Lundi 19 mai 2008

Ben Laden appelle les musulmans à lever le blocus de Gaza et à combattre leurs régimes

Fonds d'écran montrant Oussama Ben Laden lors de la diffusion d'un de ses messages par l'organe d'Al Qaeda As-Sahab

 

Le chef d'Al-Qaïda, Oussama ben Laden, a appelé les musulmans à contribuer à la "levée du blocus" imposé par Israël à la bande de Gaza, et à combattre leurs gouvernements pour libérer la Palestine, dans un nouveau message mis en ligne dimanche.

Dans ce message adressé à "la nation islamique", le chef d'Al-Qaïda exhorte les musulmans, notamment en Egypte, limitrophe de la bande de Gaza, à "oeuvrer pour la levée du blocus".

"Des dizaines de personnes sont mortes des suites de ce blocus injuste" dans la bande de Gaza, contrôlée depuis juin 2007 par le mouvement islamiste palestinien Hamas, a-t-il ajouté dans son message, mis en ligne sur un site islamiste utilisé par Al-Qaïda et dont l'authtenticité ne peut être établie.

La participation de dirigeants occidentaux aux célébrations ayant marqué le 60e anniversaire de la création d'Israël "prouve que les valeurs de justice, de liberté et d'humanisme ne sont que des slogans creux qu'ils (les Occidentaux) brandissent pour tromper les faibles", a-t-il ajouté.

Le chef d'Al-Qaïda s'en prend violemment aux dirigeants des pays arabes, les accusant d'avoir "bradé" la Palestine. "La survie de l'entité sioniste n'est pas due à sa puissance mais au fait que les gouvernements (arabes) ont renoncé à combattre cette entité", a-t-il ajouté, appelant les jeunes musulmans au jihad, ou la guerre sainte.

"Je vous assure que l'entité sioniste ne supporte pas le dixième des efforts (de guerre) des moujahidine pour battre les Russes en Afghanistan (...) ni le dixième de ce que les moujahidine font aujourd'hui pour frapper les Etats-Unis et leurs agents en Irak", poursuit ben Laden dans son message audio.

Il critique vivement le chef du Hezbollah chiite libanais, Hassan Nasrallah, pour avoir arrêté les hostilités contre Israël lors de la guerre de l'été 2006.

"Hassan Nasrallah disait alors qu'il n'avait pas besoin d'argent (...) ni d'hommes car il en avait assez (...). S'il était sincère, pourquoi n'avait-il pas continué les combats pour la libération de la Palestine ?", s'est-il interrogé.

Il a reproché au chef du Hezbollah d'avoir "bien accueilli les forces croisées pour la protection des juifs" en référence aux Force des Nations unies au Liban (Finul), qui créées en 1978 pour surveiller la situation dans le sud du Liban, ont été considérablement renforcées après l'offensive militaire menée par Israël contre la milice chiite entre le 12 juillet et le 14 août 2006 au Liban.

Le chef d'Al-Qaïda, qui s'en prend aussi aux "oulémas officiels et semi-officiels" dans les pays arabes, notamment en Arabie saoudite et en Egypte, appelle les musulmans à se révolter contre leurs gouvernements.

"N'est-il pas grand temps que vous vous révoltez contre ces tyrans (...) de l'Indonésie à la Mauritanie ?", demande-t-il, avant d'affirmer que la libération de la Palestine "n'a d'autre voie que la lutte contre les gouvernements et les partis (...) qui se mettent entre nous et les juifs".

Ce nouveau message, annoncé peu auparavant par le site islamiste comme un message à la teneur "très forte", est le deuxième du chef d'Al-Qaïda en trois jours.

Dans le dernier enregistrement qui lui est attribué et mis en ligne vendredi, ben Laden s'en était pris aux dirigeants occidentaux pour leur participation aux célébrations du 60e anniversaire d'Israël, affirmant que les musulmans ne renonceraient à "aucun pouce de la Palestine".

Traqué mais à ce jour introuvable, Oussama ben Laden, dont la tête est mise à prix pour 25 millions de dollars par les Etats-Unis, a revendiqué la responsabilité des attentats du 11 septembre 2001 qui ont fait près de 3.000 morts aux Etats-Unis et ont conduit à l'invasion de l'Afghanistan.

par joeblack publié dans : terrorisme
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Lundi 19 mai 2008
Salut ami Philippe.

Je ne sais comment te joindre suite à  "Salut joeblack,Un petit mot pour te dire..." 

Veux-tu m'envoyer une adresse mail par le biais d'un commentaire à un de mes articles, ainsi, je serai seul à la voir. Discrétion, discrétion...

Joeblack


 
par joeblack
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Lundi 19 mai 2008
Ne rigolez pas, ça pourrait nous arriver...en France.


