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Texte Libre

Lundi 12 mai 2008
Alors que nos écoliers ne connaissent même pas comment est née leur nation on va encore leur faire subir le "devoir de honte". Minable !!!  Après la Shoa, les camps nazis, les colonisations et j'en passe..., où est l'histoire de France dans tout ça, la vraie??? Et quand va t'on stopper d'inculquer à nos enfants cette nouvelle honte de ce qu'on fait leurs ancêtres?  En outre, la préférence non-nationale, dans la majeure partie des cas, bat son plein.
JB. 

Nicolas Sarkozy annonce que la traite négrière figurera au programme des enfants de six à dix ans dès la rentrée prochaine.









La traite des Noirs, l'esclavage que la France, comme nombre de nations européennes, a pratiqué durant des siècles dans ses colonies, figurera au programme des élèves d'école primaire dès la rentrée prochaine. C'est l'annonce qu'a fait samedi matin Nicolas Sarkozy, lors d'un discours au Jardin du Luxembourg pour commémorer l'escalavage.

«L'émotion provoquée par la disparition d'Aimé Césaire montre à quel point nous sommes toujours à la recherche de notre histoire. Cette histoire doit être inscrite dans les manuels scolaires afin que nos enfants puissent comprendre ce qu'a été l'esclavage, puissent mesurer les souffrances que l'esclavage a engendrées, les blessures qu'il a laissées dans l'âme», a expliqué le chef de l'Etat.

«La traite des noirs ainsi que l'abolition seront donc introduits dans les nouveaux programmes de l'école primaire dès la rentrée prochaine», a-t-il poursuivi. Une initiative qui n'est pas sans rappeler sa volonté, à l'automne dernier, de faire enseigner la Shoah aux élèves de primaire en leur donnant à étudier l'histoire d'un enfant déporté.

Le gouvernement avait alors dû en partie reculer devant les avis négatifs de l'opinion et de nombreux psychiatres et spécialistes en pédagogie qui jugeait les élèves trop jeunes.

 

La commémoration décalée au 23 mai

 

Autre annonce du chef de l'Etat, «le centre national de ressources de l'histoire de l'esclavage voulu par les historiens, les écrivains et toute la communauté scientifique (...) verra le jour très bientôt».

Le chef de l'Etat a également demandé que soient étudiés au collège et au lycée l'oeuvre d'Aimé Césaire, poète et député martiniquais décédé le mois dernier à l'âge de 94 ans.

En marge de son discours sur l'esclavage, Nicolas Sarkozy a également annoncé que la journée de commémoration, instaurée par Jacques Chirac le 10 mai, se tiendrait désormais le 23.

Une réponse à de nombreuses demandes d'associations, qui souhaitaient commémorer une grande marche, qui avait réuni 40.000 Français des Antilles, de Guyane et de la Réunion le 23 mai 1998. Nombre de ces associations boycottaient la date du 10 mai. Une date qui déplaisait également au parti socialiste, puisqu'elle correspond à la victoire de François Mitterrand en 1981.

par joeblack publié dans : France
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Mercredi 30 avril 2008



Toute autre pièce d’étoffe attachée à une hampe et sensée servir d’emblème à une nation, sera considérée comme une marque d’occupation du territoire par une puissance étrangère et comme une marque d’infamie contre laquelle nous aurons l’obligation de nous élever.

Il s’agit bien évidemment d’inscrire de manière peu élégante le fait que l’UE sera présidée par le Président français, qui ne fera, et chacun maintenant le sait, que répondre aux exigences de Madame la Chancelière et aux ordres venus d’outre Atlantique.

Or, L’ARC DE TRIOMPHE, n’est pas un gadget pour Président en mal d’affection. Il est un symbole historique qui ne doit

  • 1) qu’honorer les grands hommes qui ont fait le génie de la France
  • 2) rappeler et honorer les victoires de la nation.

Avec la présence du corps du Soldat inconnu , la grande guerre y est particulièrement inscrite et honorée afin que chacun se souvienne du sacrifice de millions de jeunes Français qui défendirent la Patrie afin que les autres générations puissent y vivre sans avoir à subir le joug d’un occupant étranger.

Sa tombe est fleurie chaque soir et la flamme qui y brule est ravivée par des associations d’anciens combattants, héros français, ayant survécu à tous les combats menés par la nation.

Même dans les années les plus noires, la flamme fut ranimée, Pierre Lefranc, Alain Griotteray, J.Dauer et un petit nombre de jeunes gens courageux ont voulu le 11 novembre 1940, au péril de leur vie et de leur liberté, honnorer la mémoire du soldat inconnu et réveiller la flamme éternelle. Action dont la symbolique ne peut échapper à personne - chaque François ou qu’il soit, quoi qu’il fasse, a le devoir sacré de défendre la Patrie au péril de sa vie et d’empècher les symboles de la France d’être souillés.

