprendre à attaquer en meutes.

Nous avons du matériel de propagande très fort. Les kafirs ont les meilleurs livres, les meilleurs penseurs et les meilleurs sites Web. L’Islam a de l’argent, de l’organisation et 1400 ans d’avance, alors il gagne. Là où nous sommes tragiquement faibles, c’est dans l’organisation (y compris le financement).

FP : Donnez-nous des conseils sur la manière dont nous pouvons mieux nous organiser.

Warner : Ok, permettez-moi d’exposer une organisation théorique consacrée à l’attaque des dhimmis.

Nous devons nous organiser comme des militants politiques. Cela peut prendre mille formes, mais comme il s’agit d’un article Web, permettez-moi de suggérer une possible forme de guerre – des attaques éducatives personnelles contre des dhimmis.

Organisation : Une équipe de chiens sauvages (doit avoir un site web de coordination).

Situation : Un professeur d’université qui enseigne les études du Moyen-Orient écrit un article soufflé sur l’islam dans un grand journal.

Réponse : Un membre des chiens sauvages affiche l’article sur le site Web des chiens sauvages. Si cet auteur dhimmi a été attaqué avant, il y aura des traces historiques. (Assumez que ceci dure depuis assez longtemps pour qu’un répertoire e-mail ait été préparé pour le personnel du journal et le département d’études du Moyen-Orient de l’Université et l’Administration de l’Université). D’autres chiens sauvages s’enrôlent pour mener une attaque de meute.

Une page de « projet » est créée pour cette attaque. La Page du Projet contient quelques idées suggérant une ligne d’attaque. Chacun des membres écrit une lettre et l’envoie à la liste du professeur, à la rédaction du journal, à l’administration de l’Université et au Département universitaire. Le membre de l’équipe affiche également sa lettre sur la Page du Projet. Ceci permet à d’autres membres de la Meute de coordonner leurs lettres et de ne pas faire double emploi.

La bibliothèque : Le site web des Chiens Sauvages a une bibliothèque des « meilleures lettres » afin qu’on puisse utiliser la fonction copier/coller pour la rédaction de lettres.

Le ton : Pas d’attaques personnelles. Utilisez les faits de la doctrine et l’histoire. Ces lettres ne visent pas à insulter, mais à éduquer. La honte fonctionne, utilisez-la.

La répétition : Chaque fois que le professeur écrit une autre lettre ou que le journal publie un autre article dhimmi, l’attaque de la Meute se poursuit. Le dhimmi individuel peut être influencé au fil du temps par la connaissance, la pression et la honte.

Tout cela est faisable. Nous avons beaucoup de talent, mais nous ne sommes pas organisés.

Voici une autre idée d’organisation : nous kafirs avons de nombreux sites Web. Nous avons besoin d’un réseau de communication pour nos propriétaires de sites Web. Il y a des idées, des projets, des stratégies et des tactiques que nous pourrions partager et développer, et aussi avoir un canal pour proposer des idées.

Nous devons faire en sorte qu’être un kafir soit une source d’identité et de fierté. Identifiez-vous comme kafir dans toutes vos relations avec les musulmans. Nous sommes les Gens Libres, Libres de l’islam. Les musulmans sont les esclaves. Nous devons faire du mot dhimmi un mot qui brûle, un reproche honteux, une insulte qui fait mal.

Je ne peux donc pas être plus clair et j’ai besoin de crier :

Les kafirs doivent s’organiser et être politiquement actifs contre les dhimmis.

FP : Permettez-moi de parler de certains apologistes chrétiens de l’islam. Ils essaient de faire en sorte que l’islam semble correct. Il y a aussi des chrétiens qui s’opposent à l’islam, mais ils ont peur de le dire ouvertement. Quelles sont vos réflexions sur ce phénomène ?

Warner : Ce sont toutes des manifestations de dhimmitude fondées sur l’ignorance et la peur, les termes de la reddition à l’islam. Ces personnes ne sont pas capables de vaincre l’islam politique ni de le combattre.

Jamie, j’ai été à quelques-uns des événements chrétiens les plus scandaleux. J’ai vu des chrétiens évangéliques se lever et défendre l’islam sur la foi de ce qu’un imam leur avait dit. Je sais que les diplômés de prestigieuses Divinity Schools disent qu’un dhimmi était protégé par l’islam (au chaud et dans le duvet) et que l’islam est une « religion abrahamique soeur ».

