Dimanche 29 juin 2008






















                                                                      http://www.youtube.com/watch?v=YS9nWihLBoE
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Dimanche 29 juin 2008

Mujtaba Hamdi : C'est un bien triste jour pour la démocratie lorsque les partisans de la tolérance religieuse sont bastonnés en public. Pourtant, c'est précisément ce qui est arrivé ce mois-ci à Djakarta lorsque 200 militants du Islamic Defenders Front (FPI) ont soudainement envahi Monas Square, où des partisans de l'Alliance for Freedom of Religion and Belief (AKKBB) étaient pacifiquement réunis.

Les militants d'AKKBB– des femmes, pour la plupart – ont été attaqués à coups de bâton, plusieurs d'entre eux restant sur le carreau. Ils fêtaient le 63e anniversaire du Pancasila, une philosophie nationale qui accepte des influences en provenance de l'étranger - pensée islamique, hindouiste, bouddhiste et occidentale. Le Pancasila est la consécration du pluralisme fondamental de l'Indonésie, le liant philosophique qui rapproche tous les peuples si divers de ce pays.

Il y a quelque temps, je rencontrai dans un village du Java oriental un instituteur qui enseignait à ses élèves à réciter le Coran. Très judicieusement, il exprima ses craintes sur la religiosité musulmane dans son pays, relevant que certains musulmans commençaient à favoriser une école de pensée dont le but est de "renverser ce qui a été établi." Mais, selon cet enseignant, l'islam est déjà omniprésent dans la vie quotidienne de ce pays, aussi présent que l'air, invisible, mais respiré à chaque instant. Prétendre "recréer" l'islam en Indonésie serait donc un retour en arrière.

Je suis convaincu que la plupart des Indonésiens musulmans partagent l'opinion de ce simple maître d'école de village. La religiosité d'aujourd'hui me paraît étriquée et superficielle. Elle prescrit que chaque chose soit clairement définie comme islamique ou non, conforme à la charia ou non. En conséquence, tout ce qui n'est pas clairement défini est considéré comme déviant, ou inhabituel.

Le Conseil Indonésien des Ulémas (MUI) joue un rôle de premier plan en la matière, puisqu'il joue le rôle de conseil des muftis (interprètes ou exégètes des principes islamiques) qui prononcent des fatwas (opinions juridiques religieuses) — chose que Buya Hamka, premier président du MUI, s'est refusé à faire, de crainte que le conseil n'en vienne à complètement centraliser la jurisprudence et l'opinion islamiques.

Le MUI a beau rappeler que ces fatwas n'ont qu'une valeur morale, sans effet contraignant, les partisans de la ligne dure préfèrent dire qu'elles ont force de loi et constituent donc une base valable pour agir. Ainsi, les fatwas du MUI de 1980 et 2005 prononcées contre le mouvement Ahmadiyya (communauté musulmane qui croit que le retour du Messie a déjà eu lieu) ont été utilisées comme base "juridique" pour attaquer diverses communautés ahmadiyya depuis 1983.

Cette tendance est inquiétante: la première fatwa affirmait que la foi ahmadiyya est déviante, la seconde exigeait que le gouvernement indonésien interdise cette secte et bannisse ses institutions. Lundi dernier, réagissant à la recrudescence des menaces de violence, le gouvernement, sans aller jusqu'à l'interdiction totale, a ordonné au mouvement Ahmadiyya de cesser de "propager des interprétations qui s'écartent des enseignements fondamentaux de l'islam".

Le MUI a tristement oublié ses statuts fondateurs, qui reconnaissent que la diversité des opinions religieuses est une dynamique de la grâce de Dieu dans la recherche de la vérité et affirment que le respect de la différence est indispensable à une vie sainte fondée sur la tolérance, la fraternité et la solidarité avec son prochain. Les statuts fondateurs donnaient également l'obligation au Conseil de créer une société civile qui privilégie les points communs, la justice et la démocratie.

Les vertus de ces statuts sont, bien sûr, le fruit de longues années d'étude dialectique des enseignements islamiques en Indonésie. Dès le 13e siècle, l'islam s'était pacifiquement répandu en Indonésie. "Il n'y a aucune raison de parler d'une conquête musulmane ici", a pu écrire Denys Lombard, spécialiste de l'Asie du sud-est dans Le Carrefour Javanais. Il n'y a eu ni agressions armées, ni destructions systématiques au nom de l'islam, ni prosélytisme forcé.

Au début du mois, les agressions commises par des musulmans extrémistes ternissent la réputation que les musulmans ordinaires de ce pays se sont acquise dans la recherche d'une Indonésie libre et pluraliste. Des mouvements comme le Islamic Defenders Front devraient avoir honte d'avoir renié le modèle d'islam tolérant qui a été la règle en Indonésie depuis l'arrivée de cette religion dans le pays.