Source: http://www.forumpourlafrance.org/spip/

par joeblack publié dans : France
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Vendredi 25 avril 2008


Cette semaine, Nicolas Sarkozy a consacré de larges plages horaires de son emploi du temps à la préparation de l’interview télévisée de jeudi soir. Ce rabâchage n’a pas épargné au président quelques imprécisions, voire certaines bizarreries lors de son Grand Oral. Retour sur quelques dérapages, contrôlés ou pas…

 

 Abou Mazen
Evoquant le conflit israélo-palestinien et son refus de négocier avec le Hamas ou avec le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, qui entendent, selon lui, "rayer Israël de la carte", Nicolas Sarkozy confie en revanche au journaliste Vincent Hervoüet qu’il "souhaitela réussite d'Abou Mazen". Etrange utilisation de l'ancien nom de guerre de Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, alors que c'est son rôle dans les négociations de paix entre Israël et la Cisjordanie qui est souligné. Simple lapsus? Surprenant néanmoins car Abou Mazen est d’ordinaire le nom employé par les Palestiniens et non par la communauté internationale.

La 
Turquie
L
e président a réaffirmé son opposition à l'entrée de ce pays dans l'Union européenne. Sarkozy a indiqué qu'il "ferait un référendum" si "la question se posait". Un argument qui devait soulager les fervents opposant à l'arrivée de la Turquie dans l'UE. Rappelons que le principe d'automaticité de référendum pour toute future adhésion dans l'Union ( l'article 88-5 de la Constitution) doit être supprimé à l'occasion de la prochaine réforme des institutions, justement souhaitée par le président. Or, selon le commissaire européen à l'élargissement, le Finlandais Olli Rehn, la question de l'entrée de la Turquie dans l'UE ne devrait pas se poser concrètement avant "10 ou 15 ans". Soit après la fin d'un éventuel deuxième mandat de Nicolas Sarkozy. En clair, Sarkozy  se pose en garant auprès des opposants à l'entrée de la Turquie alors qu'il ne sera vraisemblablement plus là lorsque le problème du référendum se posera.

Immigration
A propos des sans-papiers salariés, le chef de l'Etat commet la plus importante ‘bourde’ de son intervention. Mentionnant son ministre de l'immigration, Brice Hortefeux, il déclare: "Il va examiner ces dossiers pour voir ceux qui méritent leur régularisation. On ne devient pas français uniquement parce qu'on a un travail dans la cuisine d'un restaurant, aussi sympathique soit-il", insiste-il. Il confond alors deux notions pourtant bien distinctes: régularisation et naturalisation (
voir l’édito vidéo de Christophe Barbier). Formulation d’autant plus hasardeuse que l’on pourrait y lire, entre les lignes, une adresse à l’électorat de la droite dure.

 

par joeblack publié dans : France
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Vendredi 25 avril 2008



On parle de plus en plus de la loi de 1905 sur le financement des cultes impunément baffouée, celle de 1994 sur l'immigration lui emboîte le pas.

Pauvre France !


Le ministre de l’immigration a réaffirmé sa doctrine : Pas de régularisation massive de sans papiers mais l’application stricte de la loi qui prévoit la légalisation au cas par cas en fonction des besoins économiques de tels ou tels secteurs économiques Brice Hortefeux a néanmoins reconnu qu’il n’est pas normal que des sans papiers payent des impôts, il va donc proposer que l’on mette fin à cette « hypocrisie » administrative que l’on pourrait presque appeler selon lui: : hypocrisie d’état.

Prés de 800 travailleurs illégaux déclarés par leur patrons commencent donc à déposer leur demande de régularisation en préfecture d’ile de France.

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Il n’est pas question de régulariser 800 sans papiers massivement mais de régulariser au cas par cas 800 sans papiers, il est exact que cela représente une énorme différence bien difficile à saisir pour un non initié.

Sans parler du fait qu’hypocritement des clandestins prennent le travail d’immigrés légaux qui eux n’ont pas fait preuve d’hypocrisie en faisant toutes les démarches nécessaires afin d’être en règle vis-à-vis de la législation.
On régularise des sans papiers mais on ne veut  surtout pas sanctionner les patrons qui profitent de la détresse de ces personnes, pourtant une loi existe

La
LOI no 94-1136 du 27 décembre 1994 qui régit  le Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile , mais non appliquée en toute hypocrisie (sinon ca se saurait) prévoit pourtant que : «  Toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l'entrée, la circulation ou le séjour irréguliers, d'un étranger en France sera punie d'un emprisonnement de cinq ans et d'une amende de 30 000 euros. »

Le ministre de Ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité Nationale et du Codéveloppement  a su trouver les mots justes en parlant d’hypocrisie d'état.
par joeblack publié dans : France
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Jeudi 24 avril 2008





La réforme des institutions, adoptée ce jour en Conseil des Ministres, prévoit la suppression de l’obligation de référendum pour toute nouvelle adhésion à l’Union Européenne.