La banque centrale du Zimbabwe a mis en circulation jeudi un nouveau billet de 500 millions de dollars. Pour tenter de lutter contre la spéculation sur le marché noir (un dollar américain s’échange contre près de 200 millions de dollars zimbabwéens), le gouvernement a décidé de laisser flotter le taux de change. L’inflation ne cesse de battre des records au Zimbabwe, où les dernières statistiques officielles faisaient état d’un taux de 165.000% en février 2008. Actuellement, il devrait tourner autour de 400.000%, ce qui en fait le taux le plus élevé du monde, indique Afrique en ligne. La banque centrale avait émis il y a dix jours des billets de 100 et 250 millions de zimdollars, ce qui en faisait les plus gros billets du moment.
par joeblack publié dans : France
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Lundi 19 mai 2008

Des attaques xénophobes présumées ont fait trois morts et plusieurs dizaines de blessés, dimanche et lundi, à Alexandra, indique le Mail&Guardian. Un agent de police a expliqué que 39 personnes ont été arrêtées dans le cadre des violences qui se sont produites dans ce township sud-africain. Des violences dans lesquelles deux Sud-Africains ont perdu la vie. Des natifs d’Afrique du Sud avaient pris à partie des étrangers jugés indésirables...

 Tiens, là-bas aussi???JB.
par joeblack publié dans : Résistance
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Lundi 19 mai 2008
Ah? Je ne savais pas que toute propagande issue de ce genre de pays ne pouvait être autre que haineuse...
JB.



Un rapport américain traite de l’implication des Saoudiens dans la propagation internationale d’une idéologie religieuse qui fait explicitement la promotion de la haine, de l’intolérance, et d’autres violations des droits de l’homme et, dans certains cas, de la violence envers les membres d’autres groupes religieux, musulmans et non-musulmans. Il faut affirmer les principes de liberté et des droits de l’homme contre le wahhabisme saoudien et affronter directement les enseignements de cette idéologie haineuse.

Nous publions ici la suite de : Les mosquées américaines envahies par la propagande saoudienne haineuse - Partie 1. La Partie 1 vous offre le texte complet de ce rapport datant de 2004 (en anglais) pour téléchargement.

Le 3 décembre 2004, Ahmed, un étudiant arabe sur un programme d’échange, se promène le long d’un boulevard bordé de palmiers dans un quartier ouvrier de Los Angeles. Comme c’est vendredi, il contourne les restaurants hispaniques, le 7/11 et le magasin d’articles de sport, et entre dans la mosquée du Roi Fahd - un élégant bâtiment de marbre blanc gravé d’or, orné d’un minaret bleu, portant le nom de son bienfaiteur, le roi d’Arabie saoudite.

Plus tard, il se joindra à 500 autres musulmans californiens dans la prière, mais parce qu’il est trop tôt, il visite la bibliothèque de la Mosquée où il prend plusieurs livres sur l’orientation religieuse écrits en arabe qui sont offerts gratuitement aux musulmans comme lui qui viennent d’arriver et sont incertains de la manière de s’adapter à ce pays moderne et diversifié.

Les tracts qu’il ouvre contiennent les paroles d’un haut responsable religieux. Il y lit que l’Amérique, son foyer d’adoption, est la « Demeure des infidèles », soit les chrétiens et les Juifs. Ahmed lit ce qui suit :

« Ne t’associe pas aux infidèles, hais-les pour leur religion, quitte-les, ne compte jamais sur eux pour de l’aide, ne les admire pas, et oppose-toi toujours à eux par tous les moyens, conformément à la loi islamique ».

Les conseils sont catégoriques : « Il y a un consensus sur cette question. Quiconque aide les infidèles contre les musulmans, quel que soit le type de soutien apporté, est lui-même un incroyant ».

Comme il lit cet avertissement, Ahmed repense à la demande du gouvernement américain que la communauté musulmane coopère volontairement dans la lutte contre le terrorisme, et il a peur. Il sait que l’auteur du tract voit les officiels comme des mécréants, de sorte que s’il les aidait, il serait lui-même un infidèle, un renégat, un apostat de l’islam qui devrait être mis à mort. Il commence aussi à se soucier de son cousin, un citoyen américain qui s’est récemment enrôlé dans l’armée américaine.

Construire un mur de ressentiment

Les livres lui donnent des instructions détaillées sur la façon de construire un « mur de ressentiment » entre lui-même et les infidèles : Ne salue jamais les chrétiens ou les Juifs en premier. Ne félicite jamais l’infidèle sur ses vacances. Ne te lie jamais d’amitié avec un infidèle sauf pour le convertir. N’imite jamais les infidèles. Ne travaille jamais pour un infidèle. Ne porte pas une toge de graduation parce que c’est imiter les infidèles.

Ahmed examine attentivement la jaquette du livre. Il est écrit : « Message d’accueil du service culturel » de l’ambassade d’Arabie Saoudite à Washington, DC. Le livre est publié par le gouvernement de l’Arabie saoudite. Les autres livres sont des manuels du ministère de l’Éducation saoudite et des collections de fatwas, des décrets religieux émis par le bureau religieux du gouvernement, publiés par d’autres organisations ayant leur siège à Riyad.

Dans un autre livre, il lit que si les relations entre les musulmans et les non-musulmans étaient harmonieuses, il n’y aurait plus « de fidélité ni inimitié, plus de djihad et de lutte pour élever le travail d’Allah sur terre ».

L’expérience d’Ahmed s’est répétée, pas en Arabie saoudite et dans les fameuses madrassas du Pakistan, mais dans toute l’Amérique : les textes qu’il a lus ont été répartis d’un océan à l’autre et remplissent maintenant les bibliothèques et les salles d’étude de certaines des principales mosquées d’Amérique.

