Lundi 30 juin 2008

 

Monseigneur Georges Casmoussa, l'archevêque catholique syriaque de Mossoul, en Irak, était ces jours-ci de passage à Paris, ambassadeur involontaire et malheureux de ses frères chrétiens, aujourd'hui persécutés dans leur propre pays. Depuis le début de l'invasion américaine, environ 400 000 chrétiens irakiens ont dû fuir leur pays. Assassinats de prêtres et attentats contre les églises se succèdent. Le 13 mars dernier, notamment, l'archevêque chaldéen de Mossoul était retrouvé mort, deux semaines après son enlèvement.

L'insécurité s'est-elle accentuée ces derniers mois pour les chrétiens d'Irak?
On ne peut pas parler d'aggravation. Dans certains quartiers de Bagdad, il y a moins de voitures piégées, de kidnappings, d'explosions. On voit davantage de monde dans la rue. En revanche, à Mossoul, le quotidien n'a pas changé.

Continuez-vous à exercez-vous votre ministère?
Absolument. Mais je me suis installé dans mon village natal, à une trentaine de kilomètres de Mossoul. Je retourne là-bas une fois par semaine. Avant la guerre, je donnais des cours aux laïcs dans l'église de Mossoul. Maintenant, nous nous retrouvons dans un monastère des faubourgs.

Pour autant, je passe toujours dans les petites rues qui mènent à l'évêché: le parcours est long de 200 mètres, que je fais à pieds, la main sur le coeur, mais c'est comme ça! Je suis évêque; je ne peux pas ne plus sortir. J'évite juste de me trouver trop près d'une patrouille américaine. Si je me laissais aller à la peur, j'aurais encore plus peur et cela ne changerait rien à la situation. Evidemment, je ne fais plus autant de visites pastorales. 

Les chrétiens irakiens subissent-ils une purification religieuse?
On peut dire cela, dans certains quartiers de Bagdad et de Bassorah, par exemple. L'assassinat terrible de Mgr Rahho n'a toutefois pas suscité la panique que l'on craignait. Il a même conforté la foi des chrétiens, qui ont vu en lui un vrai martyr de la foi. Pour nous, c'est un non-sens de tuer au nom de Dieu, le père des hommes.

Vous-même avez été enlevé, en 2005.
Quand ils m'ont mis dans le coffre de la voiture, je me suis dit: mon Dieu, ça a l'air sérieux. Donnez-moi la force d'accepter ce qui peut arriver. Je me suis préparé au pire en priant, et je peux vous dire que mon coeur n'a presque pas battu un seul coup de plus que la normale!

Mon calme m'a permis de trouver les mots pour prendre l'ascendant psychologique sur mes ravisseurs. Lorsque l'un d'entre eux m'a mis le couteau sous la gorge, en lançant "Au nom du Dieu clément", je me suis dit: Dieu ne peut pas être à l'origine de cela. Ce sont les hommes qui sont responsables, ceux qui comprennent les textes sacrés de façon insensée. J'ai prié à haute voix en disant: "J'offre le sacrifice de ma vie pour la paix de l'Irak et pour que les enfants musulmans et chrétiens se mettent, main dans la main, à reconstruire ce pays".

Après, la conversation a bifurqué. L'islamiste qui me menaçait m'a demandé pourquoi les prêtres catholiques ne se mariaient pas et pourquoi nous appelons Jésus le fils de Dieu. Je lui ai répondu, en cherchant des mots simples, surtout pas blessants et tout en pensant que c'était peut-être ma dernière leçon de catéchisme!

Il a posé son pied sur le mien, ligoté comme mes mains. Je lui ai dit: "Je vous ai parlé comme à mon frère; pourquoi me traitez-vous comme cela?" "On ne vous a rien fait de mal", m'a-t-il répondu. "Oui, les hommes bons ne rencontrent que les hommes bons", ai-je rétorqué. Puis le chef est venu. Il a lancé: "Vous êtes évêque, et vous communiquez avec les Américains". "Non, ils nous ont pris notre pays", ai-je dit. Après, ils ont téléphoné à l'évêché, et on m'a libéré.

Une rançon a-t-elle été versée?
Pas que je sache.

Vous êtes-vous tournés, vous et les autres chrétiens d'Irak, vers les Américains afin de leur demander d'améliorer votre sécurité?
Nous ne voulons pas de leur protection, parce qu'elle représente un danger pour nous et parce que je n'y crois pas. L'armée américaine ne nous apporté que du gâchis et du terrorisme. Où est la démocratie que George Bush prétendait importer ici? Je préfère la protection des Irakiens musulmans qui vivent à nos côtés. Un occupant, quel qu'il soit, doit finir par rentrer chez lui.

  • Après tout, ce sont eux qui voient...
  • JB.
par joeblack publié dans : Islam
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Lundi 30 juin 2008

 
Dans cette ville paisible, des victimes traumatisées défilent depuis quinze jours chez l'armurier

'est un indicateur inquiétant du traumatisme causé par une nuit d'émeute. Depuis les incidents du 14 juin à Vitry-le-François (Marne), où des groupes de jeunes avaient détruit une soixantaine de voitures et s'en étaient pris aux forces de l'ordre après le meurtre d'un de leurs camarades tué au cours d'une rixe, les habitants se sont précipités vers l'armurier de la ville dans l'idée de s'équiper en moyens de défense.

