L'UOIF, mouvement conservateur, considéré comme proche des Frères musulmans, entend continuer à jouer sa partition au sein d'un islam de France où domine aujourd'hui la cacophonie. Fouad Alaoui, son vice-président, a donné le ton, samedi, au Bourget, en soulignant que « le moment du changement était arrivé », affirmant vouloir « rompre avec un consensus qui régnait depuis 2003 ». Il l'a dit devant un parterre de plusieurs milliers de personnes à propos des élections au Conseil français du culte musulman, prévues pour le 8 juin.
« Le CFCM n'arrive pas à porter un projet qui satisfasse les musulmans de France. Nous voulons un CFCM libre et indépendant. Nous comprenons qu'il y a des enjeux diplomatiques mais cela est étranger à notre conception », a lancé Fouad Alaoui. Une allusion à peine voilée aux pressions de l'Algérie et du Maroc sur l'avenir de la représentation de l'islam en France. « Nous voulons que les musulmans de France soient les maîtres de leur jeu pour que le CFCM puisse sortir de sa léthargie », a-t-il encore dit avant de lancer un « appel à tous les musulmans à dépasser leurs clivages internes ».
Le CFCM, créé en 2003 par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, pour organiser le culte
musulman en France, est présidé depuis cette date par le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur. Ce dernier a annoncé récemment qu'il appelait au boycott des élections du
8 juin. Fouad Alaoui, un de ses vice-présidents, a fait acte de candidature à la présidence du CFCM, même s'il ne l'a pas évoqué dans son discours de samedi. Haydar Demiryurek,
président du Comité de coordination des musulmans turcs de France, est, lui aussi, candidat.
Je postule pour le poste de président du comité de
coordination des vrais Français de France!
Il y en a encore, si, si, croyez-moi...
JB.