L’Arabie saoudite, commanditaire de l’idéologie wahhabite haineuse

Ce ne sont pas tous les livres dans ces mosquées qui épousent l’extrémisme, et les ouvrages extrémistes ne sont pas tous saoudiens. Mais l’Arabie saoudite demeure, et de loin, l’État responsable de la plus grande part des publications véhiculant une idéologie de la haine en Amérique.

Le Center for Religious Freedom a recueilli des échantillons de plus de 200 de ces textes au cours des douze derniers mois, de mosquées dans toute l’Amérique, et tous ces textes sont propagés, parrainés ou autrement générés par l’Arabie saoudite. Ils démontrent l’endoctrinement des musulmans aux États-Unis dans l’idéologie belliqueuse et hostile de la secte radicale wahhabi de l’Arabie saoudite.

Tous les Saoudiens doivent être musulmans, et le gouvernement saoudien, en collaboration avec l’establishment religieux du pays, impose le wahhabisme comme doctrine officielle de l’État. En 2004, le Département d’État américain a désigné l’Arabie saoudite comme un « pays particulièrement préoccupant » en vertu de l’International Religious Freedom Act, après avoir constaté pendant de nombreuses années que « la liberté religieuse n’existe pas » dans le Royaume.

Une idéologie fanatiquement sectaire, xénophobe et parfois violente

La politique saoudite de refuser la liberté de religion est expliquée dans l’un des tracts faisant l’objet de la présente étude : « La liberté de pensée implique la liberté de nier la foi, d’attaquer ce qui est sacré, de glorifier le mensonge et de défendre les hérétiques, de trouver des failles dans la religion, d’écrire sur l’incroyance comme vous le souhaitez, et d’enjoliver le péché à votre guise ».

Le wahhabisme que la monarchie saoudite applique, et sur lequel elle fonde sa légitimité, se présente dans ces documents comme une idéologie fanatiquement sectaire, xénophobe et parfois violente. Ces publications articulent un dogme courroucé qui rejette la coexistence des différentes religions et condamne explicitement les chrétiens, les Juifs, tous les autres non-musulmans, ainsi que les Musulmans non-wahhabites.

Les différentes publications saoudites réunies pour notre étude indiquent que c’est une obligation religieuse pour les musulmans d’haïr les chrétiens et les juifs, et mettent en garde contre l’imitation des « infidèles », les liens d’amitié avec eux ou l’aide en quelque manière que ce soit, et contre la participation à leurs festivités et célébrations.

Ils inculquent le mépris pour les États-Unis parce que ce pays est régi par des lois civiles plutôt que la loi islamique totalitaire de type whahhabite. Certaines des publications recueillies ordonnent aux musulmans de ne pas prendre la citoyenneté américaine aussi longtemps que le pays sera gouverné par des infidèles, et leur disent d’oeuvrer pour la création d’un État islamique.

Une forme nazi de haine des Juifs

Les manuels saoudites et documents répartis dans des mosquées à travers l’Amérique prêchent une forme nazi de haine des Juifs, traitent les faux Protocoles des Sages de Sion comme fait historique, et déclarent que le musulman a le devoir d’éliminer l’État d’Israël. En ce qui concerne les femmes, les publications de l’état saoudite en Amérique enseignent qu’elles doivent être voilées, séparées des hommes et exclues de certains emplois et rôles.

Les musulmans tolérants sont des apostats

Dans ces documents, d’autres musulmans, en particulier ceux qui prônent la tolérance, sont condamnés comme des infidèles. La fatwa d’ouverture dans une brochure distribuée par l’ambassade d’Arabie Saoudite répond à une question au sujet d’un prédicateur musulman européen dans une mosquée qui a enseigné qu’il n’est pas juste de condamner les juifs et les chrétiens comme des infidèles.

Dans sa réponse, le dignitaire religieux saoudien réprimande le religieux musulman : « Celui qui jette des doutes quant à leur infidélité ne laisse aucun doute sur la sienne ». Étant donné qu’en vertu de la loi saoudienne, les « apostats » de l’islam peuvent être condamnés à mort, il s’agit d’une menace de mort implicite contre la tolérance de l’imam musulman, ainsi qu’une incitation à la violence des milices. D’autres fatwas saoudites déclarent que les musulmans qui se livrent à un véritable dialogue interreligieux sont aussi des « infidèles ».

Tuer les fornicateurs

Quant aux musulmans qui, par l’activité homosexuelle ou hétérosexuelle en dehors du mariage, ne parviennent pas à maintenir les mœurs sexuelles wahhabites, les décrets trouvés dans les mosquées d’Amérique conseillent : « Il serait légitime pour les musulmans de répandre leur sang et de prendre leur argent ». Les Soufis et les musulmans chiites sont aussi violemment condamnés. En ce qui concerne ceux qui quittent l’islam, il est explicitement affirmé, qu’ils « doivent être tués ».

Une grande partie des commentaires en Occident sur l’idéologie wahhabite haineuse se limite à des déclarations superficielles disant qu’il s’agit d’une doctrine « stricte » ou « puritaine ».