Certains évangéliques admirent l’islam parce que les musulmans sont tellement puritains et déterminés dans leur foi publique. D’autres chrétiens sont jaloux de l’islam. Les chrétiens sont régulièrement attaqués par les médias et les intellectuels ; ils sont moqués pour leurs croyances et on leur donne peu de crédit pour le rôle du christianisme dans la formation de notre civilisation.

Vous ne pouviez même pas convaincre les intellectuels de critiquer l’islam quand ils ont assassiné et violé des écoliers innocents à Beslan, en Russie. Le gouvernement, les universités et les médias se fendent en quatre pour « respecter » l’islam et ne pas l’« offenser ». Certains chrétiens regardent cela et sont nostalgiques. Cela peut conduire à une sorte d’admiration. Malgré qu’il peut ressembler à la mafia, l’islam est respecté.

Ensuite, vous avez les églises dominantes comme les épiscopaliens et les méthodistes. Ils font concurrence aux gauchistes pour être les dhimmis les plus tolérants et compréhensifs.

Le principal problème du christianisme pour faire face à l’islam est qu’il voit l’islam uniquement comme une religion. Par conséquent, les chrétiens veulent vaincre l’islam par la conversion. Les chrétiens montrent quelques convertis et disent : « Voyez, ça marche ». Le seul problème est qu’il y a davantage de personnes qui naissent dans l’islam ou qui immigrent que de convertis. Les chrétiens doivent faire le calcul.

Les chrétiens sont ignorants au sujet de l’islam et ne savent pas comment utiliser Mahomet à leur avantage. Si vous connaissez la vie de Mahomet, vous pouvez attaquer l’islam en utilisant sa brutalité, sa réduction en esclavage des kafirs, sa tromperie et son intolérance. La meilleure stratégie est d’utiliser les connaissances sur Mahomet et le Coran pour d’abord amener un musulman à devenir un apostat et laisser l’islam. Ensuite, ils peuvent convertir l’apostat au christianisme.

Le christianisme est la meilleure, et peut-être la seule chance que nous ayons de vaincre l’islam. Plus tôt j’ai dit que notre principal problème est organisationnel. Les chrétiens ont résolu ce problème et ont, à maintes reprises, exercé des pressions sociales et politiques.

Les chrétiens apportent une certaine masse à la solution. Imaginez ce qui pourrait arriver si l’intelligence, les communications, les habiletés organisationnelles, la motivation et le capital moral des chrétiens pouvaient être mobilisés. La chrétienté doit se rendre compte qu’il s’agit d’une question de vie ou de mort civilisationnelle et il n’y a que deux choix, la lutte ou l’anéantissement. Regardez la Turquie, l’Égypte, l’Iraq et l’Afrique du Nord pour voir à quoi ressemble l’anéantissement du christianisme.

Il est temps pour les chrétiens d’apprendre la vérité sur l’histoire et la doctrine de l’islam politique. Le christianisme protestant a inventé l’éducation universelle. Ils doivent répéter cela. Cette fois, ils doivent se renseigner sur la vérité factuelle concernant l’islam.

Maintenant, je vais traiter de la partie de votre question sur « la peur de parler ouvertement ». Je connais des chrétiens et des Juifs qui ont peur de parler de l’islam à leur église ou synagogue. Ce manque de sincérité et d’honnêteté signifie qu’il existe des fidèles qui ne savent pas que d’autres pensent comme eux. Le silence a remplacé l’honnêteté dans le christianisme et le judaïsme. Tant les chrétiens que les juifs sont d’une ignorance désespérante. L’islam est un sujet interdit de discussion lorsque les ministres et rabbins se rencontrent dans leurs réunions organisationnelles.

FP : Qu’en est-il des Juifs ?

Warner : Une grande partie des Juifs sont dans un état de déni. Quand le sujet de l’islam surgit, leur premier instinct est de passer de l’islam au christianisme comme source de leur irritation. La grande majorité des Juifs ne fait pas la différence entre la Sira et le sirop et pensent que le hadith est un plat écossais. Ils font donc la preuve de leur « tolérance » en fournissant des excuses à l’islam.

La véritable nature des Juifs et de la dhimmitude est donnée en détail par Andy Bostom dans son livre, The Islamic Legacy of Islamic Antisemitism (à paraître en mai 2008). Je suis sûr qu’il y a quelque part un rabbin qui sait ce qu’est un dhimmi, mais je ne l’ai jamais rencontré.

