Nicolas Sarkozy et le prince Alwaled Ben Talal d'Arabie saoudite ont assisté mercredi à la pose de la première pierre du département des arts de l'Islam
au Louvre. À sa réouverture, prévue en 2010, le département présentera plus de deux mille oeuvres issues des terres de l'Islam couvrant une période de plus de 1.300 ans.
Avec la création de l'Institut du monde arabe, aucune salle pour les arts de l'Islam n'a jamais été envisagée au sein du Grand Louvre. Près de 450
oeuvres, ainsi que certaines pièces appartenant au musée des Arts décoratifs, n'ont pas été exposées depuis une vingtaine d'années. Le nouveau département permettrait alors de mettre en
valeur la richesse de la collection du célèbre musée, comparable à celles du Metropolitan Museum de New York et du Victoria and Albert Museum de Londres.
L'aménagement coûtera 56 millions d'euros, dont 26 sont financés par l'État. Initié en 2002 par Jacques Chirac, le projet a pu aujourd'hui voir le jour
grâce à un chèque de 17 millions d'euros du prince Alwaled et l'apport d'autres mécènes privés, tels que Total.
"Une intégration amicale, sans violence", tel est le pari des architectes Mario Bellini et Rudy Ricciotti. En 2010, la prestigieuse collection de tapis
et les 2.000 oeuvres pourront être exposées dans une superficie quatre fois supérieure à l'actuel département. L'aile sud du Louvre se déploiera alors sur près de 3.500 mètres carrés. La cour
Visconti sera recouverte par un grand voile flottant imaginé par les deux architectes, offrant ainsi aux visiteurs un jeu lumineux de plis et de replis.