Une vision dualiste du monde

Les publications saoudites étudiées montrent qu’il y a beaucoup plus préoccupant pour les Américains dans cette idéologie que les codes sexuels rigides. Elles montrent une vision dualiste du monde où il existe deux royaumes antagonistes, ou demeures, qui ne peuvent jamais être réconciliés - Dar al-Islam (demeure de l’Islam) et Dar al-Har (Demeure de la guerre, aussi appelée Dar al-Kufr, Demeure des infidèles) - et lorsque les musulmans sont dans cette dernière demeure, ils doivent se comporter comme s’ils étaient en mission derrière les lignes ennemies.

Soit ils sont là pour acquérir de nouvelles connaissances et gagner de l’argent à être employé plus tard dans le djihad contre les infidèles, soit ils sont là pour faire du prosélytisme auprès des infidèles jusqu’à ce qu’au moins certains d’entre eux se convertissent à l’islam. Toute autre raison de rester parmi les infidèles sur leurs terres est illégitime, et à moins qu’un musulman ne quitte cette terre aussi rapidement que possible, il ou elle n’est pas un vrai musulman et doit aussi être condamné.

Un aspect insidieux de cette propagande est l’intention de remplacer les interprétations modérées et traditionnelles de l’islam par l’extrémisme wahhabite.

Le wahhabisme

Le wahhabisme a commencé il y a seulement 250 ans avec le mouvement créé par le prédicateur fanatique Muhammad Ibn Abd al-Wahhab. Autrefois une secte marginale dans une région éloignée de la péninsule arabique, l’extrémisme wahhabite a acquis une portée mondiale à travers le parrainage et l’argent du gouvernement saoudien, en particulier au cours du dernier quart de siècle où il est en concurrence avec l’Iran dans la propagation de sa version de l’islam.

Avec sa grande richesse pétrolière et sa position en tant que gardienne des deux lieux saints de l’islam, l’Arabie saoudite affirme aujourd’hui être la principale puissance au sein de l’Islam et le protecteur de la foi, une conviction affirmée dans la constitution saoudite. Le Conseiller saoudite en politique étrangère Adel Al-Jubeir a déclaré publiquement que « le rôle de l’Arabie saoudite dans le monde musulman est semblable à celui du Vatican ».

Alors même que l’état saoudite affirme qu’il s’efforce de maintenir la « pureté » de la foi et d’empêcher les innovations, il s’invente un nouveau rôle pour lui-même comme la seule autorité légitime sur l’islam.

Un exemple de la façon dont l’Arabie saoudite affirme son rôle auto-proclamé d’interprète faisant autorité sur l’islam dans le monde musulman est fourni dans un recueil de fatwas publié par le Département de la culture de l’ambassade d’Arabie Saoudite à Washington. L’introduction d’une page déplore le manque de spécialistes islamiques compétents parmi les communautés musulmanes d’émigrants à l’étranger, et la confusion que cela cause sur les croyances et le culte islamiques.

La première ligne se lit comme suit : « Les communautés musulmanes émigrées souffrent dans ces pays d’un manque de savants religieux (oulémas) ». On précise que cette déplorable situation a conduit le plus haut comité d’érudits musulmans dans le Royaume à offrir la possibilité de réponses aux questions fréquemment posées par les musulmans qui vivent dans le monde non-musulman. Ces réponses sont données dans des déclarations faisant autorité qui demandent instamment qu’elles soient considérées comme directives officielles pour les prédicateurs, les imams dans les mosquées, et les élèves vivant loin du Royaume.

Le wahhabisme domine dans de nombreuses mosquées

Le wahhabisme saoudien est dominant dans de nombreuses mosquées d’Amérique. Le principal journal de Singapour a récemment publié un entretien avec le cheik Muhammad Hisham Kabbani, le président libano-américain du Conseil suprême islamique d’Amérique basé à Washington, DC : « En 1990, arrivant pour ses premières prières du vendredi dans une mosquée de Jersey City en Amérique, il a été choqué d’entendre le wahhabisme être prêché ». « Ce que j’ai entendu, je ne l’avais jamais entendu dans mon Liban natal. Je me suis posé la question : le wahhabisme est-il actif en Amérique ? Alors j’ai commencé mes recherches. Toutes les mosquées où je suis allé se sont avérées être wahhabites, toutes ».

Dans le monde de l’islam sunnite, les adeptes du wahhabisme et d’autres mouvements stricts ou salafistes (littéralement traduit par « vénérés prédécesseurs ») sont une minorité distincte. C’est évident si on regarde les millions de musulmans qui ont choisi de faire de l’Amérique leur patrie et qui sont des citoyens et des voisins respectueux des lois.

Des musulmans pacifiques préoccupés

En fait, ce sont des Musulmans préoccupés qui ont été les premiers à signaler ces publications à notre attention. Ils dénoncent l’interprétation wahhabite comme étant étrangère à la tolérance en islam et à son injonction contre la contrainte dans la religion. Ils croient qu’il leur serait interdit de pratiquer la foi de leurs ancêtres dans le contexte actuel de l’Arabie saoudite, et sont reconnaissants aux États-Unis et à d’autres pays occidentaux pour leur accorder la liberté religieuse.