Le MUI, qui encourage tacitement un tel comportement, devraient revenir lui aussi à ses humbles origines. Même le premier président du MUI, Buya Hamka, savait comment parler avec ceux que son mouvement considérait comme "déviants". Tout en considérant que les mouvements de la tendance ahmadiyya étaient des apostats, il incitait néanmoins ses adeptes à établir des liens avec eux, au nom de la fraternité et de la tolérance.

Accepter les différences de notre prochain ne nous empêche pas de mener une vie sainte. C'est plutôt la preuve que notre foi est authentique, qu'elle fait partie intégrante de notre être. Comme le souffle qui nous anime.

* Mujtaba Hamdi est chercheur à Depok, à l'Institut Tankinaya (Religion et Etudes culturelles), qui se consacre au dialogue intercommunautaire. Article publié pour la première fois dans le Washington Post/Newsweek's Post Global et écrit pour le Service de Presse de Common Ground (CGNews), accessible sur www.commongroundnews.org

Mujtaba Hamdi-Common Ground (CGNews)
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Samedi 28 juin 2008


vendredi 27 juin 2008

Quand la police peut se payer le luxe d’enquêter sur 14 commentaires supposément dérogatoires parmi les 11 millions de commentaires laissés sur un site Internet... on peut penser que les Pays-Bas sont un pays où la criminalité est par ailleurs pratiquement inexistante... Cher néerlandais épris de liberté, réveillez-vous. Votre pays commence à ressembler à un goulag contrôlé par une omniprésente police de la pensée. Bientôt les caricaturistes et les dissidents seront « traités » dans des hôpitaux psychiâtriques !


LA HAYE, 26/06/08

Le ministère public (MP) semble avoir lancé une initiative contre les commentaires sur les sites Internet qui sont critiques à l’égard de la société multiculturelle. Le MP se concentre entre autres sur le populaire site GeenStijl.nl.

GeenStijl a reçu une demande écrite cette semaine de se rapporter à un poste de police à Amsterdam, sans plus d’informations. Les éditeurs de GeenStijl ont indiqué avoir été informés que 14 commentaires sur leur site Web étaient des crimes passibles de sanctions. Il s’agissait de commentaires par des visiteurs du site en 2006.

GeenStijl est renversé. Il dit qu’en fait, il est très actif dans la suppression des commentaires inacceptables. GeenStijl emploie trois personnes pour cela. Le site indique que ses archives contiennent 11 millions de commentaires. Si 14 réactions sont inadmissibles, il s’agit d’une marge d’erreur de 0,00001 pour cent, selon le site.

GeenStijl a noté que le Internet Discrimination Reporting Centre (MDI) a louangé le site la semaine dernière pour sa politique. « Geenstijl est le meilleur dans les suppressions. Ils semblent vérifier leur courriel de façon permanente, nous avons généralement une réponse avec des excuses dans les deux minutes », a dit le directeur de MDI, Niels van Tamelen, au journal De Pers.

Mais c’est en fait sur la base d’une plainte par MDI datant de 2006 que GeenStijl a été convoqué au poste de police. Le chef du bureau du MP à Amsterdam nie qu’il y a une nouvelle politique. « Une attention accrue a été portée à la discrimination l’année dernière », s’est contenté de dire le porte-parole.

Le fondateur de GeenStijl, Dominique Weesie, dit à propos des 14 commentaires : « La moitié d’entre eux auraient pu être faits par le politicien moyen, l’autre moitié est allée manifestement trop loin. Mais ce qui va trop loin est que nous, un site Web, en sommes maintenant tenus responsables ».

Si le MDI avait approché GeenStijl, les commentaires auraient été supprimés, mais ce n’est pas ce qui est arrivé, selon Weesie. « Le MDI est tenu d’informer le gestionnaire du site en premier lieu, avant de transférer l’affaire au MP. Le MDI, et non GeenStijl, peut donc être accusé de négligence ».

GeenStijl conteste le droit du MP de le poursuivre. Le site écrit : « Vous, bande d’amateurs, vous devriez avoir profondément honte. Occupez-vous d’arrêter de véritables criminels et des truands au lieu de créer un climat dans lequel des blogueurs et des caricaturistes sont déclarés hors-la-loi. En ce qui nous concerne, portez cette affaire devant le juge, soyez certains que vous allez perdre ».

La procédure contre GeenStijl n’est pas isolée. Récemment, le caricaturiste Gregorius Nekschot a été arrêté par 10 policiers pour des dessins « discriminatoires ». La semaine dernière, le webmaster du site politiquement incorrect Hoeiboel a été convoqué au poste de police. Ce qu’ils ont en commun est qu’ils sont critiques à l’égard de l’islam et de l’immigration.

