Après la crise financière, les médias s’emparent des émeutes de la faim en Afrique. Le Président Sarkozy en appelle à notre conscience pour verser un tribut supplémentaire dans le puits sans
fond de l’aide au continent noir. Que Mr Sarkozy se rassure: notre conscience est en paix mais notre raison s’insurge contre les informations absurdes dont elle est abreuvée.
Une fois de plus, il faut donc opposer les chiffres aux mensonges
(1).
On nous répète que l’augmentation des prix agricoles (riz, blé, huile etc.,) résulte d’une pénurie de l’offre liée à de mauvaises
récoltes, au recours aux bios carburants et à l’extension de l’élevage pour répondre aux changements alimentaires des classes aisées des pays émergents. En revanche, nul ne songe à invoquer
la croissance incontrôlée de la population qui explique la hausse de la demande. Par exemple, l’Afrique comptait 224 millions d’habitants en 1950. Sa population s’élève aujourd’hui à
922 millions et devrait atteindre 2 milliards en 2050. La population africaine aura donc été multipliée par 9 en un siècle.
Cette croissance exponentielle s’explique par le faible recours au planning familial. Le pourcentage de femmes mariées pratiquant la
contraception s’élève à 14% en Afrique contre 83% en Chine. Ce retard a des causes idéologiques et religieuses: dans toutes les conférences internationale, les pays du tiers monde
entraînés par l’Algérie se sont constamment opposés aux résolutions recommandant le planning familial. Les leaders du tiers monde prétendaient en effet que le contrôle des naissances était le
fruit d’une conspiration des occidentaux visant à réduire la puissance du continent africain en limitant sa population. Le thème de la surpopulation est donc devenu nauséabond et raciste et c’est pourquoi
plus personne n’en parle au nom du politiquement correct (2).
En dépit de cette démographie délirante, les immenses potentialités de l’Afrique, si elles étaient bien gérées, pourraient nourrir sa population. La hausse des prix des matières premières
agricoles devrait d’ailleurs favoriser l’augmentation de la production en offrant des prix plus attractifs aux petits paysans africains (3). Malheureusement, les gouvernements locaux
dilapident les ressources nécessaires à l’achat de semences, d’engrais et d’outils et découragent les paysans en refusant de leur donner les titres de propriétés des terres qu’ils cultivent.
De plus, en Rhodésie comme en Afrique du sud, tout est fait pour chasser les fermiers blancs qui assuraient l’essentiel de la
production moderne.
Les potentats locaux et les intellectuels qui les représentent sur nos plateaux de télévision se moquent comme d’une guigne de la misère de l’Afrique. L’aide internationale qui sera collectée
n’ira pas à Dakar ou à Nairobi. Elle prendra la direction du lac Léman. Ce n’est pas nouveau. Cela dure depuis l’indépendance.
Les africains portent donc l’entière responsabilité des maux
qui les affligent. Ils n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes.
Gérard Pince
1- Chiffres des Nations unies : http://www.un.org/esa/population/unpop.htm Pour prendre une vue globale des problèmes démographiques, se reporter à : http://www.freeworldacademy.com/globalleader/population.htm
2-Il est tellement plus commode d’invoquer les responsabilités des blancs. Il est vrai que la colonisation a favorisé la croissance de
la population en réduisant la mortalité infantile grâce à des campagnes massives de vaccinations obligatoires et gratuites.
3- Cette situation devrait aussi mettre un terme à la complainte de la “baisse tendancielle du prix des matières premières” sujet favori des thèses soutenues par les étudiants africains de
passage au quartier latin.

SOKODE (AFP)
Arrivé vendredi au Togo par le nord, le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a animé samedi un meeting islamique à
Sokodé, au centre du pays, avant de se rendre à Lomé par la route, bains de foule et serrage de mains au programme.
A Sokodé (375 km au nord de Lomé) le numéro libyen n'a pas parlé politique mais a seulement prêché l'islam et dirigé une prière devant plus de 8.000 personnes au stade de la ville.
Le président togolais Faure Gnassingbé, ainsi que le Premier ministre Komlan Mally, tous deux chrétiens, ont assisté à la prière.
"Ceux qui campent sur une religion autre que l'islam sont dans l'erreur. L'islam évolue comme la dernière religion et le dernier message du ciel", a notamment affirmé le Guide de la révolution libyenne.
"C'est pourquoi des centaines de millions d'âmes de par le monde embrassent la foi islamique sans contrainte (...) malgré l'infidélité et l'oppression des adversaires et ennemis de l'islam", a poursuivi Mouammar Kadhafi.
Le prêche n'a duré qu'une dizaine de minutes et le numéro libyen s'est ensuite rendu au centre du terrain pour la grande prière.
Debout sur son tapis, M.Kadhafi, entouré d'une trentaine de gardes de corps a récité le Coran pendant une vingtaine de minutes.
Faure Gnassingbé, de confession protestante, a suivi depuis la tribune.
Mouammar Kadhafi a ensuite pris la route pour Lomé dans un cortège d'une cinquantaine de "4X4".
Entre Sokodé et Lomé, des grappes de gens étaient massées le long du parcours avec des pancartes à l'effigie de M. Kadhafi ou de banderoles sur lesquelles on pouvait lire: "Kadhafi, l'architecte des Etats Unis d'Afrique".
En chemin, le numéro libyen, toujours entouré de gardes de corps, s'est arrêté plusieurs fois pour serrer des mains lors de bains de foule. (Comme Sarko Ier...)
"Je suis ravi de voir cet homme dont j'ai souvent entendu parler sur les grandes radios", se réjouit un conducteur de taxi-moto d'Atakpamé, à 210 km au nord de Lomé.
"Allah o akbar (Dieu est le plus grand), s'époumonne une sexagénaire à Tsévié, à 35 km de la capitale.
A force de s'arrêter partout, le cortège a pris du retard sur l'horaire officiel, et la cérémonie de signature de convention entre le Togo et la Libye a dû être reportée à dimanche.
Dimanche matin, Mouammar Kadhafi devait animer un deuxième meeting au stade de Kégué de Lomé, le plus grand stade du pays d'une une capacité de 30.000 places.
Il quittera Lomé lundi matin pour Cotonou pour le sommet de la Communauté des Etats sahélo-sahariens" (Cen-Sad).
Dans le nord du Togo, le dirigeant libyen a déposé une gerbe une gerbe sur la tombe du général Gnassingbé Eyadéma, décédé en février 2005, après 38 ans à la tête du Togo, et a participé à une partie de chasse (à l'homme blanc...JB.) au parc de Sarakawa (environ 450 km au nord de Lomé).
ajouter un commentaire commentaires (0) créer un trackback recommander