Ils affirment également l’importance de respecter les non-musulmans, signalant les versets du Coran qui parlent avec gentillesse des non-musulmans. Ils donnent en exemple Mahomet visitant son voisin juif malade, se tenant debout par déférence devant le cortège funèbre d’un Juif, le règlement d’un différend en faveur d’un Juif disant la vérité plutôt qu’un musulman malhonnête, et formant des alliances avec les Juifs et les polythéistes, entre autres.

Ils critiquent les wahhabites pour leur distorsion et même leur modification du texte du Coran à l’appui de leur fanatisme. Ils disent que dans leur tradition, le djihad n’est applicable que dans la défense de l’islam et des musulmans, et qu’il est louable pour les musulmans, les juifs et les chrétiens de s’engager dans un dialogue authentique, et que ce n’est pas un acte d’infidélité.

L’idéologie wahhabite, une grave menace

Les publications étudiées, trouvées dans certaines des plus importantes mosquées d’Amérique, font peser une grave menace sur les non-musulmans et sur la communauté musulmane elle-même. Elles sont maintenant devenues une question de sécurité nationale parce que 15 des 19 pirates de l’air étaient des ressortissants saoudiens endoctrinés dès leur jeune âge par cette idéologie wahhabite, peut-être à partir des mêmes manuels et collections de fatwas.

Depuis plusieurs années, le programme scolaire saoudite enseigne aux enfants à haïr l’« Autre » et à soutenir le djihad, un terme malléable qui est utilisé par les terroristes pour décrire et justifier leurs atrocités. Par exemple, un livre pour les étudiants de la troisième année du secondaire publié par le ministère saoudien de l’éducation qui a été recueilli au Centre islamique de Oakland en Californie, enseigne aux étudiants, même à certains musulmans américains, à se préparer pour le djihad dans le sens de la guerre contre les ennemis de l’islam, et à s’efforcer d’atteindre l’auto-suffisance militaire : « Pour être de vrais musulmans, nous devons nous préparer et être prêts pour le djihad dans le sentier d’Allah. C’est le devoir du citoyen et du gouvernement. La formation militaire est collée à la foi et à sa signification, et au devoir de la suivre ».

La même hostilité envers les « infidèles » propagée par les publications et les fatwas saoudites officielles est régulièrement reprise dans les déclarations de terroristes musulmans.

Une idéologie sur laquelle s’appuient les terroristes

Un premier exemple a eu lieu les 29 et 30 mai 2004, date à laquelle un escadron de terroristes est passé par le complexe des étrangers à Khobar en Arabie saoudite, séparant les musulmans des non-musulmans (principalement des chrétiens et des hindous) avant de trancher la gorge de ces derniers et, dans certains cas, les décapiter. Aux musulmans terrifiés, les assassins ont calmement expliqué que certains versets du Coran doivent être lus et compris comme prêchant la haine des « infidèles ». Leur objectif explicite était de nettoyer la terre de Mahomet des chrétiens et polythéistes. Bien que les fonctionnaires saoudites n’ont pas tardé à dénoncer cet acte impitoyable de terreur, il était une suite logique de l’endoctrinement sans relâche par l’état dans l’idéologie de la haine.

La doctrine totalitaire de haine religieuse des Saoudiens - maintenant plantée dans de nombreuses mosquées en Amérique - est contraire à notre culture de tolérance, et sape la guerre contre le terrorisme en fournissant la base intellectuelle pour une nouvelle génération d’extrémistes islamiques.

Plusieurs des publications de l’ambassade d’Arabie Saoudite dans notre étude sont expressément destinées à l’immigré et au voyageur. Il ne faut pas oublier que les leaders des pirates de l’air du 9/11 étaient des immigrants qui sont devenus radicalisés en Occident.

Et bien que notre visiteur de mosquées de Los Angeles, Ahmed, soit fictif, les pirates de l’air saoudiens Nawaf al Hazmi et Khalid al Mihdhar ne le sont pas. À leur arrivée en Amérique, ils ont rapidement fait de la mosquée du Roi Fahd le centre de leur vie, une base où ils ont bénéficié d’une assistance, se sont fait des amis, et ont sans doute pu trouver un renforcement moral - y compris peut-être à partir de la lecture du matériel de la mosquée - pour justifier leur mission planifiée de terreur contre les tours jumelles de New York. Fahad al Thumairy, un imam de la mosquée Roi Fahd à ce moment-là, était un extrémiste wahhabite bien connu et un diplomate saoudien que les Etats-Unis ont expulsé en 2003 en raison de soupçons de terrorisme.

Les convertis sont plus sensibles aux messages toxiques

Ceux qui sont récemment convertis avec une expérience limitée de l’islam peuvent être particulièrement sensibles au message « toxique » des publications saoudites. Adam Gadahn, qu’on croit être le « djihadiste américain » qui est apparu masqué sur une bande vidéo juste avant les élections de 2004 en menaçant que le sang coulerait sur les rues américaines, s’est converti à l’islam et est devenu radicalisé après avoir passé des heures à étudier l’islam avec sept ou huit autres jeunes hommes à la Société islamique d’Orange County, en Californie, selon ce qu’a dit le président de la mosquée cité dans le Washington Post.