Après avoir fait campagne sur le refus de l’adhésion de la Turquie, Nicolas SARKOZY veut faire sauter le verrou du référendum qui en constituait pourtant le principal blocage.

Non content d’avoir refusé de consulter les Français sur le traité de Lisbonne, qui reprenait l’essentiel de la Constitution Européenne rejetée par le référendum du 29 mai 2005, le Président de la République s’apprête à demander maintenant aux Parlementaires de la Majorité de renier l’un de ses principaux engagements présidentiels.

 

par joeblack publié dans : France
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Lundi 21 avril 2008

 


 


<La France est en faillite >, annonçait l’an dernier le premier ministre François Fillon. Face aux problèmes de pouvoir d’achat des Français, le président de la République surenchérissait en janvier 2008 : « Les caisses sont vides ». Donc circulez, il n’y a rien à voir, débrouillez vous.

Mais voilà le même Nicolas Sarkozy qui soudain découvre une manne de 60 millions d’euros dans la poche de l’Etat. Tant mieux pour les Français ? Hélas non, cet argent est destiné… à des pays étrangers.

Vendredi à Paris, lors d’une réunion du «Major economy meeting» (les 16 pays les plus riches), le président de la République annonce : « La France doublera dès cette année son enveloppe d'aide alimentaire en la portant à 60 millions d'euros pour 2008 ». Et il ajoute sans rire : « Nous ne pouvons pas rester indifférents à la révolte de ceux qui ne peuvent plus manger à leur faim. »

Et les milliers de Français SDF jetés dans la rue, obligés de coucher dans des cartons et de faire la manche, ils ne meurent pas de faim ? Nicolas Sarkozy, qui n’a en rien diminué le train de vie luxueux de l’Etat et de ses dirigeants, semble s’en soucier comme de sa première Rolex.
par joeblack publié dans : France
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Samedi 19 avril 2008

 

"Adieu ma France... Tu n’es plus celle que
j’ai connue, le pays du respect des valeurs,
de l’hymne et du drapeau, le pays de la fierté
d’être français. Adieu ma France des trafics
en tous genres, du chômage, de l’islamisme,
de la polygamie, du laxisme, de la permissivité
, de la famille décomposée... Adieu ma France
réduite à l’état d’urgence,
ma France déconstruite, en guerre avec
elle-même. Je veux, néanmoins, demeurer
optimiste et croire en ton sursaut.
Mais qui te sauvera ?

Le livre testament du général Bigeard

(...)Un homme qui saurait se mettre tout entier à son service, sans
magouille
, sans en retirer pour lui-même le moindre profit,
mais qui se donnerait entièrement, et de façon désintéressée,
au sauvetage du pays, à la relance de la France."


Extrait de « Adieu ma France », du général Bigeard,
Editions du Rocher
 
Constitution européenne

Ce texte, j’ai voté contre, parce qu’à mes yeux il ne répond pas à
l’attente des citoyens de l’Union européenne. Je revois Chirac et
Schröder, se tenant la main, se congratulant d’être les leaders de
l’Europe. Or la France et l’Allemagne étaient malades.
L’association de deux malades n’a jamais donné la santé !

Turquie

Pour moi, la Turquie est le prochain enjeu majeur de l’islamisme.
La Turquie est une puissance en partie européenne, qui souhaite
s’intégrer très rapidement à la construction politique qui lie vingt cinq
États du Vieux Continent.

La Turquie, le rêve inespéré de tout islamiste. À contaminer de toute
urgence ! Les grandes manoeuvres ont d’ailleurs déjà commencé.
On le sait, le parti au pouvoir à Ankara se définit comme
« islamiste modéré ». Je ne vois pas très bien en quoi consiste un
islamisme qui serait « modéré », mais enfin passons.

La Turquie, c’est le cheval de Troie du fondamentalisme pour tenir
l’Europe sous sa coupe, pour faire peser sur notre continent une épée
de Damoclès tellement efficace que les Européens préféreront une
assimilation, lente et sournoise, à un combat qui ne semble plus à
leur hauteur. Voilà pourquoi je m’oppose résolument, totalement,
absolument à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne et
même à l’ouverture de négociations allant dans ce sens.

Parlons en, des « négociations » !

J’aimerais que l’on m’explique comment « négocier » avec un pays
qui se refuse à reconnaître officiellement l’un des États membres
de l’organisation dans laquelle il aspire à entrer. Je veux parler de
Chypre, bien évidemment. Comment négocier avec un État qui se
refuse tout aussi obstinément à reconnaître ses responsabilités dans
 le génocide qui décima les Arméniens en 1915 ? Et comment
négocier avec un pays qui, le plus officiellement du monde, déclare
qu’il entend rejeter l’héritage laïc d’Atatürk, le fondateur de la
Turquie moderne, pour lui substituer une constitution fondamentaliste
 ? Quand on me dit que la Turquie est « mûre » pour rejoindre
l’Europe, cela me fait bondir.

