Dimanche 20 janvier 2008
J'ai un message: que toutes les personnes "en règle" qui sont donc pour la perte de l'identité française, qui ont manifesté à cette occasion accueillent chacun un sans-papiers chez eux et on en reparle dans peu de temps...
Joeblack


Plusieurs milliers de personnes ont manifesté en France à l'occasion de la journée européenne contre l'enfermement des étrangers, pour dénoncer l'allongement à un an et demi de la durée de rétention.

«Arrêt des rafles, arrêt des expulsions, fermeture des centres de rétention», scandent les manifestants. Entre 5000 et 8000 personnes ont manifesté dans toute la France contre l'enfermement des sans-papiers, à l'occasion d'une journée de mobilisation européenne.

Une mobilisation pour dénoncer non pas les conditions de rétention, mais «le fait même de mettre des gens dans des prisons administratives sans jugement», explique Richard Moyon, porte-parole de RESF. «Les sans-papiers n'ont commis aucun crime et se retrouvent bannis de leur vie, de leur métier, de leur famille». En tête du cortège, se trouvaient Arlette Laguiller (LO), Denis Baupin (Verts), Olivier Besancenot (LCR) ou encore Mouloud Aounit (MRAP).

 

Dix-huit mois de rétention ?

Cette journée de mobilisation européenne vise surtout à dénoncer un projet de directive européenne. Celle-ci prévoit que la rétention des immigrés pourra être étendue à un an et demi dans toute l'Union Européenne. En France, actuellement, la rétention ne peux dépasser 32 jours. Mais dans sept autres pays de l'UE, elle est illimitée, tandis qu'elle atteint déjà 18 mois maximum en Allemagne et à Malte. Le projet prévoit aussi que toute personnes renvoyée ne pourra plus revenir sur le territoire européen pendant cinq ans.

Un projet dénoncé par l'association la Cimade, seule association habilitée à intervenir dans les centres de rétention. Elle parle d'une «directive de la honte», et d'une «logique inhumaine» avec une «politique d'enfermement qui pourrait devenir le mode normal de gestion des populations migrantes». Une pétition européenne contre la directive compte à ce jour 25.000 signataires.

 

Visite d'un centre

De légers incidents ont eu lieu lorsque la manifestation parisienne est arrivée aux abords du centre de rétention de Vincennes. Les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes pour empêcher des manifestants de s'approcher du centre.

Un peu plus tôt dans la matinée, une dizaine de parlementaires ont usé de leur droit de visite dans ces centres, en se présentant au Mesnil-Amelot, en Seine-et-Marne, où un mouvement de protestation de sans-papiers avait eu lieu en décembre. Une visite critiquée par l'UMP.

«Je sors en très mauvais état» de cette visite, a déclaré Christiane Taubira, députée PRG de Guyane. «Les gens surgissent avec tous les stigmates de la misère morale», a-t-elle affirmé, notant toutefois que les lieux, tout en relevant d'«un univers carcéral», étaient «propres». Une trentaine de militants et sympathisants de RESF s'étaient rassemblés devant ce centre, dont l'acteur Charles Berling et la journaliste Florence Aubenas.

par joeblack publié dans : France
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