 

par joeblack publié dans : délinquance
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Lundi 30 juin 2008
Qu'on ne vienne plus nous parler de méfiance ni de devoir de repentance envers l'Algérie. Samedi 5 juillet, des algériens vont certainement fêter en France, comme chez eux, ce quarante-sixième anniversaire du massacre des européens dont le sang a coulé à flots...  Ce jour là, la chasse aux blancs était ouverte...

 

L'épisode le plus dramatique de l'indépendance algérienne a lieu à Oran. Cette grande ville de la côte occidentale (400.000 habitants) était la seule à majorité européenne pendant la période coloniale. De nombreux pieds-noirs y étaient encore présents au lendemain de l'indépendance. D'autres, fuyant le bled (la campagne), s'y étaient installés dans l'attente d'un hypothétique exode.

Une ville sous tension

Du 1er juillet, date du vote de l’indépendance jusqu’au 4, il n’y a en ville que quelques défilés de voitures surchargées de musulmans, hommes et femmes hurlant des slogans et des you-you, plutôt bon enfant… Le 5 juillet 1962, la radio donne l'ordre aux habitants d’ouvrir les magasins, les bureaux et de reprendre le travail.

Mais dès le matin, une foule déferle des quartiers arabes vers les quartiers européens, de la place Kargentah vers la Place d’Armes, «pour un défilé pacifique». La plupart des manifestants n'en sont pas moins armés. À 11 heures, un coup de feu retentit sur la place d’Armes, un signal sans doute. Des cris jaillissent : «L’OAS, c’est l’OAS qui nous tire dessus !» Assertion invraisemblable car nul n'aurait été assez fou pour provoquer ainsi une foule déjà surexcitée.

C'est le début d'un carnage : une chasse à l’Européen commence, sauvage, systématique, dans toute la ville. On égorge, on tue au revolver ou à la mitraillette, on prend des rues en enfilade, tuant tout ce qui bouge, on pénètre dans les restaurants, les magasins, les appartements, assassinant les pauvres gens avec des raffinements de cruauté, arrachant des yeux, coupant des membres.

Les auxiliaires de l'armée algérienne, les ATO, emmènent les Européens prisonniers par longs cortèges vers le commissariat central où ils sont battus et tués, ou vers le Petit Lac, ou vers la Ville Nouvelle. Pourtant, dans cette folie sanguinaire, des musulmans sauvent des Européens, d’autres font délivrer des prisonniers.

Le général Joseph Katz, qui commande les 18.000 soldats français encore à Oran, téléphone au président Charles de Gaulle pour l’informer de l’ampleur du massacre. «Ne bougez pas !» lui est-il répondu. Les soldats restent dans les casernes.

La tuerie dure près de six heures. Lorsque, à 17 heures, les gendarmes français sortent enfin dans la rue, le calme revient aussitôt. Les cadavres jonchent la ville, on en trouve pendus aux crocs des bouchers, dans des poubelles… Dans la chaleur de juillet, la puanteur est horrible. Soldats français et algériens déversent par camions les cadavres dans le Petit Lac et les couvrent de chaux vive. Nul ne sait le bilan exact du massacre.

On parle dans les semaines qui suivent de plus de 2.000 morts et de quelques centaines de disparus… Des disparus qui seront signalés plus tard dans les mines de l’Algérie, dans des prisons, des maisons closes et des bars à soldats...

L'instinc animal primaire battait son plein, ce 5 juillet 1962; mais on ne tuait pas pour manger... Pour le plaisir, seulement... 

par joeblack publié dans : racisme anti-blancs
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Lundi 30 juin 2008

     

     ISLAMABAD, 29 juin (Xinhua) 


Les forces de sécurité  pakistanaises ont poursuivi dimanche pour le deuxième jour  consécutif une opération militaire contre des groupes extrémistes  dans une région tribale, après avoir détruit deux positions  rebelles, a-t-on appris auprès des sources gouvernementales. 

     Le gouvernement pakistanais a envoyé des renforts dans la région Khyber, située tout près de Peshawar, le chef-lieu de la province  de la Frontière Nord-Ouest. 

     Trois groupes extrémistes, Lashkar-e-Islam, Ansar-ul-Islam et  Amar bil Maroof Wa Nahe Anil Munkir, étaient très actifs dans la  région Khyber. 

     Des combattants de Lashkar-e-Islam, qui contrôlent plusieurs  routes et villages de la région, se sont impliqués dans des  combats violents contre le groupe rival Ansar-ul-Islam. Au moins  20 personnes ont été tuées dans des affrontements ces deux  dernières semaines. 

     "Nous sommes en train de lancer une opération à la demande du  public et en vertu des instructions du gouvernement", a indiqué  Muhammad Alam Khattak, responsable de l'opération. 

     L'inspecteur général d'une force paramilitaire, Corps Frontalier, a déclaré samedi que l'opération devrait se poursuivre à moins que "les cliques de criminels" ne soient pourchassées de la région. 

     Tous les marchés à Bara, une des principales villes de la région Khyber qui est connue pour des marchandises étrangères, restaient  fermés dimanche lorsque les forces de sécurité conseillaient aux  habitants de rester à la maison. 

     Les forces paramilitaires et la police ont pris part à  l'opération, alors que l'armée ne s'y est pas impliquée, selon les sources gouvernementales. 

     Athar Abbas, porte-parole de l'armée, a indiqué que l'opération  visait à pourchasser les terroristes et les criminels. 

     Environ 5.000 agents de sécurité ont participé à l'opération et  quelque 400 hommes supplémentaires ont été envoyés dimanche, selon la presse locale. 

     Le gouvernement a déployé des chars et des véhicules blindés  dans la région pour soutenir les forces terrestres.

par joeblack publié dans : terrorisme
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