L’Europe, je le crains, paiera très cher son aveuglement. Il est temps
, grand temps d’arrêter de jouer avec le feu. Et plus largement,
prenons toutes les mesures d’urgence pour arrêter ce cancer de
 l’islamisme qui gangrène le monde.

Islamisme

Oui c’est sérieux ! Très sérieux même, car le voile n’est qu’une
étape, la
première, pour imposer à la France, comme à tous les pays
occidentaux, des conceptions qui sont radicalement étrangères à
notre identité, à notre histoire et à notre culture.

On commence par le voile puis on risque de finir par accepter que
certaines femmes adultères soient lapidées. À ce rythme on tolérera
un jour la polygamie et, pourquoi pas, l’excision ! Eh bien, je prends
le pari qu’en France, d’ici quelques années, les idolâtres du
politiquement correct feront passer pour un acte de racisme
insupportable le fait de refuser à des musulmans français ou vivant
en France de s’adresser à des tribunaux religieux, appliquant un
droit à la fois moyenâgeux et inhumain.

Immigration

Si un immigré a, bien entendu, des droits, il a aussi des devoirs et
l’immigré qui ne veut pas s’intégrer à la culture de son pays d’accueil
 ne fait que scier la branche sur laquelle, pourtant, il veut s’asseoir.
Je reviens sur ma consternation le soir du deuxième tour de l’élection
présidentielle de 2002, lorsque j’ai vu une cohorte de jeunes des
banlieues, issus de l’immigration maghrébine, brandir et agiter
fièrement,
place de la République, devant le couple Chirac, des drapeaux
algérien et
marocain.

Je reviens sur cet événement car cette image, en quelque sorte,
résume tout. L’oubli du patriotisme et la disparition de l’identité
française. Le danger que fait peser sur l’avenir de notre pays le refus
de s’intégrer de millions d’immigrés, ou de leur progéniture.
La perte de prestige moral d’une fonction dont le titulaire devrait
pourtant être au dessus de tout soupçon. Et aussi, bien sûr, la
confusion des valeurs dans un pays qui va à vau l’eau, que plus rien
ne structure de manière cohérente, qui semble ne plus avoir d’avenir
en tant que nation.

Je reviens également sur l’ascendant que prend, chaque jour un peu
plus, l’islam dans notre pays, mais surtout l’islamisme. Qui aurait pu
prévoir cela dans ma jeunesse ? Qui aurait imaginé le bouleversement
 de notre nation ? La nation est, pour moi, une idée essentielle,
fondatrice dans la vie en commun d’un pays. On bâtit un État à
partir d’un sentiment national, partagé par les habitants du pays
considéré.

Terrorisme islamiste

Arrêtons-nous encore sur le problème du terrorisme islamiste :
L’Europe, l’Europe des 25, croit être une forteresse imprenable,
tellement bien défendue qu’aucun danger ne peut la menacer.
Elle est fière de sa puissance économique, de sa richesse, du niveau
de vie de ses habitants, de ses institutions politiques, des
démocraties qui fonctionnent plutôt bien, même si évidemment
beaucoup de choses sont perfectibles.

Eh bien l’Europe, ce colosse aux pieds d’argile, ce « tigre de papier »
 comme diraient les Chinois, se trompe. Elle est en guerre, déjà,
mais elle ne veut pas le voir, elle ne veut pas le savoir. Elle se croit
protégée, prémunie contre toute attaque et refuse de se confronter
à la réalité des faits.

Or cette réalité, c’est qu’elle est encerclée, infiltrée. Une guerre
sournoise de subversion souterraine s’insinue un peu plus chaque
jour. Pour ne pas en être conscient, il faudrait être aveugle ou
stupide. Faut il rappeler le nombre de réseaux islamistes qui trouvent
 en Europe des bases arrière accueillantes et complaisantes ? J’en ai
déjà parlé dans certains chapitres précédents. Et si j’aborde à
nouveau ce thème en fin de livre, c’est pour bien insister sur
l’ampleur de ce danger car j’ai souvent l’impression que les Français
ne veulent pas y prêter attention. Un peu la politique de l’autruche :
on ne veut pas regarder en face, la menace qui plane.

Repentance

La France est la risée du monde entier. Et parmi nos attitudes, pour
le moins discutables, parmi les nombreuses « repentances », comme
 on jargonne aujourd’hui, la plus récente vaut le détour.

C’était à Madagascar, un pays que je connais bien pour y avoir vécu
lorsque je commandais les forces françaises de l’océan Indien. En
visite officielle dans ce pays, en juillet 2005, Chirac a présenté les
excuses de la France pour la répression musclée de l’insurrection de
1947, répression que je me refuse à qualifier de « massacres ».
Cela donnait, dans le texte : « Il faut évoquer les pages sombres de
notre histoire commune et avoir conscience du caractère inacceptable
 des répressions engendrées par les dérives du système colonial. »

Mais pourquoi aller se coucher comme ça, alors que tout le monde
sait qu’il s’agissait d’une autre époque ? Pourquoi éprouver le besoin
de se repentir, quand les autres ne le font pas, quand les autres, de
plus, ne l’exigent pas et comprennent mieux la situation que nous ne
la comprenons nous mêmes ?

