
Formation
- Echec au BAC en 1983, réussite l’année d’après
- Départ pour l’école navale militaire de Brest la même année
- Retour aux Comores deux ans après
CARRIERE
Il est affecté à la F.A.C (Forces Armées Comorienne) à Ngazidja où il faisait partie du groupe de centre nautique de Moroni. Il s’est tellement illustré dans différentes malversations, que le
commandant Ahmed Mohamed Hazi s’en est débarrassé par une affectation à Anjouan, Patsy.
Après la mise en place du centre nautique d’Anjouan avec le concours de la France, le sous-lieutenant Mohamed BACAR fut
affecté comme responsable avec comme mission la surveillance des biens, du matériel du port et de la des côtes.
Des moyens colossaux ont été affectés pour ces missions (des hommes, des bateaux à grande vitesse, des moteurs hors bords, des voitures, beaucoup de carburant…)
Qu’a-t-il fait à cet instant ?
Il a utilisé les moyens humains et matériels mis à sa disposition à des fins personnelles.
C’est ainsi qu’on a vu à Anjouan
- le trafic de cigarettes
- le trafic humain (immigration clandestine vers Mayotte avec leurs lots de malheurs)
- le trafic d’alcool
- le trafic de drogue
- L’offre de moyens logistiques aux voleurs qui sévissaient à Mayotte par le biais du transfert des biens volés à Anjouan
- Le cambriolage de contenaires au port d’Anjouan.
On en veut pour preuves le flagrant délit constaté à Sima par l’adjudant Saindou (originaire de Bimbini) de la gendarmerie nationale : Les 4 vedettes, les voitures et les trafiquants étaient
tous du centre nautique et à leur tête le lieutenant Mohamed BACAR.
Immédiatement après, le coopérant francais le sergent chef Paillette du centre nautique à fait un rapport à son
chef de l’ambassade le colonel Pierre DA SILVA pour dénoncer ces dérives mafieuses souhaitant que les autorités françaises demandent la révocation de Mohamed BACAR au sein de ce centre.
Le rapport à fait grand bruit à Anjouan dans les milieux autorisés et pour satisfaire les autorités françaises, Mohamed BACAR fut écarté momentanément de l’île pour un séjour aux USA et à son
retour, il fut affecté à la gendarmerie nationale et bénéficia d’une formation judiciaire à Melun, France.
Maintenant qu’il est gendarme ! ! !
Il s’est reconstitué un réseau de mafieux (gendarmes fidèles comme au port d’Anjouan), notamment avec les fameux RACE de Hampanga, OUBAD de Mirontsy, ADE de Bazimini, …c’est devenu une
habitude, il est nommé responsable du service et des moyens de la gendarmerie. Il s’occupait notamment du recouvrement de tout ce qui est amende, passeport, etc.
Evidemment, des heurts ont lieu pendant toute cette période avec sa hiérarchie car l’argent n’était pas reversé au trésor public.
En fait, Mohamed BACAR ne respecte rien, il est sans loi ni foi et comment ! ! !
Son rôle politique dans la période de sécession (1997-2001)
- Il hérite du commandement de la gendarmerie. Qu’a-t-il fait ?
- Il s’est octroyé le plein pouvoir à l’aéroport d’Anjouan en percevant les droits et taxes inhérentes à cet aéroport sans reverser un franc au trésor public
- Il a fait tout pour qu’un Etat Anjouanais ne puisse voir le jour
v Justice non assistée par la gendarmerie
v Sécurité des biens et des personnes non assurées
v Incitation à la division d’Anjouan
- Il était le seul officier d’Anjouan à percevoir un double salaire (gouvernement fédéral de Moroni et gouvernement Anjouanais)
- Il a mal vécu la
nomination du lieutenant colonel ABEID en tant que Président d’Anjouan après la guerre civile en refusant son autorité, et ceci en dressant les officiers et sous-officiers contre la personne
du Président et bloquant ainsi la bonne gouvernance de l’Etat d’Anjouan.
Les conséquences ont été nombreuses et incalculables.
L’insécurité permanente, la paralysie totale de l’administration, la recrudescence des incivilités et les coups de feu intempestif des voyous ont amené le président ABEID à créer d’urgence le
G.I.R. (Groupe d’Intervention Rapide).
Comme par enchantement, une fois que Mohamed BACAR a accédé au pouvoir les armes se sont tues.
Le renversement du Président ABEID
Mohamed BACAR avec sa clique ont décidé de chasser ce dernier du pouvoir le jour où celui-ci a exigé que la gendarmerie ne soit plus percepteur de taxes et amendes et que tout doit être
directement reversé au trésor public ; ce qui anéantissait du jour au lendemain le train de vie de Mohamed BACAR et de tous ces proches.
Pour destituer ABEID, Mohamed BACAR a demandé l’aide financière et militaire auprès du colonel AZALI, Président de la R.F.I.C. et en contre partie du regroupement d’Anjouan dans le giron du
pouvoir fédéral de Moroni. AZALI s’est précipité pour le financer et l’armer.
Au pouvoir depuis trois ans après
Il ne fait rien pour qu’Anjouan progresse.
Il dilapide les biens avec son frère Abdou, Race, Majunga, Oubad, Yahaya, Duclin, Abdallah Mohamed, Abdou M’hindi, etc et quelques mafieux venus de l’étranger
(E.D.A, Port, Société off shore dont le siège est à la présidence…) et même l’autonomie administrative (acquise par tant de souffrances, de sang, de pertes de vie humaines…) s’évapore tout
doucement mais sûrement.
-Aujourd’hui le niveau de vie a beaucoup baissé
Prix très bas à l’intérieur de l’île : du girofle, de la vanille, de l’huile d’ylang-ylang alors que les cours pour certains de ces produits sont relativement élevés au niveau mondial.