Nous ne pouvons pas dire précisément ce que lui et son groupe ont lu, mais le président de la mosquée a déclaré au Post : « Ils étaient très rigides, et parlaient aux gens avec cruauté »…. Ils ont critiqué [le président de la mosquée] pour porter des vêtements occidentaux, pour ne pas porter une barbe, pour essayer de rejoindre les communautés juives locales. Utilisant son surnom « Danny », ils ont distribué des tracts autour de la mosquée l’appelant « Danny le Juif ».

Cette attitude reflète parfaitement les enseignements donnés par l’ambassade d’Arabie Saoudite dans plusieurs des documents de notre collection et dont des exemplaires ont été recueillis notamment à la Société islamique d’Orange County où Gadhan a étudié.

Lien entre l’enseignement de la haine et la violence

Des commentateurs saoudites eux-mêmes ont établi le lien entre, d’une part, le grand nombre de Saoudiens impliqués dans les attentats du 11 septembre et figurant parmi les prisonniers d’Al-Qaida à Guantanamo Bay et, d’autre part, la culture de rage et de violence religieuse qui fait partie de l’éducation religieuse saoudienne.

Une étude présentée à un forum saoudite de 60 intellectuels, chercheurs, oulémas et personnalités publiques convoqués par le Prince héritier saoudien Abdallah en décembre 2003 dans le cadre d’un « dialogue national », a trouvé de « graves défauts » dans les programmes d’études religieuses des écoles publiques pour garçons, en particulier en ce qui concerne les « Autres », soit les non musulmans et les musulmans non wahhabites.

Les chercheurs ont conclu que cette approche encourage la violence envers les autres, et induit erronément les élèves à croire que pour sauvegarder leur propre religion, ils doivent réprimer violemment et même éliminer physiquement les « Autres », selon un résumé de l’étude par MEMRI. Le forum saoudite a conclu avec des recommandations pour la réforme du programme d’études religieuses.

Campagne de relations publiques

Le gouvernement saoudien mène actuellement une campagne de relations publiques de plusieurs millions de dollars aux États-Unis. Entre autres activités, cette campagne annonce dans les journaux américains que les manuels scolaires du Royaume sont en cours de « mise à jour ». Nous n’avons pas cherché à enquêter sur cette allégation, mais nous restons sceptiques sur la base de nos propres récentes interviews avec des érudits religieux saoudites officiels qui ont nié que la réforme était nécessaire et ont déclaré que la réforme des manuels scolaires devrait « évoluer lentement au fil des ans ».

Nous avons confirmé que, en décembre 2004, les éditions rétrogrades non révisées des manuels saoudites et les collections de fatwas incitant à la haine qui sont parrainées par l’État restent très répandues et abondantes dans de nombreuses mosquées d’Amérique.

La propagation de l’extrémisme islamique, comme le wahhabisme, est le plus grave défi idéologique de notre temps. Le sénateur Jon Kyl, président du Sous-comité sur le terrorisme de la Commission judiciaire, qui a tenu des audiences sur le wahhabisme, a affirmé : « Un nombre croissant de preuves fiables et de recherches par des experts démontre que l’idéologie wahhabite qui domine, finance et anime de nombreux groupes ici aux USA, est effectivement contraire aux valeurs de tolérance, de droits individuels et de liberté telles que nous les concevons ».

Une idéologie totalitaire

L’extrémisme wahhabite est plus que de l’incitation à la haine. C’est une idéologie totalitaire de haine qui peut inciter à la violence. Le fait que cette idéologie de haine soit bien implantée dans notre pays grâce aux efforts d’un gouvernement étranger, à savoir l’Arabie saoudite, exige notre attention urgente. La presse a déjà décrit l’infiltration d’extrémistes dans les prisons et les aumôneries américaines.

Les publications saoudites décrites dans le présent rapport pourraient également faire peser une grave menace sur la sécurité des États-Unis et la traditionnelle culture américaine de tolérance religieuse et de liberté.

Une violation du droit international

Non seulement le gouvernement de l’Arabie saoudite ne dispose pas d’un droit - en vertu du premier amendement ou de tout autre document légal – de propager une idéologie de la haine au sein des frontières américaines, mais il bafoue les droits de l’Homme en le faisant. Un gouvernement qui prône l’intolérance religieuse et la haine viole les dispositions de l’article 18 de la Déclaration universelle des droits de l’homme sur la liberté et la tolérance en matière de croyances.

La présentation, dans certaines des mosquées américaines les plus éminentes (dont certaines reçoivent aussi le soutien de l’État saoudite), de ces publications faisant autorité qui sont parrainées par l’État saoudite constitue une violation continue du droit international.

Une lutte idéologique

Nous devons défendre avec plus de rigueur les idéaux américains d’égalité et de liberté contre la propagation de l’extrémisme islamique par le gouvernement saoudien. Le Rapport de la Commission sur le 11/9 déposé en 2004 a conclu que nos efforts dans ce domaine devraient être aussi forts qu’ils l’étaient dans « la lutte contre les sociétés fermées au cours de la guerre froide ».