Source: Le Point de Bascule

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Mardi 24 juin 2008




Les sénateurs ont supprimé lundi soir en séance plénière un amendement introduit par les députés dans la réforme des institutions rendant obligatoire un référendum pour une adhésion éventuelle de la Turquie à l'Union Européenne.

 

Ils ont ainsi confirmé un premier vote en ce sens en commission des Lois lors d'un examen préparatoire du projet de loi il y a une dizaine de jours.

Sous la pression de plusieurs dizaines de députés UMP, l'Assemblée avait adopté le 27 mai en première lecture un amendement rendant le référendum obligatoire pour l'entrée dans l'Union européenne de pays représentant plus de 5% de sa population, ce qui concerne tout particulièrement la Turquie.

Les sénateurs sont revenus ainsi à la rédaction initiale du texte de la réforme qui supprime l'automaticité d'un référendum pour tout nouvel élargissement introduite dans la Constitution en 2005 par Jacques Chirac alors président. Ce sera au président de la République qu'il reviendra de choisir entre ratification par voie parlementaire ou référendum de toute demande de nouvelle adhésion à l'UE.

Tous partis confondus, hormis les communistes, les sénateurs ont dénoncé un amendement "offensant" et "discriminatoire" pour la Turquie "pays allié et ami". Ils l'ont supprimé par 297 voix contre 7.

Le PCF a défendu en vain un amendement réclamant des "consultations du peuple pour tout élargissement européen".

La garde des Sceaux, Rachida Dati qui en commission avait jugé la solution des députés "équilibrée", s'en est cette fois-ci remise "à la sagesse de l'Assemblée". "Cet amendement a suscité des controverses et le gouvernement ne peut y être insensible", "il est confiant dans la capacité du parlement de faire émerger une solution durant les navettes" parlementaires, a-t-elle déclaré.

"On ne montre pas du doigt un pays ami", a lancé Jacques Blanc (UMP).

"C'est une disposition scandaleuse, indigne et méprisante pour ce pays" a renchéri Alima Boumédiene-Thiery (Verts). "On a le droit d'être pour ou contre l'adhésion de la Turquie mais on a pas le droit de se cacher derrière une rédaction hyppocrite", a poursuivi Bernard Frimat (PS).

"C'est l'occasion pour nous ce soir de donner à ce grand pays un témoignage d'amitié", a martelé le président de la Commission des Affaires étrangères Josselin de Rohan. "Les 5% ont déjà fait beaucoup de mal là-bas pour l'image de la France", a soutenu Jean-Pierre Sueur (PS).

"C'est une mesure hypocrite et consternante", a dit le centriste Pierre Fauchon tandis qu'Hubert Haenel (UMP) président de la délégation pour l'UE du Sénat jugeait qu'"une constitution n'est pas faite pour régler des cas particuliers".

Début juin, le gouvernement turc avait fait part de son "irritation" à propos de l'amendement de l'Assemblée.

Le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, a mis en garde les parlementaires contre le risque de "rupture plus grave qu'on ne le croit" avec Ankara, induit par ce référendum obligatoire.

Ce vote devrait provoquer une levée de bouclier parmi les députés souverainistes de l'UMP qui devraient faire entendre leur voix lors de la deuxième lecture du texte à l'Assemblée nationale.

 
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Mardi 24 juin 2008

Commentaire de Point de BASCULE

Cet article illustre l’importance qu’on enseigne à nos enfants, dans le cours d’éthique et culture religieuse qui sera dispensé à compter de l’automne, le droit fondamental à la liberté de conscience garanti par la Déclaration universelle des droits de l’Homme et par nos chartes. Ce droit implique le droit de professer une religion, le droit de changer de religion et celui de n’en professer aucune.


Le Conseil suprême des affaires islamiques du gouvernement a interdit le livre Freedom of Religion, Apostasy and Islam (La liberté de religion, l’apostasie et l’islam) co-écrit par l’ancien procureur général et candidat à la présidence, le Dr Hassan Saeed, au motif qu’il « viole les principes islamiques ».

C’est la première fois que le Conseil interdit un livre spécifique depuis le bannissement, durant une courte période en 2005, de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, qui a été rétracté une semaine plus tard.

L’interdiction a été demandée par le Parti démocratique islamique (PDI), qui a demandé à Saeed de se retirer comme un candidat à l’élection présidentielle -, mais nie que son action est politiquement motivée.

Interdiction

Selon un communiqué de presse du Conseil suprême diffusé mercredi, l’importation de copies de La liberté de religion, l’apostasie et l’islam ou la possession du livre aux Maldives est désormais interdite.

