Dans une résolution adoptée à l’unanimité le 15 avril, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe* a appelé les
gouvernements européens à condamner et combattre «l’islamophobie** », concept foireux qui, au nom d’un anti-racisme dévoyé, amalgame la critique d’une religion à la haine raciale.
Elle demande également que les manuels scolaires européens présentent l’Islam sous un jour positif, et que les minarets puissent pousser sans contrainte.
Voici quelques extraits choisis de cette résolution :
Résolution 1605 (2008)
l’Assemblée invite les Etats membres du Conseil de l’Europe :
9.2. à condamner et combattre l’islamophobie;
9.7.8. en supprimant tout obstacle juridique ou administratif sans objet à la construction d’un nombre suffisant de lieux de culte adaptés à la pratique de la religion islamique;
9.7.9. en s’assurant que les manuels d’école ne donnent pas de l’islam l’image d’une religion hostile ou menaçante;
9.12. à encourager des projets informatifs sur la contribution de l’islam aux sociétés occidentales afin de surmonter les stéréotypes sur l’islam;
10. L’Assemblée appelle les dirigeants et les personnalités qui influencent l’opinion à agir de façon responsable afin d’éviter d’encourager la discrimination et l’islamophobie.
La résolution appelle également à dissocier la citoyenneté de la nationalité en ouvrant le droit de vote et d’égibilité aux étrangers, ne serait-ce qu’aux élections locales. Une fois cette porte enfoncée, il n’y aura pas une seule raison valable de ne pas accorder ce droit aux élections nationales et européennes.
9.7.4. en accordant aux immigrés en situation régulière le droit de vote et d’éligibilité, au moins aux élections locales et régionales, afin qu’ils puissent avoir une influence sur l’administration publique et les autorités au niveau local;
Alors il s’agit ici de morceaux choisis. La résolution complète se veut certes plus équilibrée, appelant également la communauté musulmane et ses représentants à des efforts afin de respecter les droits de l’homme et les principes de laïcité, ainsi qu’à condamner clairement l’extrémisme et le terrorisme. Elle se veut équilibrée, mais elle ne l’est pas.
Elle ne l’est pas, car elle accepte l’inacceptable : elle accepte un processus d’islamisation du continent en échange de… tenez-vous bien… la modération des musulmans. Car c’est bien là les vrais termes du marché de dupes qu’est cette résolution : soyez modérés et nous construirons mosquées (9.7.8), glorifierons l’islam dans les manuels scolaires (9.7.9), permettrons aux masses islamiques déjà présentes d’exercer un rôle politique sans qu’elles n’aient à satisfaire aux exigences des procédures de naturalisation ni à manifester le désir de faire partie du pays d’adoption (9.7.4), rééduquerons les masses européennes qui ne sont pas convaincues des bienfaits islamiques (9.12 et 10), et punirons les récalcitrants qui refuseront de se soumettre au nouvel ordre islamiquement correct (9.2).
La modération des musulmans contre l’islamisation douce du continent, quel marché de dupes, quelle myopie et quelle lâcheté de la part des parlementaires du Conseil de l’Europe. Ce n’est certainement pas en courbant l’échine devant l’islam qu’on arrivera à le modérer (si tant est qu’un aggiornamento de l’islam soit un jour possible, mais ceci est un autre débat), mais, bien au contraire, en ne montrant ni faiblesse ni tolérance pour ce totalitarisme.
On ne négocie pas avec l’infâme, on l’écrase. C’est là d’ailleurs le meilleur service que l’Europe pourrait rendre aux millions d’hommes et de femmes qui vivent sous le joug de la culture et de la religion islamiques sur notre continent.
Information signalée par Artichaud
** islamophobie : Un extrait d’un texte de Pascal Bruckner
L’islam est intouchable: le critiquer ou le soupçonner, c’est faire preuve de racisme. Telle est la nouvelle vulgate que tente d’accréditer le Mrap, un certain nombre de médias et de chercheurs et une partie des dirigeants politiques. De quoi s’agit-il en l’occurrence? De soustraire la religion coranique à l’épreuve que subissent, depuis longtemps, les deux autres monothéismes existants: l’épreuve de la remise en cause. […]
On a parfaitement le droit, jusqu’à preuve du contraire, de vomir les religions dans leur ensemble, de les juger mensongères, abrutissantes, abêtissantes. Ou alors faut-il rétablir le crime de blasphème comme il y a peu avec Salman Rushdie ? Il y a plus grave, toutefois, et que prouve le libelle de Vincent Geisser : il vise avant tout à pénaliser ces musulmans dits modérés ou agnostiques qui souhaitent s’émanciper de l’intégrisme. C’est là que le concept d’islamophobie se révèle une machine de guerre pernicieuse au service d’intérêts particuliers : elle consiste à stigmatiser ceux des intellectuels, religieux, journalistes, philosophes d’origine maghrébine qui osent critiquer les principes de leur foi, en appellent à une relecture du Coran ou plaident pour une séparation des pouvoirs temporel et spirituel. Cela permet de les désigner à la vindicte de leurs coreligionnaires extrémistes en dressant une véritable liste de proscription (où l’on retrouve pêle-mêle Dalil Boubakeur, Soheib Bencheikh, Malek Boutih, Rachid Kaci, Latifa Ben Mansour, Mahammed Sifaoui, Abdelwahab Meddeb et beaucoup d’autres).
Pascal Bruckner
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