Des représentants des musulmans en Italie ont lancé officiellement mercredi en présence du ministre de l'Intérieur Giuliano Amato le projet d'une "Fédération de l'islam italien qui se reconnaît dans la Constitution" et qui peut lutter efficacement contre l'extrémisme.
Ces représentants ont signé une "Déclaration d'intention" visant à mettre sur pied "un groupement islamique modéré et pluraliste (...) protagoniste d'un dialogue inter-religieux".
Le document énumère certains des principes fondamentaux à la base de la future fédération, notamment "l'égalité entre l'homme et la femme" et "la liberté religieuse partout dans le monde" mais aussi "le rejet de liens avec toute organisation intégriste (...) et de tout type de fondamentalisme".
"C'est un document important (...) et une belle journée pour les relations entre l'Etat italien et la religion" islamique, s'est félicité devant la presse M. Amato.
Il a souligné en particulier la volonté de la future fédération de résoudre "deux problèmes spécifiques: la réglementation (pour la construction, ndlr) des mosquées et la formation des imams".
Aujourd'hui les musulmans en Italie prient aussi bien dans des mosquées que dans des garages ou des appartements, et il n'y a aucune formation spécifique pour les imams dont certains ont même été expulsés pour avoir prêché la violence.
"Ici, dans notre fédération, il n'y a pas de place pour l'extrémisme, pour ceux qui ne reconnaissent pas le caractère sacré de la vie ou l'égalité homme-femme"*, a assuré Souad Sbaï, présidente de l'association des femmes
marocaines en Italie et élue député dans les rangs du parti du Peuple de la liberté (PDL) de Silvio Berlusconi aux récentes législatives.
* contradiction totale avec le coran !
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