Outre qu’il « viole les principes islamiques », le livre contient « des phrases qui peuvent induire le public en erreur », selon le Conseil. Mais il n’a pas précisé quelles parties du livre sont en faute.

« Si quelqu’un voit le livre dans le pays, s’il vous plaît informez le Conseil suprême », indique le communiqué de presse. « Et si quelqu’un a le livre, s’il vous plaît envoyez votre copie au Conseil sans délai ».

Le PCI s’est fait dire précédemment par le vice-président du Conseil suprême, le Cheikh Mohamed Ahmed Farooq, qu’il n’y avait « aucune raison de prendre une action en justice » contre le livre, car il n’est pas vendu ou distribué dans le pays.

Mais une deuxième demande a eu du succès après que le PCI a fait valoir que sa disponibilité sur Internet était un motif d’interdiction, selon le vice-président du PCI Mohamed Hassan Manik.

Le parti appelle maintenant au blocage des sites Internet qui présentent le texte du livre.

Les droits de l’homme

Le livre, co-écrit avec le frère de Saeed, Abdullah Saeed, fait valoir que « la peine de mort [pour apostasie] est contraire aux textes fondateurs de l’islam, le Coran et la sunna, et avec la philosophie actuelle des droits de l’homme, notamment la liberté de choisir sa religion ».

Saeed a condamné l’interdiction mardi, et son équipe de campagne a indiqué qu’elle ne mettrait pas fin à sa campagne présidentielle, qu’il mène comme candidat indépendant à la suite de sa démission du gouvernement en août dernier.

Son « partenaire politique », le Dr Ahmed Shaheed, a indiqué que le Conseil était « un comparse politique du [Président Maumoon Abdul] Gayoom ».

Et il a mis le gouvernement au défi de donner suite à son affirmation que le livre est contraire à l’islam, déclarant que « s’ils interdisent cet ouvrage, ils doivent également prendre des mesures contre [Saeed] ... La loi interdit toute activité contraire à l’islam ».

Saeed avait défendu le livre comme une « savante » exploration de « l’élaboration de la notion d’apostasie », et a ajouté que son frère est « considéré comme l’une des principales autorités dans le monde sur la loi islamique ».

Présidence

Manik a déclaré que l’interdiction signifie que Saeed n’était « pas éligible à la présidence » et qu’il était « temps pour Hassan de présenter des excuses au peuple des Maldives et de mettre fin à sa campagne présidentielle ».

« Nous avons été un peuple d’une seule religion pendant 800 ans », a-t-il ajouté. « C’est la chose la plus importante pour notre stabilité ».

Le PCI, perçu comme un parti à la ligne dure avec des politiques telles que la peine de mort pour les trafiquants de drogue, présente également un candidat à la présidence, le chef du parti Umar Naseer.

Mais Manik a déclaré : « Ce n’est pas un acte politique. Cela fait partie de notre responsabilité envers la nation ». Le parti avait déjà dénoncé Saeed comme un « apostat » et un « hérétique ».

Conseil suprême

Le Conseil suprême des affaires islamiques, la plus haute autorité religieuse dans le pays, a le pouvoir d’interdire les « ouvrages contraires à l’islam ». Il a déjà interdit Les versets sataniques de Salman Rushdie.

Les membres sont nommés par le Président Gayoom, qui a personnellement créé le groupe dans les années 1980. Gayoom est arrivé au pouvoir sur une plate-forme religieuse en 1978 après des études à l’université islamique Al Azhar en Égypte.

Mais le gouvernement semble s’être trouvé lui-même en conflit avec son propre corps religieux depuis un attentat à la bombe à Malé en septembre qui semble être lié avec le fondamentalisme religieux, incitant le gouvernement à soutenir les opinions religieuses « modérées ».

Le ministre de l’Information Mohamed Nasheed a depuis mis le Conseil au défi de permettre au prédicateur Dr Afrashim Ali, qui Nasheed qualifie de « libéral », de diriger les prières dans les mosquées.

Nasheed s’est également plaint ce mois-ci que le Conseil n’a pas réussi à contribuer à la lutte contre le fondamentalisme - une affirmation que le Président du Conseil a rejetée comme « mensongère ».

Le Conseil suprême a interdit la Déclaration universelle des droits de l’homme en 2005 au motif que « les articles 16 et 18 de la Déclaration sont en contradiction avec la Constitution de la République des Maldives et puisque aucun habitant des Maldives ne tient à la pratique d’une autre religion que l’islam ... il est interdit à toute personne d’avoir la Déclaration en sa possession ».