Les Juifs sont les ultimes dhimmis et les plus anciens. Ils écrivent de la propagande en faveur de l’islam. Bernard Lewis et Ruven Firestone sont de suprêmes sycophantes dhimmis. Ils transforment la dhimmitude en un Âge d’or islamique élitiste. Et, bien sûr, puisque les musulmans sont une minorité en Amérique, les Juifs ne voudraient pas être pris pour des bigots en s’opposant à l’islam politique. Ainsi, les dhimmis juifs du Minnesota ont aidé à faire élire le premier musulman au Congrès américain dont les partisans ont célébré la victoire en criant « Allahu Akbar » encore et encore.

Il n’existe aucun moyen de sauver Israël sans comprendre la nature djihadiste des Palestiniens. Mais les Juifs doivent être prêts à étudier l’islam politique pour sauver Israël.

Je suis sévère en critiquant les chrétiens et les Juifs parce que nous ne pouvons pas gagner sans eux. Il est temps de renverser une histoire de 1400 ans d’ignorance délibérée et d’affronter la vérité sur la doctrine et l’histoire de l’islam politique. Dans la guerre pour nous défendre contre l’islam politique, les chrétiens sont comme l’armée régulière. Les Juifs sont comme les Marines. Nous avons besoin de la puissance intellectuelle et de l’influence des Juifs.

Les Juifs et les chrétiens pourraient s’unir sur un projet qui peut nous sauver.

Il y a une énorme souffrance historique dans les Larmes du djihad. Ce matériel n’a jamais été recueilli. Les Juifs ont de l’expérience à documenter l’Holocauste. Ils pourraient travailler avec des chrétiens pour recueillir et documenter les souffrances. Il y a l’histoire ancienne à collecter et cataloguer, de même que les souffrances des personnes en vie aujourd’hui. Cette histoire doit être préservée.

Nous pouvons constater que nous sommes face à un grand défi quand il s’agit d’unifier les chrétiens et les juifs dans un combat contre l’islam politique. C’est Mahomet qui a dit que les chrétiens sont divisés sans fin et que les juifs ont le cœur plus dur que les roches.

La tâche d’attaquer les dhimmis n’est pas si difficile. C’est d’assembler une armée qui est difficile. Les évangéliques peuvent-ils ressentir de la sympathie pour les souffrances des orthodoxes et des catholiques ? De nombreux Juifs n’aiment pas le fait qu’ils doivent accepter l’aide des chrétiens pour Israël. Historiquement, les catholiques ont eu de mauvais rapports avec les orthodoxes. Le premier instinct de tout chrétien lors de sa rencontre avec un autre chrétien est de constater combien ils sont en désaccord sur la doctrine, qui est infiniment divisée. Compte tenu de ces divisions, nous devons rassembler une armée et donner tort à Mahomet.

Nous n’avons pas encore parlé des kafirs laïques. Les kafirs sont querelleurs et semblent ne jamais être plus heureux que lorsqu’ils s’obstinent avec d’autres kafirs sur la politique. Mais le fait est que si tous les kafirs ne s’unissent pas contre l’islam politique, l’islam va les unir tous lorsque leurs descendants se prosterneront face à La Mecque lors de l’appel à la prière.

par joeblack publié dans : dhimmitude
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Samedi 26 avril 2008
Et on le qualifie d'humaniste, cet Al Malik? Pourtant tout le monde sait que l'islam est tout sauf humaniste. Amateurs de slam, dites-vous bien que celà rime avec islam et que ce n'est pas un hasard...
 

Interview:

Vous avez été invité à la seconde édition du Festival de la culture soufie de Fès. Votre Slam a-t-il  donc un caractère mystique et s’inspire-t-il des valeurs du soufisme ?
Abd Al Malik : Certainement. A travers ma poésie, je déclame l’amour et le partage des valeurs enracinées dans la philosophie soufie. La communication dans la paix et entre les peuples devient aujourd’hui une nécessité et une urgence. Le dialogue doit se faire loin des idéologies et politiques manipulées ou manipulatrices. On doit arrêter de mélanger politique et religion. On doit engager le grand combat de l’amour et de la  fraternité entre les hommes. La politique doit servir à unir et rapprocher les nations et non à les séparer.

Etes-vous pour la laïcité ?
Absolument. Dans la société nous existons en tant que citoyens, militants et responsables:). La spiritualité est personnelle, c’est quelque chose qui nous nourrit intérieurement, nous met en harmonie avec nous-mêmes, avec l’univers et avec les autres. Je suis musulman, mais avant tout, un être humain.