La réponse du président malgache Ravalomanana en est la meilleure
preuve : « C’est du passé. Je suis né en 1949, et non en 1947. Je
pense à l’avenir. Ce n’est pas une source de blocage pour travailler ensemble. » (...)

Réagir

Alors, la France est elle prête à l’affrontement ?

J’ai bien peur que non. Et cela pour plusieurs raisons. La toute
première, c’est que la France n’est plus une société homogène et
structurée. Le corps social du pays n’est plus sain. Qu’est ce qu’un
corps social sain ? Une population qui sait conserver la mémoire du
passé et des combats collectifs qui ont été menés. Ce n’est plus le cas
de notre pays. La transmission ne se fait plus et les commémorations
 les plus solennelles font plutôt rire qu’autre chose.

Qu’il s’agisse de la fête nationale, le 14 Juillet, ou du souvenir des
deux guerres mondiales, le 11 novembre et le 8 mai, de la guerre
d’Indochine, ou de celle d’Algérie, de moins en moins de Français se
sentent concernés.

Je souhaite vivre encore dans une société française fière de ses
racines et de sa spécificité. Et ce n’est pas une question de couleur
de peau. C’est une question d’état d’esprit, d’attitude. Aujourd’hui,
défendre l’identité française vous fait souvent suspecter d’être un
suppôt du Front national, ce qui n’est absolument pas le cas en ce qui
me concerne. J’ai du respect pour un Le Pen, tout comme pour Arlette
 Laguillier parce que tous deux sont adeptes de ma devise
« Être et durer » !

La seule protection réellement efficace qui vaille, c’est de sortir la France de son inertie, de sa surdité et de son aveuglement.

Je ne cesse de l’écrire tout au long de ces pages, la France est entrée
dans un processus de déliquescence. J’ai l’impression tenace que, si
le cours des choses ne change pas radicalement, le pays va à sa perte.
 Qu’il est en voie de désagrégation et que ce n’est pas son identité
seule qui est menacée, mais bel et bien jusqu’à son existence. Et je
le répète, sans craindre de lasser le lecteur,
la France va traverser
une crise très profonde, à la fois politique, économique et surtout,
morale.

C’est donc à un réarmement moral du pays que je veux
appeler en rédigeant ces pages, afin de conjurer la menace
qui risque de nous engloutir corps et biens. Je pourrais, sur
les affaires, rédiger des livres entiers. Mais en résumé, que
faut il retenir de ce constat ? Tout simplement que, pour sortir
 la France de sa torpeur, l’une des toutes premières conditions
 est de restaurer la morale publique dans le pays.

Morale publique sans laquelle rien ne peut être fait de durable, car
les Français n’ont plus confiance dans les hommes qui les gouvernent
 actuellement. Ils les prennent pour des margoulins et croient que ces
 responsables politiques pensent d’abord à eux, avant de se soucier du bien commun et du sort de leurs concitoyens.

Nos dirigeants doivent être des gens propres, irréprochables, ce ne
sera qu’à cette seule condition qu’on pourra au moins les écouter et
les prendre au sérieux.

La démission est allée trop loin, dans tous les domaines, pour que la
France n’ait pas besoin d’un choc salvateur, susceptible de lui
permettre de retrouver sa vraie vocation.


« Nous sommes dans la merde, mais ce n’est pas une raison
pour la remuer. » [ Marcel Bigeard ]

Bigeard toujours ... A (re)lire absolument :

J’ai mal à la France

Commentaires

Le 20 juin 2000, Louisette Ighilahriz, algérienne, membre du FLN,
accuse dans les colonnes du journal Le Monde, les généraux Massu
et Bigeard de l’avoir eux-mêmes torturée durant trois mois à la fin
de l’année 1957.

Ce témoignage va lancer un grand débat sur ce problème longtemps
 tabou de la pratique par l’armée française de la torture durant la
 guerre d’Algérie.

Le général Bigeard, figure charismatique de cette époque, mis en
cause personnellement, ne pouvait rester insensible à cette attaque.
Profondément blessé, il fait ici les mises au point qui s’imposaient.

Après avoir démontré le grotesque des accusations portées contre
lui, il nous explique comment la situation politico-militaire en Algérie
a conduit à ce que l’on a appelé la bataille d’Alger et nous donne sa
vision de la guerre subversive que les soldats français ont été
contraints de mener pour sauvegarder la population française et
algérienne.