Mais face au tollé, le gouvernement a retiré l’interdiction une semaine plus tard.


http://pointdebasculecanada.ca/spip.php?breve630

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Vendredi 20 juin 2008

 
 
Dans ce pays chaotique, les médias cherchent à conquérir leur liberté, relate USA Today. Mais elle leur est strictement mesurée – par les fondamentalistes islamistes comme par le gouvernement proaméricain.
La version afghane de Nouvelle Star est un excellent indice des bouleversements culturels que traverse le pays. Cette année, l'un des trois finalistes était originaire de la province – particulièrement agitée – de Kandahar. Un véritable progrès pour cette région conservatrice, berceau des talibans, ces fondamentalistes islamistes opposés à toute influence occidentale, dont le régime a été renversé par l'intervention américaine en 2001.
Autre fait plus remarquable encore : ce finaliste issu de Kandahar était… une finaliste – une jeune femme de 20 ans.

Mais selon Dauod Sediqi, le présentateur de l'émission, il faudra encore beaucoup de temps pour faire évoluer les mentalités. Lors des épreuves de sélection, il est allé à Kandahar en avion plutôt qu'en voiture par peur d'être la cible d'un attentat islamiste. "Dans les grandes villes, les gens m'adorent", explique Sediqi, 27 ans, qui arbore des chemises Dolce & Gabbana. "Mais il y a des coins où ma vie est en danger."

Le monde des médias afghans, en pleine expansion et en pleine mutation, doit assumer ces contradictions. Des dizaines de chaînes de télévision, de journaux et de magazines se multiplient et cherchent à repousser les limites des convenances, tandis que les talibans et leurs sympathisants continuent de stigmatiser cette influence étrangère hérétique. Mais cette volonté de contrôler les contenus des programmes télévisés n'est pas uniquement le fait d'extrémistes.

Le gouvernement du président Hamid Karzai, pourtant pro-occidental et proaméricain, n'hésite pas à intervenir quand il juge que les limites de la bienséance ont été dépassées. En avril, le ministre de la Culture et de l'Information a ainsi interdit d'antenne cinq feuilletons indiens à succès, jugés incompatibles avec les valeurs islamiques et afghanes. Les télévisions afghanes avaient pourtant réalisé le doublage dans les langues locales et coupé au montage toutes les scènes susceptibles d'offenser – montrant des femmes trop dénudées, faisant référence à la religion, où les acteurs consommaient de l'alcool –, mais ce n'était apparemment pas suffisant.
En mars dernier, la chambre basse du Parlement a demandé que la danse et d'autres pratiques non conformes à l'islam disparaissent des écrans de télévision. Cette résolution a été adoptée à la suite de la diffusion par la chaîne privée Tolo TV – la plus populaire du pays – d'images d'hommes et de femmes qui dansaient ensemble lors d'une cérémonie de remise de prix. "Je ne suis pas contre le divertissement", a déclaré Enayatullah Baligh, membre du Conseil des religieux, un groupe consultatif favorable à la censure dans les médias. "Mais les programmes qui montrent des femmes en train de danser, des femmes dénudées ou sans voile, ou qui dansent avec des hommes sont intolérables."

Tolo TV, créée en 2004 par l'homme d'affaires australo-afghan Saad Mohseni et ses proches, est de loin la chaîne préférée des Afghans. Installée derrière des murs de pierre et des barbelés, elle abrite une rédaction bourdonnante d'activité, un jardin où les journalistes relisent leurs notes et une cantine où des femmes en jeans et des hommes en tee-shirts échangent idées et indiscrétions.

Tous les mercredis soir, Tolo diffuse son émission la plus regardée : Danger Bell, où, par le biais de chansons satiriques, de sketchs et de gags, le comique Hanif Hamgam se paie la tête des hommes politiques de tous bords. "Je ne respecte personne, dit-il. Même quand les nouvelles sont mauvaises, il faut que les gens rient." Le ministre de la Culture, Abdul Karim Khurram, nommé il y a deux ans avec l'aval des fondamentalistes, est son bouc émissaire préféré. Il le traite régulièrement d'"inculte". Convaincu que Khurram est un ennemi de la liberté d'expression, Tolo TV a diffusé une vidéo où le ministre déclare : "Ces trucs que veulent nous apporter l'Occident et l'Europe et qu'ils appellent la liberté d'expression et autres fantaisies : c'est du vent."

Khurram, ancien partisan du chef de guerre fondamentaliste Gulbuddin Hekmatyar, explique que ses propos ont été sortis de leur contexte. "J'ai vécu en Occident", rappelle le Ministre, qui a fait ses études en France. "Je veux les mêmes droits pour les Afghans."
Mais Khurram reconnaît que certains programmes vont trop loin. Selon lui, le petit écran doit se garder de montrer des femmes sans voile, des gens en train de danser ou de chanter, ou d'évoquer des religions autres que l'islam : "C'est incompatible avec notre culture."
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Jeudi 29 mai 2008

France Info - 16:19

Le devoir de réserve n’est pas négociable : le patron de la gendarmerie ordonne à huit de ses hommes de démissionner de l’association de "libre expression" qu’ils venaient de créer, sous peine de révocation...

