
La Grande Mosquée de Paris a demandé lundi «une ferme réaction des pouvoirs publics» après la tentative d'incendie d'une mosquée du sud-ouest de la France, y voyant la marque d'une «tendance islamophobe».
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Dimanche matin, le hall d'entrée de la mosquée de Colomiers a été endommagé par un incendie volontaire rapidement maîtrisé par les secours. Le 6 avril, 148 tombes de soldats musulmans avaient été
profanées dans le cimetière militaire de Notre-Dame-de-Lorette (nord).
«La Grande Mosquée de Paris condamne avec force l'agression incendiaire d'une mosquée à Colomiers», écrit dans un communiqué son recteur Dalil Boubakeur, également président du Conseil français
du culte musulman (CFCM).
Le CFCM est une instance de représentation, auprès des pouvoirs publics, des musulmans de France (environ 4 millions).
«Cette nouvelle profanation, aussi criminelle que symbolique, indique clairement la tendance islamophobe dont les résurgences ici ou là ne cessent de nous inquiéter», affirme-t-il.
«Nous attendons une ferme réaction des pouvoirs publics afin que l'Islam de France conserve sa sérénité et que tout soit fait pour préserver sa tranquillité actuelle», selon le texte.
La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, avait fait part dimanche de son «indignation», assurant l'ensemble de la communauté musulmane de France de «sa solidarité».
Le représentant de l'État dans la région Midi-Pyrénées, le préfet Jean-François Carenco, a rendu lundi une «visite républicaine» de soutien aux fidèles de la mosquée de Colomiers.
Selon la police, le ou les incendiaires ont franchi une première porte non fermée à clef, puis brisé la vitre d'une seconde porte pour entrer dans une salle où ils ont mis le feu à un
containeur-poubelle traîné depuis l'extérieur du bâtiment.