Mohamed BACAR et ses acolytes empochent directement la différence auprès des opérateurs locaux en laissant en touche les paysans.
-Aujourd’hui, il y a abandon total de la bonne gouvernance
Pas de politique administrative, économique, abandon de l’éducation, de la santé, de l’énergie…
Le président mène un train de vie incommensurable au vue de l’économie Anjouanaise
Hôtel Concorde La Fayette : 300000 F des Comores/jour, Hôtel Hilton près de la tour Eiffel 350000 F des Comores/jour
Des voyages incessants en Suisse
Pourquoi faire ?
Et même en France qu’est ce qu’il va faire si ce n’est pour rencontrer le député de Mayotte M. Kamardine MAANSSOUR (un petit saut à Mayotte suffirait amplement) ?
-Aujourd’hui, une dictature qui ne dit pas son mot s’est installée dans notre île,
Tous les moyens humains et financiers appartiennent à la famille BACAR de Barakani, il faut voir quand le président se déplace à l’intérieur de l’île, toute l’armée est mobilisée, alors
qu’ailleurs (France, Mayotte, Réunion, Suisse), il est tout seul avec ses bagages.
Depuis que ces activités mafieuses de l’étranger ont été dénoncés, on peut noter que Mohamed BACAR ne s’est pas rendu en
Suisse depuis six mois !
Par contre, son inséparable Race muni d’un passeport diplomatique est devenu son convoyeur de fond vers Mayotte, le dit Race est passé du grade de sergent au grade de sous-lieutenant.
Le trafic humain sur Mayotte continu, géré par l’ami de toujours Oubad de Mirontsy devenu intouchable."
L'ex-président renversé de l'île comorienne d'Anjouan, Mohamed Bacar, traqué depuis deux jours aux Comores, a fui mercredi dans l'île française de Mayotte où il a demandé le droit d'asile, selon une source proche du dossier et une source officielle à Mayotte.
"Le colonel Mohamed Bacar est arrivé à 15h00 locales (12h00 GMT) à Mayotte mercredi à bord d'un bateau rapide. Il était accompagné d'une dizaine de personnes, dont certaines armées", a indiqué cette source sous couvert d'anonymat.
"M. Bacar est actuellement en zone de rétention ainsi que les personnes qui l'accompagnaient. Ils ont tous fait une demande d'asile politique en France suite aux évènements intervenus à Anjouan", a précisé cette source.
Une source officielle française interrogée par l'AFP par téléphone à Mayotte a confirmé mercredi soir sous couvert d'anonymat que "M. Bacar est arrivé à Mayotte et a fait une demande d'asile".
De son côté, le ministre de la Défense comorien et directeur de cabinet du président de l'Union des Comores, Mohamed Bacar Dossar, s'est refusé mercredi soir à commenter ces informations.
Plus tôt, M. Dossar avait émis des craintes quant à la possibilité que M. Bacar se soit enfui d'Anjouan vers Mayotte.
"Il y a une semaine, des mandats d'arrêts internationaux ont été lancés contre lui et ses principaux collaborateurs pour rébellion et tortures", avait-il déclaré à l'AFP.
"Nous en avons informé la France au cas où ils tenteraient de se réfugier à Mayotte, mais nous n'avons reçu aucune garantie", avait-il notamment précisé.
L'ex-homme fort d'Anjouan était activement recherché depuis le début mardi à l'aube de l'opération "Démocratie aux Comores" lancée par l'armée comorienne et les troupes mandatées par l'Union africaine (UA) pour renverser les autorités jugées illégales d'Anjouan.
La France a soutenu l'opération en transportant des troupes africaines jusqu'aux Comores.
Le gouvernement et l'UA reprochent à M. Bacar d'avoir maintenu l'organisation du scrutin alors que l'Union en avait demandé le report après des affrontements en mai 2007 entre l'armée comorienne et des gendarmes fidèles à M. Bacar. Depuis, celui-ci a refusé d'organiser un nouveau scrutin.
M. Bacar avait pris le pouvoir lors d'un coup d'Etat en 2001, puis avait été élu président d'Anjouan en mars 2002.
Anjouan, la plus pauvre des trois îles de l'archipel des Comores (Grande-Comore, Mohéli, Anjouan) est le point de départ de nombreux candidats à l'émigration clandestine à Mayotte, qui y partent dans de petites embarcations à la recherche de meilleures conditions de vie.
l Mercredi, l'Union des Comores a décidé de nommer l'un des vice-présidents de l'Union, Ikililou Dhoinine, pour administrer Anjouan, dans l'attente d'un gouvernement de transition.
M. Dhoinine est arrivé mercredi à Mutsamudu, accompagné d'une délégation de quatre ministres comoriens et du secrétaire général du gouvernement.
Plus tôt mercredi, le ministre comorien de la Défense avait déclaré à l'AFP à Mutsamudu qu'Anjouan n'était "pas encore totalement sous contrôle", au deuxième jour de l'opération militaire.
"La priorité absolue, c'est de rétablir l'autorité de l'Etat dans l'île d'Anjouan et refaire fonctionner le port, l'administration, pour que la vie redevienne normale", avait-il indiqué.
"Nous avons une centaine de nos gendarmes qui sont déployés à Anjouan pour rechercher les partisans de Bacar et les arrêter ainsi que ses proches collaborateurs", avait-il dit, ajoutant: "Nous avons l'intention de réintégrer dans l'armée et dans la force de sécurité intérieure d'Anjouan, les éléments de la Force de gendarmerie anjouanaise (FGA), ceux qui sont récupérables".
"La FGA était (...) une armée privée équipée d'armes de guerre, et vous ne pouvez pas avoir deux armées dans un même pays", avait-il conclu.f