 

Hasard du calendrier. Alors que les gendarmes ont été priés d’annuler la manifestation de soutien à leur collègue de Draguignan, relevé de ses fonctions pour avoir abattu un gardé à vue qui tentait de s’échapper, huit hommes viennent de recevoir une lettre des plus explicites du directeur général de la gendarmerie nationale.

Dans ce courrier, le général Parayre leur "commande de démissionner sans délai de (l’)association" qu’ils viennent de créer, et de "(lui) en rendre compte sous huit jours. A défaut, je me verrais contraint d’appliquer la réglementation prévue en cas de violation des dispositions statutaires" prévues par l’article L.4121-4 du code de la défense, menace le patron de la gendarmerie.

Cet article proscrit "l’existence de groupements professionnels militaires à caractère syndical" et "l’adhésion des militaires en activité de service" à ces groupements qui "sont incompatibles avec les règles de la discipline militaire".

Gendarmes et citoyens

En avril dernier, ces militaires avaient déposé en sous-préfecture de Brest les statuts d’une association de type loi 1901, lesquels sont parus très récemment au Journal officiel. Ces statuts donnaient une existence associative au forum "Gendarmes et citoyens" (ex-Gendarmes en colère) qui existe sous forme d’un site internet et d’un blog depuis plus d’un an.

Ils comptaient, en la créant, "communiquer à visage plus ouvert" que sur le net, et "offrir de nouvelles possibilités de liberté d’expression" pour les gendarmes astreints au strict devoir de réserve. Cette démarche n’a semble-t-il pas été du goût de leur hiérarchie qui leur ordonne de se saborder. Faute de quoi, ces militaires risquent la révocation pure et simple.

Le vice-président de l’association fustige un "mauvais procès" et n’exclut pas une action en justice. Car "c’est au juge judiciaire de protéger et garantir la liberté d’expression, une liberté fondamentale en démocratie", explique Jean-Hugues Matelly. De son côté, la gendarmerie nationale se refuse à tout commentaire.

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Samedi 24 mai 2008

Iran - Vague d’arrestations de personnes ayant quitté l’islam

La police arrête 12 personnes converties au christianisme”



ISTAMBOUL, (Compass Direct News) 21 mai


 La police de la ville de Shiraz au sud de l’Iran vient de sévir contre des musulmans convertis au christianisme, arrêtant les membres de trois familles chrétiennes et confisquant leurs livres et leurs ordinateurs.

Les arrestations ont commencé le 11 mai à 5 heures du matin, quand deux couples furent arrêtés avant de prendre leur vol à l’aéroport international de Shiraz, et furent emmenés directement en prison. Tous les quatre ont été soumis à des heures d’interrogatoire, où ils furent questionnés uniquement sur “leur foi et leurs activités religieuses domestiques,” a rapporté à Compass une source iranienne.

Les chrétiens détenus ont été identifiés, il s’agit de Homayon Shokohie Gholamzadeh, 48 ans, son épouse Fariba Nazemiyan Pur, 40 ans ; Amir Hussein Bab Anari, 25 ans, et sa femme Fatemeh Shenasa, 25 ans.

Les deux femmes ont été libérées le jour même de leur arrestation, mais Anari a été détenu jusqu’au 14 mai, et Gholamzadeh est toujours emprisonné.

Deux heures après les arrestations du matin du 11 mai, la police envahit le foyer de Hamid Allaedin Hussein, 58 ans, l’arrêtant avec ses trois enfants adultes, Fatemah, 28 ans, Muhammed Ali, 27 ans, et Mojtaba, 21 ans.

Tous les livres, les CDs, les ordinateurs et les imprimantes de la famille furent aussi emmenés.

Hussein, sa fille et un de ses fils furent relâchés plus tard le même jour, mais son fils Mojtaba est toujours en prison.

Deux jours plus tard, la police locale interpella deux autres anciens musulmans liés à une église dans un domicile à Shiraz, alors qu’ils se promenaient ensemble dans un parc de la ville. Les deux hommes, Mahmood Matin et un autre identifié seulement comme Arash, sont toujours sous les verrous.

Une autre arrestation avait été rapportée le mois dernier dans la ville d’Amol, au nord, dans la province de Mazandaran près de la Mer Caspienne. Deux des convertis chrétiens, dont une femme enceinte, sont toujours sous les verrous, on ne sait pas où.

Les “églises à domicile” se multiplient.

Ces deux dernières années, l’intransigeant régime musulman chiite iranien continue à arrêter, à harceler et à intimider des douzaines de citoyens mêlés aux mouvements grandissants des “églises à domiciles”.