Enfin, dans un dernier chapitre il nous livre, à quatre-vingt-cinq ans
, sa vision actuelle de son cher pays, ses espoirs et ses inquiétudes
 et nous explique pourquoi il a tellement « mal à la France ».
Ce
nouveau « coup de gueule » du premier soldat de France,
avec son célèbre franc parlé et l’autorité que lui confère sa
carrière exceptionnelle, ne peut que mettre un point final au
 déferlement médiatique auquel on assiste depuis quelques
mois.

"Extrait de la Guerre d’Indochine 1945-1954

 

par Philippe Héduy"

Citation du Général Bigeard

A cette époque où, selon mon indicatif radio, je devenais Bruno,
je ne savais pas encore que nous vivions les plus belles années de
notre vie. Les plus belles parce que les plus dures. Elles étaient aussi
les années les plus amicales, les plus orgueilleuses, et les plus
solitaires :

Les plus amicales parce que nous étions, à la vie, à la mort, entre
camarades ;

Les plus orgueilleuses parce que jamais autant nous n’aurions la fierté
de notre tenue et de notre uniforme.

Les plus solitaires enfin, parce que nous menions en des terres
lointaines un combat d’idéal, aussi ignoré de la métropole que celui
 des Croisés de la première croisade, il y a neuf cents ans, quand le
moine Bruno, mon saint patron à la guerre, fondait l’ordre des
Chartreux.

Oui, les camarades parachutistes, les solitaires parachutistes, les
orgueilleux parachutistes étaient alors portés par un destin semblable
à celui des Croisés ou à celui des moines, des moines guerriers, des
Templiers.

Et j’imagine que, nonobstant l’armure, les chevaliers du Temple
n’auraient pas été mécontents de sauter sur Jérusalem en arrivant
du ciel, comme nous allions le faire tant de fois, de la RC 4 à la Plaine
des Joncs, et de la Rue sans Joie à Ðiên-Biên-Phu.

Je crois que c’est en effet l’esprit - du moins un certain esprit, une
certaine idée de nous-mêmes - qui nous permettait de nous
manifester ainsi, au plus fort des combats. On sait contre quoi,
contre qui nous combattions : Contre un monde opposé à celui de
l’esprit. Et puis, il y avait en nous autant de secrète vigueur de venir
au feu en tombant du ciel qu’en parcourant des lieues à travers la
jungle, la rizière ou la montagne. L’esprit nous animait.

L’esprit, d’abord, du dépassement de soi. J’ai vu combien de garçons
de vingt ans, ou même de trente, s’agripper à la carlingue et sauter
dans l’inconnu mortel alors que, deux ou trois heures auparavant, ils
se trouvaient encore à Hanoï dans l’insouciance ou les plaisirs de
quelque lieu de détente ! Et j’en ai vu combien marcher sur la piste
jusqu’à l’épuisement ou courir à l’assaut jusqu’à la chute ! Je le dis :
une telle vigueur physique n’est pas possible sans une ardeur morale.
Jogging, certes, mais jogging avant tout du caractère et du courage.

Aller ainsi jusqu’au bout de soi, cela s’appelle l’abnégation, cela
s’appelle l’esprit de sacrifice, et cela signifie que l’on défie la mort en
combat singulier, la mort qui est autour de nous tous. Je les salue,
mes camarades parachutistes qui l’ont rencontrée sans peur. Leur
mort est à jamais notre mérite.

L’esprit d’équipe ensuite, l’esprit de camaraderie. On dira peut-être
esprit de caste, de clan, de corps. Soit, si cela veut dire que l’on a la
volonté d’être les meilleurs et que cela ne vous est pas donné par
quelque grâce d’état ou d’uniforme.

Oui, nous osions espérer être les meilleurs, mais les meilleurs
parmi nos égaux, nos frères d’arme. Et, s’il y a caste du combat,
clan de guerriers, si le parachutiste veut encore être aujourd’hui ce
primus inter pares, c’est surtout à l’Indochine que nous le devons.
Après la Bretagne ou la Hollande, avant Suez ou Timimoun, et aussi
avant Kolwezi, il y eut l’Indochine : That Khé, Tu Lé ou Ðiên-biên-phu
furent les creusets où se forgèrent l’esprit, la geste et la chevalerie
parachutistes.

Esprit français enfin. Cet esprit para qui devait jaillir du ciel d’
Indochine, comme une corolle, a-t-on remarqué qu’il était
particulièrement représentatif de ce que le soldat français a toujours
eu de meilleur en comparaison de tous les autres ?

L’astuce et la fougue, l’audace et la furia francese, l’intelligence du
combat, le sens du terrain, le flair du danger, le goût de la manœuvre
, la souplesse de l’approche, tout cela qui rend le parachutiste français
 le plus para des aéroportés, là aussi ce primus inter pares parmi nos
camarades du monde entier, tout cela naquit de la guerre d’Indochine.

J’ai souvent dit ou écrit, il faut « être et durer » ou encore « faire un
pas... encore un pas » et savoir repartir à zéro.