Alors que les États-Unis formulent une politique étrangère, il faut prendre en considération les enjeux importants de la lutte idéologique au sein de l’islam et le rôle central que l’Arabie saoudite continue à jouer à cet égard.

Des enquêtes de sécurité au cours des deux dernières années ont donné lieu à l’expulsion des États-Unis des dizaines de diplomates saoudiens, certains ayant servi ici comme imams dans des mosquées et professeurs de religion. Un résultat est que l’Institut islamique et arabe des sciences en Amérique, une source de publications wahhabites extrémistes, est maintenant l’ombre de lui-même et l’ambassadeur saoudien Bandar a démissionné de la présidence de son board.

Ils ont fermé des organismes de bienfaisance saoudites liés au terrorisme à l’intérieur des États-Unis. Ils ont également invité l’ambassade d’Arabie Saoudite à fermer son radical Bureau des affaires islamiques et à réformer son site Web. Ces mesures ont freiné le flux de nouvelles publications wahhabites, mais elles ne résolvent pas la menace posée par les publications que ce personnel et d’autres fonctionnaires du gouvernement saoudien ont laissé derrière eux.

Étudier l’exportation de l’idéologie de haine

Freedom House approuve sans réserve la recommandation faite par la US Commission on International Religious Freedom pour une étude officielle de l’exportation d’une idéologie de la haine par les Saoudiens à travers le monde.

Nous pensons également, sur la base de notre propre étude, que les États-Unis ne devraient pas tarder à faire une protestation officielle au plus haut niveau du gouvernement saoudien au sujet de ses publications et des fatwas qui ornent les présentoirs de certaines de nos plus importantes mosquées, des mosquées dont le gouvernement saoudien continue, dans certains cas, de soutenir les opérations et le personnel.

Il est ironique que l’Arabie saoudite elle-même a publiquement annoncé le besoin de mettre à jour ses propres ouvrages éducatifs religieux pour assurer sa sécurité intérieure (mais il reste à vérifier si cette réforme est menée et dans quelle mesure). Pour le moment, les manuels non revus et les publications wahhabites concernées restent parmi les principales ressources religieuses pour les musulmans américains.

Le problème est aggravé lorsque certaines bibliothèques publiques et écoles américaines se fient aux centres et institutions islamiques wahhabites pour leurs propres acquisitions et leur curriculum. Ce faisant, le wahhabisme, qui est encore une secte minoritaire, est vu par les non musulmans comme la norme au sein de l’islam.

Affirmer les principes de liberté et des droits de l’Homme

Alors qu’ils s’engagent dans la combat idéologique, les États-Unis devraient affirmer les principes de la liberté religieuse et des droits de l’homme contre le wahhabisme saoudien et affronter directement les enseignements de l’idéologie saoudite haineuse.

Nous exhortons les leaders des mosquées de supprimer ces publications incitant à la haine. Nous encourageons également les sources privées de financement à combler le besoin de matériel éducatif dans les mosquées américaines avec des manuels et des tracts qui mettent l’accent sur la tolérance religieuse, les principes de la liberté religieuse individuelle et des autres droits humains fondamentaux.

Nina Shea, Directeur, Center for Religious Freedom,

par joeblack publié dans : INVASION
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Lundi 19 mai 2008

Irshad Manji, née en Ouganda en 1968, au sein d’une famille musulmane, elle est une écrivaine et journaliste canadienne.
Elle a été désignée par le New York Times comme le « pire cauchemar d’Oussama Ben Laden ».
Elle critique violemment les islamistes et les interprétations littérales du Coran, s’attaque aux pratiques extrémistes de l’islam, et notamment au traitement généralement infligé aux femmes par les musulmans.
Elle critique abondamment la politique palestinienne et les opinions de la plupart des musulmans concernant Israël.

En mars 2006, elle a co-signé,avec 11 intellectuels libéraux tels que Salman Rushdie, Ayaan Hirsi Ali, Taslima Nasreen, une lettre intitulée Manifeste des douze : “ensemble contre le totalitarisme”, en réponse aux très violentes réactions envers les caricatures danoises de mahomet.
Elle remet en question un grand nombre des interprétations historiques du coran, et recommande le concept d’Itjtihad, tradition musulmane de pensée indépendante.
Son best-seller the "Trouble with islam today"
« Le problème avec l’islam aujourd’hui » étrangement devenu « Musulmane mais libre »
dans son édition française a été traduit dans plus d’une douzaine de langues.


« L’Occident doit cesser de se laisser endormir par l’idée du multiculturalisme.»

« Je ne ferai jamais le pèlerinage à La Mecque car on y interdit l’entrée aux juifs et aux chrétiens »

Ecrit par : Victor DUMITRESCU | dimanche, 18 mai 2008

par joeblack publié dans : Islam
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Lundi 19 mai 2008
Le "patron" nous impose d'accepter l'islam et le terrorisme. Il est temps de nous réveiller!


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Nicolas Sarkozy n'est plus hostile à l'ouverture de «passerelles» avec les islamistes palestiniens.