Un de ces mouvements a confirmé le mois dernier que ces groupes de convertis au christianisme voyaient le nombre de leurs adhérents doubler tous les six mois.

Ces nouveaux convertis sont systématiquement soumis aux mauvais traitements, physiques et psychologiques, tout en étant détenus des jours ou des mois, le plus souvent en isolement cellulaire. Ils se voient réclamés des cautions énormes pour leur mise en liberté et menacés de nouvel emprisonnement ou de poursuites criminelles s’ils sont pris à faire leurs dévotions où à prêcher leur foi.

En janvier de cette année le parlement iranien a rédigé un projet de code criminel qui rendrait la peine de mort obligatoire pour les “apostats” qui quittent l’islam pour une autre religion.

Source Jihad Watch, traduction pour Bivouac-id.

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Samedi 24 mai 2008
Religion de tolérance, entre autres...
















La justice algérienne est en flagrant délit d’amalgame entre prosélytisme et pratique d’une religion autre que l’Islam.

 

 

Le tribunal de Tiaret vient de marquer avec force confusion un lien de cause à effet entre la détention d’ouvrages religieux et l’intention de répandre une autre foi que l’Islam. Habiba K., jeune femme de 36 ans de confession chrétienne, se trouve traînée en justice parce que des gendarmes ont trouvé sur elle une douzaine de bibles et que la partie civile représentée par la direction des affaires religieuses de la wilaya de Tiaret a interprété comme une preuve de vouloir prêcher la foi chrétienne. Le procureur de la République requiert d’ailleurs qu’elle soit condamnée à trois ans de prison ferme sous prétexte de ne pas avoir demandé « une autorisation de pratiquer un culte non musulman ». Sur quelle base juridique une telle requête a pu être prononcée dans l’enceinte d’un établissement aussi sacré qu’un tribunal censé veiller à l’application stricte et rigoureuse de la loi ? La foi est-elle soumise à autorisation dans un pays où la Constitution garantit que « la liberté de conscience et la liberté d’opinion sont inviolables » et dont la religion d’Etat prône qu’« il n’y a pas de contrainte en religion » pour soutenir le respect de l’Islam à la liberté religieuse ? Mustapha Bouchachi et Boudjemaâ Ghechir, respectivement présidents des Ligues algériennes des droits de l’homme (lire les déclarations) sont formels : « Il n’existe absolument aucun texte de loi qui exige une telle autorisation. Le fait d’avoir en sa possession des exemplaires de la bible n’est pas un délit ». Le tribunal de Tiaret s’est transformé l’espace d’un procès en ce mardi 20 mai 2008 en une juridiction « d’inquisition » ; la jeune femme est accusée pour une intention et non pas pour un acte. Son avocate, maître Khalfoun, qualifie d’ailleurs les chefs d’inculpation « d’infraction imaginaire », « un des sacro-saints principes du droit pénal est qu’il ne peut y avoir accusation ou condamnation sans texte réglementaire. Ma cliente ne distribuait pas de bible, elle était assise seule dans ce bus qui la ramenait chez elle », affirme l’avocate. L’ordonnance n°2006-03 du 28/02/2006 régissant la pratique des cultes non musulmans semble avoir jeté quelque peu la confusion dans le milieu judiciaire au sujet de la répression des formes de prosélytisme. L’article 11 de ladite ordonnance est pourtant explicite, il condamne à une peine allant de 2 à 5 ans de prison et à une amende de 500 000 à 1 million de dinars quiconque « incite, contraint ou utilise des moyens de séduction tendant à convertir un musulman à une autre religion… fabrique, entrepose ou distribue des documents imprimés ou métrages audiovisuels ou par tout autre support ou moyen qui visent à ébranler la foi d’un musulman ». Le cas de Habiba prouve amplement l’écart existant entre la législation et son application sur le terrain et confirme encore une fois la liberté laissée aux magistrats dans l’interprétation des lois. La pratique de la foi est un des fondements de la liberté individuelle, comment un procureur de la République peut-il mettre Habiba devant le devoir de choisir entre « le tribunal ou la mosquée », où encore au juge de dénigrer ses convictions religieuses en lui lançant : « A l’église, on t’a fait passer l’examen d’admission céleste ? On t’a fait boire l’eau qui te mènera droit au Paradis ? » Au-delà de la condamnation, de telles accusations et diatribes sont à bannir des annales et des pratiques judiciaires car il y va de la crédibilité de la justice et surtout du salut de la liberté de tout un chacun.

par joeblack publié dans : liberté d'expression
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Lundi 12 mai 2008

aae89bc8f55549e8a723093ef3ae206e.jpgL’article ci-dessous est une traduction d’un article publié dans le journal allemand « Die Zeit » (The Time).
Il a été publié trois jours après le premier anniversaire de la condamnation de Kareem le 25 février


Nous bloguons parce que nous croyons.