Le vieux soldat que je suis devenu essaie de continuer à servir en
puisant certes dans son passé, mais en ayant le regard fixé sur ce
que pourrait être demain, et où là comme ailleurs les paras qui furent
toute ma vie sauront défendre une liberté
qui n’a pas de prix.

Marcel BIGEARD

par joeblack publié dans : France
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Vendredi 18 avril 2008

Et pendant que les Français commencent à ressentir les effets irrémédiables de la précarité...
 

«Il est urgent d'agir pour renforcer la sécurité alimentaire à un moment où 37 pays connaissent une crise alimentaire très grave», adéclaré Nicolas Sarkozy.

 Face la crise alimentaire mondiale, Nicolas Sarkozy annonce que l'aide française sera portée à 60 millions d'euros dès 2008.

La France doublera «dès cette année son enveloppe d'aide alimentaire en la portant à 60 millions d'euros pour 2008 », soit près de 100 millions de dollars, pour faire face à la crise alimentaire mondiale. Nicolas Sarkozy a annoncé cette mesure vendredi à Paris lors de la troisième réunion du cycle des «MEM» (Economies majeures, ou «Major economy meeting»). Une réunion rassemblant les seize principales économies de la planète, lancée en 2007 à Washington et consacrée au changement climatique.

«Il est urgent d'agir pour renforcer la sécurité alimentaire à un moment où 37 pays connaissent une crise alimentaire très grave. Nous ne pouvons pas rester indifférents à la révolte de ceux qui ne peuvent plus manger à leur faim», a déclaré le chef de l'État. Il entend «proposer prochainement un partenariat mondial pour l'alimentation et l'agriculture». Partenariat impliquant «une coordination accrue des acteurs internationaux, institutions, Etats, secteur privé et ONG». Le chef de l'Etat a également souligné l'impact des dérèglements climatiques sur les crises alimentaires». «Il y a urgence et cette urgence doit pousser chacun de nous à dépasser ses positions défensives», a jugé Nicolas Sarkozy, rappelant qu'un accord international pour contrer le changement climatique devait intervenir en 2009 à la conférence de l'Onu à Copenhague.

Ce discours a été jugé «très mou» par Greenpeace qui a déploré une réaction «molle» à l'allocution prononcée mercredi soir par le président américain George W. Bush. Ce dernier a annoncé un simple plafonnement des émissions de gaz à effet de serre de son pays en 2025, alors que l'Union européenne vise une diminution de 50% au plan mondial pour 2050. Greenpeace a notamment regretté que Nicolas Sarkozy n'ait pas rappelé le caractère «nécessairement contraignant» des objectifs chiffrés de réduction des gaz à effet de serre.

 

Le «problème» des biocarburants

 

Alors que des «émeutes de la faim» ont éclaté ces derniers mois dans plusieurs pays après la forte hausse des prix des matières premières agricoles, le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, a expliqué vendredi matin sur Europe 1 que le fait de produire des biocarburants à partir de produits alimentaires posait «un vrai problème moral». A la question de savoir s'il était en faveur d'un arrêt ou d'une réflexion sur un moratoire sur les biocarburants, il a répondu positivement, tout en précisant: «Quand ils utilisent des denrées alimentaires».

Aux Etats-Unis, George W. Bush a annoncé lundi une aide d'urgence de 200 millions de dollars, tandis que le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé la communauté mondiale à prendre des mesures immédiates et à long terme.

par joeblack publié dans : France
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Vendredi 18 avril 2008

 
Au moment où Renault, dont le président de la Halde était le patron, se fait épingler pour discrimination raciale, le «super testing» organisé par la haute autorité s'avère être un vaste foutoir.


 
Louis Schweitzer, président de la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations), obligé de poursuivre Louis Schweitzer, ancien PDG de Renault, pour discrimination raciale ? Avouez que la scène mériterait l'oscar du ridicule ! C'est pourtant ce qui aurait pu se passer. Le 2 avril dernier, la cour d'Appel de Versailles a en effet condamné le constructeur automobile pour discrimination raciale envers deux anciens salariés. Les carrières de Lucien Breleur, électricien automobile, et Daniel Kotor, ouvrier spécialisé puis agent administratif, tous deux noirs, n'ont pas suivi la même évolution que celles de leurs collègues blancs, sans aucune raison valable, ont estimé les magistrats. Avant de conclure à la discrimination raciale en s'appuyant, notamment, sur des témoignages évoquant les insultes racistes (« singe » ou encore « bougre de nègre ») dont Daniel Kotor était l'objet de la part de sa hiérarchie. Or, ces faits se sont déroulés alors que Louis Schweitzer était PDG de Renault. Un comble !

