Le casier judiciaire
de M. Fatih Duran, né il y a vingt-sept ans et dix mois en Turquie, est impressionnant. Sept ou huit tribunaux et
Cour d'Appel (de Mâcon, Bourg-en-Bresse, Dijon, Chalon-sur-Saône, Vienne, Lyon, Nantes…) l'avaient déjà condamné, au cours des dix années passées, à trente et une reprises, sous…25 identités
différentes.
A la fin de l'année dernière, ce jeune homme qui donne Mâcon comme ville de résidence et annonce le métier de façadier, purgeait une de ces innombrables peines au centre pénitentiaire de
Varennes-de-Grand.
Le 21 novembre, à 14 heures, des surveillants entraient dans sa cellule et, procédant à une fouille « inopinée », découvrait 25 grammes de résine de cannabis cachées sur lui.
« Ce n'était pas pour moi, expliqua M. Fatih Duran. C'est un autre détenu qui m'a contraint de le garder, sous menace… » Pas
question d'en dire davantage. Ni au moment de l'enquête au centre pénitentiaire. Ni lundi dernier devant les juges chalonnais qui l'avaient invité à comparaître.
L'affaire était on ne peut plus classique. En dix ou douze minutes, on en fit le tour, la lecture du casier judiciaire de M. Duran remplissant à elle seule ma moitié de ce temps.
M. Moissenet, qui occupait le fauteuil du ministère public, souligna que le prévenu était « en récidive de récidive », ayant déjà été condamné deux fois dans des affaires de stupéfiants. Autant
dire que la version : « Ce n'était pas à moi, c'était à un autre », n'impressionna guère le parquet qui requit la peine-plancher prévue par la loi Dati dans ce cas-là : quatre ans de prison
ferme.
Me Bibard, défenseur du prévenu, rapprocha ces deux « quantités » (25 grammes de résine de cannabis et quatre ans de prison ferme requis), estimant qu'il y avait entre les deux quelque chose de
tout à fait disproportionné. Et de demander aux juges de déroger, dans le cas présent, à la loi Dati.
C'est ce que firent les juges.
A l'issue d'un délibéré assez court (20 minutes), le verdict fut annoncé : 8 mois de prison ferme (au lieu de 48 requis).
Telle fut la 32e condamnation de M. Duran. Détenu, pour une autre cause, depuis fin 2005, M. Duran était libérable en janvier 2011… Voilà donc cette dernière date repoussée de huit mois.
Et en plus, il prend les gardiens de prison (et les autres) pour des cons !
JB.
:
La lutte contre l'immigration musulmane et la construction des mosquées est mon obsession.
L'islam est la SEULE "religion" à vouloir imposer ses lois médiévales et barbares dans le monde entier. Combattons cela et en route pour de nouvelles croisades !
Grand coup de chapeau à Geert Wilders ! Et aux autres tombés sous les coups barbares du "cancert vert".