Dans la plus grande discrétion, une première rencontre a eu lieu, il y a un mois environ, à Gaza, entre Yves Aubin de La Messuzière, diplomate français de haut rang en retraite depuis janvier, et les principaux responsables du Hamas, révèle Le Figaro. Ancien ambassadeur en Irak et patron de la direction Afrique du Nord, Moyen-Orient au Quai d'Orsay, La Messuzière s'est notamment entretenu avec Ismaël Haniyeh et Mahmoud Zahar, avant d'informer le Quai d'Orsay de ses discussions.

«Ce n'était pas une mission officielle, nous déclare l'intéressé, j'ai dit au Hamas qu'il devait se rapprocher au maximum des conditions imposées par l'Occident pour qu'on leur parle (mettre fin au terrorisme, reconnaître l'État hébreu et entériner les accords signés entre Israël et l'Autorité palestinienne, NDLR). Ils m'ont répondu qu'ils étaient prêts à accepter un État palestinien dans les frontières de 1967, ce qui équivaut à une reconnaissance indi­recte d'Israël. Ils se sont dits prêts à arrêter les attentats kamikazes, et ce qui m'a surpris, c'est que les dirigeants islamistes reconnaissent la légitimité de Mahmoud Abbas (le chef de l'Autorité palestinienne, NDLR). Dans tous les bureaux où je suis allé, son portrait était collé à ceux des responsables du Hamas», confie Aubin de La Messuzière, qui qualifie sa visite de «très utile».

Jusqu'à présent, les relations entre la France et le plus puissant parti intégriste palestinien étaient limitées aux services de renseignements. Elles avaient été interrompues en juin 2007, lorsque le Hamas conquit par la force la bande de Gaza. Mais, en août, les postes diplomatiques français de Tel-Aviv et Jérusalem recevaient un télégramme autorisant les services à renouer avec les islamistes. «Aujourd'hui, on passe à des contacts politiques», note un diplomate à Jérusalem.

À Amman, en Jordanie, un proche de la direction du Hamas reconnaît, de son côté, avoir reçu récemment «des chercheurs français qui voulaient savoir ce qu'ils pouvaient attendre du Hamas si on leur parlait». Et il ajoute : «La situation va se débloquer prochainement. De vrais contacts politiques vont avoir lieu.»

Évolution de doctrine

Ces premières rencontres confirment une évolution de la doctrine du président de la République sur le sujet. Passée inaperçue, la remarque de Sarkozy sur le Hamas lors de son intervention télévisée du 24 avril annonçait pourtant un changement d'approche à l'égard des intégristes palestiniens. Si la presse en a surtout retenu qu'«en tant que chef de l'État», Sarkozy «ne doit pas parler au Hamas (…) qui veut rayer Israël de la carte» , le plus intéressant était dans ce qu'il ajoutait à propos de la mission de l'ancien président américain Jimmy Carter, qui venait de rencontrer à Damas le chef du bureau politique du Hamas, Khaled ­Meshaal. «Qu'il y ait des passerelles pour discuter, après tout, moi je ne me permets pas de juger ce que font les uns et les autres, peut-être que ça sera utile un jour» , affirmait le locataire de l'Élysée. En fait, la rencontre de Gaza venait d'avoir lieu.

Pour la première fois, Sarkozy approuvait publiquement cette idée de «passerelle». Jusque-là, il avait tendance à diaboliser le Hamas, rejetant tout dialogue «avec des gens qui assassinent». «Le président a bougé», se félicite-t-on au Quai d'Orsay, où certains y ont vu «une validation du modèle syrien» : pas de contact entre lui-même et Damas, mais au-dessous, des «passerelles» peuvent donc être «utiles».

Le plus haut sommet de l'État fait montre de réalisme. La stratégie d'isolement du Hamas est inopérante. Ce dernier n'a rien cédé sur ce qu'on exige de lui pour qu'il devienne fréquentable, et la paix ne peut pas se faire avec la moitié seulement du peuple palestinien.

«On ne peut pas être plus royaliste que le roi» , ironise-t-on au Quai d'Orsay, où Bernard Kouchner pense, lui aussi, qu'il faudrait parler aux islamistes. Une majorité d'Israéliens, selon un récent sondage, approuvent les contacts avec le Hamas. Un ministre, Elie Yshaï, réclame même des discussions avec les intégristes.

«Les Français se rendent compte qu'ils sont prisonniers de leurs contradictions», souligne le chercheur Jean-François Legrain. Paris avait été l'une des dernières capitales européennes à s'opposer en 2003 à l'inscription du Hamas sur la liste des organisations terroristes dressée par l'UE. Mais aujourd'hui, le virage est difficile à négocier. «On s'attend à une opposition très forte des partisans d'Israël en France» , reconnaît-on au Quai d'Orsay. Le calendrier aussi est délicat. «Si les Français avancent trop vite, les Israéliens vont ruiner la visite de Sarkozy fin juin à Jérusalem», ajoute un expert du renseignement.

Paris souhaiterait que sur ce dossier très sensible une avancée puisse avoir lieu pendant les six mois de présidence française de l'Union européenne, à partir du 1er juillet.

La diplomatie française récupérerait ainsi les progrès réalisés par d'autres pays européens qui n'avaient pas ses réticences. Ces dernières années, Espagnols et Britanniques, notamment, ont su maintenir le lien avec les islamistes palestiniens.

Source: Le Figaro

par joeblack publié dans : dhimmitude
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