Après deux soirées de
véritable guérilla urbaine, un « certain apaisement » (selon la formule officielle consacrée) semble être revenu à Villiers-le-Bel la nuit dernière. La préfecture du
département a évoqué une soirée « beaucoup plus calme » que celle de lundi à Villiers-le-Bel et dans les communes limitrophes, « seulement » marquée par
« quelques feux de poubelles et quelques dizaines de véhicules incendiés ». Plusieurs départs de feux devant des magasins ont également été signalés.
Une nouvelle fois, l’absence de Nicolas Sarkozy plus prompt à offrir de la technologie industrielle et des délocalisations aux Chinois, a été diversement commentée. Le petit maître de l’Elysée
ne prévoit pas pour le moment de faire lire aux « Jeûnes » la Lettre de Guy Môquet afin de les calmer un
tantinet…
Le Premier ministre (si, si, il y en a un en France… !) François Fillon s'est rendu sur place dans la soirée, et a justifié ce déploiement des forces de l'ordre. Le RAID, l’unité spéciale d’intervention de la police, aurait été dépêché pour appréhender certains meneurs. Une fermeté affichée qui cache mal un certain désarroi gouvernemental devant cette crise. Plus d’un millier de policiers ont été déployés durant toute la nuit, ce qui n’a pas empêché des affrontements sporadiques et la destruction de plusieurs dizaines de véhicules. Une vingtaine d’individus, dont de nombreux mineurs, ont été interpellés. Le bordel organisé semble s’installer sur la ville meurtrie par la sauvagerie des allogènes. De nombreuses communes de banlieues, Verneuil sur Seine, Toulouse et encore d’autres villes de France ont connu une nuit assez agitée. C’est grand, c’est beau la France d’après !
Union des Patriotes