La discrimination : plus on la cherche, moins on la trouve

Dans la même veine absurde, toujours le mercredi 2 avril, le Canard Enchaîné révélait les gros dysfonctionnement du testing géant réalisé par Jean-François Amadieu, membre du comité consultatif de la Halde et président de l'Observatoire des discriminations, pour le compte de la Haute autorité. Avec un budget pharaonique de 570 000 €, cet ambitieux testing sur la discrimination à l'embauche vise 20 grandes entreprises - telles Bouygues, Accor, Total, Lagardère, etc. Cinq mille six cent faux CV ont été envoyés, 300 lignes téléphoniques avec répondeur ont été ouvertes pour recevoir les réponses des entreprises. Résultat : l'étude montre que dans certaines sociétés, les CV bronzés ont 50% de chances de moins d'obtenir un rendez-vous que leurs homologues blancs. Seulement voilà : si les entreprises n'ont pas répondu aux CV, ce n'est pas par racisme, mais parce que certains courriers ne sont jamais arrivés, d'autres étaient mal rédigés ou ne correspondaient pas aux offres. Parfois encore, c'est le numéro de téléphone indiqué dans la candidature qui était faux. Quand ce n'étaient pas les réponses favorables des sociétés qui étaient répertoriés comme des fins de non recevoir… Bref, ça la foutait mal.
A tel point que, face à la grogne des entreprises injustement taxées de discrimination, le service juridique de la Halde a décidé de faire intégralement re-vérifier les résultats du testing (qui a déjà coûté 400 000€) avant leur publication prévue pour la fin du mois… Au final, que nous montrent ces deux affaires ? Que la discrimination, c'est comme le sucre dans le lait chaud, comme disait Coluche : elle est partout et on ne la voit pas, et plus on la cherche, moins on la trouve!

par joeblack publié dans : France
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Mercredi 16 avril 2008

Ca se passe en France aujourd'hui, toute ressemblance avec l'URSS de jadis n'est pas fortuite : Le Sénat a adopté en première lecture un projet de loi relatif aux archives et l'Assemblée nationale votera le 29 avril prochain. Les chercheurs, historiens, universitaires ou particuliers sont particulièrement inquiets et on les comprend (voir l'historique ici).
La nouvelle loi impose en effet des nouveautés très importantes.
La première, une nouvelle catégorie d'archives "incommunicables". Extraits d'un
communiqué :

"La création d'une nouvelle catégorie d'archives : les archives  incommunicables. Elles pourront ne jamais être communiquées au nom de la « sécurité nationale » (armes biologiques) et de la «sécurité  des personnes», certainement immortelles. Il y a une contradiction dans les termes du texte, qui ne permet pas de comprendre quelles sont les intentions du législateur.
Il est dit :
Art. L213-1 : "Les archives publiques sont [...] communicables de plein droit" et L 231-2 :  « il existe des archives qui "ne peuvent être consultées" ». Cet article 213-2 n'a pas de raison d'être, car :
1- les informations permettant de concevoir des armes biologiques ou de destruction de masse sont nécessairement récentes ; or celles-ci sont déjà couvertes par l'art. 213-2 I 3° ;
2- les informations de nature à compromettre la sécurité des personnes sont déjà visées par le 213-2 I 4°.

De plus, ce projet de loi prévoit une réduction très sensible de l'accès à des archives, dont certaines sont déjà dans le domaine public, par la création du "secret statistique" (8 fois cité dans le texte de loi) et par l'allongement à 75 ans de l'ouverture (ou réouverture) de certaines archives :

"Un nouveau délai, fixé à soixante-quinze ans, est créé, fondé sur une extension de la notion de protection de la vie privée, visant la plupart des archives publiques (Art. L. 213-2-4). Il y a ici  amalgame entre la « protection de la vie privée » (celle-ci n'étant  pas plus définie) et le fait de rendre publique «une appréciation ou un jugement de valeur», catégories particulièrement floues.
Ou  pire, le fait de «faire apparaître le comportement d'une personne dans des conditions susceptibles de lui porter préjudice». Pratiquement tous les dossiers d'archives publiques, tels les rapports de préfets, les rapports et archives de police, contiennent des jugements de ce  type. Qui décidera -et sur quels  critères- ce qui doit être ouvert alors ?
Fixer la barre à 75 ans, conduirait de plus à  refermer de nombreux dossiers ouverts depuis 15 ans. Verra-t-on se de refermer pour quelques années les études sur le Front populaire, la 2e Guerre mondiale et Vichy, ou celles sur la guerre froide qui commençaient à s'ouvrir librement ? Certes, restent les dérogations, mais c'est placer les chercheurs sous le sceau du privilège individuel pour 25 ans de plus".

"L'Association des usagers du service public des Archives nationales" a rendu publique une adresse et une pétition à destination des députés.
La colère des spécialistes et des amoureux de l'histoire semble légitime mais aussi les nombreux questionnements sur les raisons réelles de ce silence définitif ou presque, imposé à une période si intéressante de l'histoire et dont on nous dit qu'il faut en faire un devoir de mémoire. Celui-ci devrait-il être aveugle?

Vu sur http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2008/04/restriction-dra.html

par joeblack publié dans : France
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