
Nous traduisons pour vous des extraits de cet éditorial.
Chaque journée que l’institutrice britannique Gillian Gibbons passe dans une prison soudanaise pour avoir nommé un nounours du nom de Mahomet est une abomination et une preuve additionnelle de la nécessité d’une réforme de l’islam. Ms Gibbons est accusée de blasphème et risque la flagellation et la prison Des Soudanais enragés par ce « sacrilège » ont protesté dans les rues et menacé d’attaquer l’école où Ms Gibbons enseignait, forçant la fermeture de l’établissement jusqu’en janvier.
Ces événements rappellent les réactions d’une ampleur grotesque qu’a suscitée la publication des caricatures de Mahomet par un journal danois en 2005. Des émeutiers enragés ont fait plus de 80 morts dans le monde musulman et détruit de nombreuses entreprises occidentales.
La situation de Ms Gibbons est similaire à celle de la jeune femme de 19 ans qu’un tribunal saoudien a condamné à 200 coups de fouet pour avoir été victime d’un viol collectif. Le tribunal a estimé qu’elle avait provoqué ses agresseurs parce qu’elle se trouvait seule dans une voiture avec un homme étranger à sa famille. Sept jeunes hommes enragés par cette « promiscuité » l’ont extraite de la voiture sous la menace d’un couteau et sauvagement agressée.
Ces incidents sont la marque d’une société moralement primitive. Il ne faut pas être très civilisé pour blâmer la victime d’un viol, ou pour flageller une enseignante qui a commis un impair culturel mineur.
L’hypersensibilité du clergé musulman est parfois insensée même en regard de la logique interne de l’islam. En 2001, un médecin pakistanais, Younus Shaikh, a été condamné à mort pour avoir suggéré que Mahomet ne pouvait pas avoir été musulman avant l’âge de 40 ans, âge qu’il avait au moment où Allah se serait révélé au fondateur de l’islam. Malgré que cette proposition aurait dû être évidente… le Dr Shaikh a consacré plus de 2 ans de sa vie à lutter pour la commutation de sa peine.
Tant que l’islam n’aura pas entrepris une réforme majeure du type de celle que la chrétienté a entreprise il y a déjà plusieurs siècles, les nations musulmanes traditionnelles et toute personne qui désire s’y rendre s’exposeront à des risques de manifestations de barbarie, de fanatisme de foules enragées et des dogmes absurdes qu’illustrent les événements que nous avons décrits.