Un an après que le bloggeur égyptien Kareem était envoyé en prison pour avoir insulté l’Islam.
Par Simon Columbus.

Ses doigts forment le signe de la victoire mais Kareem Amer n’a pas gagné.
Bien au contraire, le 22 février de l’année dernière, l’étudiant de l’Université Al-Azhar au Caire était condamné et accumulait quatre ans de prison.
Trois années pour avoir insulté l’Islam et une année pour avoir insulté le président égyptien Hosni Moubarak.
Que s’est-il passé ? Le 22 octobre 2005, des émeutes contre les croyants chrétiens ont éclaté devant l’église d’Alexandrie.
Kareem Amer dont le nom réel est Abdul Kareem Nabeel Suleiman décrit l’incident.
Pour lui, le conflit religieux n’est rien d’autre qu’une excuse. Et il poursuit :
Mais l’Islam en procès et en condamnation avec tous ses symboles (…) dont tu peut être sûr ce qui s’est passé hier ne se répètera pas.
Durs mots dans un pays où l’Islam est religion d’Etat et la Charia la base de la législation. Même si beaucoup de ceux qui se battent pour la libération de Kareem Amer ne sont pas d’accord avec ses polémiques.
En tant que musulmans, nous sommes certainement en désaccord avec ce qu’il dit et la manière dont il l’écrit » dit Esra’a Al-Shafei du Bahreïn. Cependant nous sentons le besoin de protéger ses droits basiques pour le bien de nous tous.

Par conséquent, Esra’a Al-Shafei a initié la Campagne Free Kareem. Sur internet, les supporters collectent des informations sur le prisonnier et organise des manifestations de protestation dans le monde.
Kareem Amer est un de ceux qui appartient à une génération « rising » de jeunes garçons et filles éduqués du Moyen-Orient qui revendiquent d’utiliser internet comme un moyen d’expression.
Fouad Al-Farhan, un autre blogeur emprisonné en Arabie Saoudite [libéré aujourd’hui] dit que sa génération pense : nous bloggons car nous croyons nous avons des opinions qui méritent d’être entendus , et les esprits devraient être respectés.
Beaucoup de jeunes bloggeurs n’écrivent pas seulement à propos de la politique mais la plupart d’entre eux mentionnent des thèmes politiques encore et encore.
Ils veulent discuter et échanger entre eux à propos de leur vie aussi bien que les problèmes du Proche et Moyen-Orient.
Pour Fouad Al-Farhan, c’est seulement possible à travers des forums, réseaux sociaux et des blogs sur internet, car il n’y a pas de média libre ou une liberté de s’assembler dans des pays de la région dirigé autocratiquement.
Le rapport de l’organisation non-gouvernementale Reporters Sans Frontières arrive à la conclusion qu’ici il n’y a pas de liberté de la presse dans aucun pays du Proche et du Moyen-Orient. La flatterie est la meilleure façon de garder son travail et sa liberté »
Les plus influents deviennent les jeunes bloggeurs qui sont capables d’écrire ce qu’ils pensent réellement. Ils apportent à l’attention du public des problèmes qui sont ignorés par les médias contrôlés par les Etats. Beaucoup travaillent avec des surnoms, travaille en anonymat pour se protéger.

D’après l’Initiative for an Open Arab Net en 2007, on peut compté à peu près une douzaine de détention et de menaces pour des bloggeurs en Egypte. Aussi, au Proche et au Moyen-Orient, la guerre contre le terrorisme donne une excuse pour légitimer les fermetures de sites.

Souvent, les bloggeurs deviennent des victims de conflits politiques: Ahmed Al-Omran, un des bloggeurs saoudiens proéminents, croit que son compatriote Fouad Al-Farhan est arrêté comme un bouc émissaire. Il est coincé au milieu d’un conflit entre le Roi Abdullah, qui est pressé pour les réformes et ses officiels conservateurs.
Kareem Amer est dans la même situation : Il est probablement détenu car la police s’en prend à la blogosphère égyptienne des membres islamistes des Frères Musulmans et les réformistes libéraux.
Kareem Amer a été rejeté par sa famille avant qu’il soit envoyé en prison. Son père a même appelé à une condamnation à mort.
Parce que les prisonniers égyptiens dépendent de leur famille pour leurs besoins quotidiens, Esra’a Al-Shafei et l’équipe de « Free Kareem » a collectionné des dons pour lui. Dans une lettre écrite depuis la prison, le détenu fait connaître sa reconnaissance :

« La Prison ne me changera pas."

par joeblack publié dans : liberté d'expression
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