Vous êtes slameur. Comment définissez-vous le genre slam ?
C’est de la poésie déclamée, souvent sans fond musical. C’est l’art de la performance poétique. Il s’agit d’une poésie puisée dans le quotidien et l’actualité. L’accent est mis sur le slameur qui, grâce à la force des mots, des images et métaphores, sort le spectateur de sa léthargie, l’invite à réfléchir. Le slam démocratise la parole et abolit les frontières cloisonnant les nationalités, les styles, les genres, les poètes de la rue et les poètes «académiques». Il est musique de part les rythmes, sonorités et intonations des poètes. Les mots sont vivants. Les impressions et sensations que crée le poète, deviennent messages à part entière. C’est le fleuve de mots déchaînés qui dénoncent la violence et l’injustice. Le flot de paroles qui chante la paix,  l’amour, le dialogue, l’entraide, le partage, la tolérance…Le slam est le lieu où évolue la liberté d’expression.

Vous êtes né en France, de racines et d’origine congolaises, converti en Islam à l’âge de 16 ans et disciple depuis 1999 du maître spirituel marocain Sidi Hamza Al Qadiri Boutchichi. Une diversité et un cheminement spirituel qui semble faire votre force.
Tout à fait. C’est au Maroc que je découvre l’universalité de l’Islam. C’est avec mon illustre maître Sidi Hamza Al Qadiri Boutchichi que je découvre l’Islam des lumières, celui d’Ibn Arabi… La notion de cheminement spirituel fait partie de ma vie. Ma démarche consiste à pacifier mon rapport d’abord avec moi-même et ensuite avec mes semblables. Je suis musulman et mon rapport avec la spiritualité me facilite le rapport avec les autres. Nous faisons tous partie de la grande famille humaine. Ma rencontre avec mon maître m’apprend qu’on a tous une responsabilité envers nous-mêmes et envers les autres.

La responsabilité devient énorme lorsqu’on est mis en lumière ?
Parfaitement. Nous devons agir en conséquences. Chercher la voie qui nous élèvera au rang de l’être, pleinement humain.

Que vous apprend et apporte l’Islam ?
Dans le Coran, il est dit que les êtres sont nés différents et qu’il leur fallait chercher à s’entre connaître et vivre en paix. La diversité est un cadeau. Il faut chercher ce qui nous unit et non ce qui nous sépare. L’Islam m’apprend à respecter les valeurs qui font de nous les êtres humains que nous sommes censés être. Il s’agit de respecter l’environnement, d’être en paix avec soi et avec les autres. On ne peut pas parler de spiritualité sans avoir de respect pour la nature. Ma quête de l’Islam a totalement bouleversé ma vie. Avant de venir au Maroc, j’étais musulman, mais mon rapport à l’Islam s’imprégnait  d’une vision extrémiste. Je ne voyais que la partie émergée de l’iceberg. Je n’arrêtais pas de dire que c’est la faute de la société, des autres, mais jamais la mienne. C’est au Maroc que j’ai appris à accepter l’autre dans sa différence et de sentir que je suis responsable. C’est une religion de paix, de respect et de beauté. Le Maroc est pareil à cet arbre enraciné dans ses traditions et son passé et dont les branches s’élèvent vers l’avenir.  Une harmonieuse rencontre entre tradition et modernité. J’ai appris à aimer les êtres. Je suis le fils de l’instant et je vais là où mon cœur m’emporte.

Vous dénoncez à travers votre slam, la guerre en Irak, le 11 septembre, les attentats en Espagne…
Toutes ces guerres sont une pure aberrance. Ces innocents tués par milliers, ce sang qui n’arrête pas de couler.

Vous parlez de déconstruire en trois « D », en faisant allusion à trois philosophes de la déconstruction; Derrida, Deleuze et Dubray. Qu’est-ce qui vous séduit dans cette philosophie ?
Ce sont l’acte et la démarche qui consistent à déconstruire pour construire. Tous les musulmans ne sont pas des Ben Laden. Il faut arrêter de mélanger politique et religion.
 
Et si on faisait un petit slam.Volontiers.
Sur le détroit de Gibraltar y’a un jeune noir qui prend vie, qui chante, dit enfin « je t’aime » à cette vie.
Puis les autres le sentent, le suivent, ils veulent être or puisqu’ils sont cuivre.
Comme ce soleil qui danse, ils veulent se gorger d’étoiles, et déchirer à leur tour cette peur qui les voile.
Sur le détroit de Gibraltar, y’a un jeune noir qui n’est plus esclave, qui crie comme les braves, même la mort n’est plus entrave.
Il appelle au courage celles et ceux qui n’ont plus confiance, il dit : «ramons tous à la même cadence !».
par joeblack publié dans : INVASION
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