Jeudi 17 juillet 2008
Les chiens ne font pas des chats...




Le fils et la belle-fille du colonel Kadhafi, poursuivis en Suisse pour violence envers des domestiques, ont été libérés aujourd'hui après versement d'une caution d'un demi-million de francs suisses (312.500 euros).

Hannibal Kadhafi et sa femme avaient été arrêtés mardi à l'Hôtel Président Wilson, un cinq étoiles de Genève, à la suite d'une plainte de deux employés de maison qui les accusent de les avoir frappés.

Me Paul Gully-Hart, l'avocat du couple, a indiqué à l'agence de presse suisse ATS que 200.000 francs suisses ont été versés pour la libération d'Hannibal Kadhafi et 300.000 francs pour son épouse, les charges retenues contre elle étant plus graves.

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Lundi 14 juillet 2008
Drôle de spectacle pour l'ouverture de l'Union Pour la Méditerranéenne... Ca promet...


http://arnattacsouverainiste.blogspot.com/2008/07/le-prsident-turc-abdullah-gul-clbre-le.html 
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Samedi 5 juillet 2008


Vendredi 4 juin 2008

A la sortie du café le Mokador, à Vichy, un ressortissant étranger d'une quarantaine d'années, Abdallah Ben Othman, a tiré sans raison apparente avec un fusil de chasse sur une serveuse et l'a tuée. Il a ensuite blessé un policier avant de se retrancher dans un hotel meublé où il a été abattu par le GIPN. Officiellement, les raisons de son geste sont inconnues.
 
 
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Mercredi 2 juillet 2008
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Lundi 30 juin 2008
Qu'on ne vienne plus nous parler de méfiance ni de devoir de repentance envers l'Algérie. Samedi 5 juillet, des algériens vont certainement fêter en France, comme chez eux, ce quarante-sixième anniversaire du massacre des européens dont le sang a coulé à flots...  Ce jour là, la chasse aux blancs était ouverte...

 

L'épisode le plus dramatique de l'indépendance algérienne a lieu à Oran. Cette grande ville de la côte occidentale (400.000 habitants) était la seule à majorité européenne pendant la période coloniale. De nombreux pieds-noirs y étaient encore présents au lendemain de l'indépendance. D'autres, fuyant le bled (la campagne), s'y étaient installés dans l'attente d'un hypothétique exode.

Une ville sous tension

Du 1er juillet, date du vote de l’indépendance jusqu’au 4, il n’y a en ville que quelques défilés de voitures surchargées de musulmans, hommes et femmes hurlant des slogans et des you-you, plutôt bon enfant… Le 5 juillet 1962, la radio donne l'ordre aux habitants d’ouvrir les magasins, les bureaux et de reprendre le travail.

Mais dès le matin, une foule déferle des quartiers arabes vers les quartiers européens, de la place Kargentah vers la Place d’Armes, «pour un défilé pacifique». La plupart des manifestants n'en sont pas moins armés. À 11 heures, un coup de feu retentit sur la place d’Armes, un signal sans doute. Des cris jaillissent : «L’OAS, c’est l’OAS qui nous tire dessus !» Assertion invraisemblable car nul n'aurait été assez fou pour provoquer ainsi une foule déjà surexcitée.

C'est le début d'un carnage : une chasse à l’Européen commence, sauvage, systématique, dans toute la ville. On égorge, on tue au revolver ou à la mitraillette, on prend des rues en enfilade, tuant tout ce qui bouge, on pénètre dans les restaurants, les magasins, les appartements, assassinant les pauvres gens avec des raffinements de cruauté, arrachant des yeux, coupant des membres.

Les auxiliaires de l'armée algérienne, les ATO, emmènent les Européens prisonniers par longs cortèges vers le commissariat central où ils sont battus et tués, ou vers le Petit Lac, ou vers la Ville Nouvelle. Pourtant, dans cette folie sanguinaire, des musulmans sauvent des Européens, d’autres font délivrer des prisonniers.

Le général Joseph Katz, qui commande les 18.000 soldats français encore à Oran, téléphone au président Charles de Gaulle pour l’informer de l’ampleur du massacre. «Ne bougez pas !» lui est-il répondu. Les soldats restent dans les casernes.

La tuerie dure près de six heures. Lorsque, à 17 heures, les gendarmes français sortent enfin dans la rue, le calme revient aussitôt. Les cadavres jonchent la ville, on en trouve pendus aux crocs des bouchers, dans des poubelles… Dans la chaleur de juillet, la puanteur est horrible. Soldats français et algériens déversent par camions les cadavres dans le Petit Lac et les couvrent de chaux vive. Nul ne sait le bilan exact du massacre.

On parle dans les semaines qui suivent de plus de 2.000 morts et de quelques centaines de disparus… Des disparus qui seront signalés plus tard dans les mines de l’Algérie, dans des prisons, des maisons closes et des bars à soldats...

L'instinc animal primaire battait son plein, ce 5 juillet 1962; mais on ne tuait pas pour manger... Pour le plaisir, seulement... 

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Jeudi 26 juin 2008

En 2000, le duo des Lunatic, formé par les rappeurs Ali et Booba, signait un album intitulé Mauvais oeil. Par sa verve violente et virtuose, ce disque s'est vite imposé comme un classique. Dans le morceau intitulé L'Effort de paix, Sir Doum's se faufile entre ses amis duettistes pour lancer : "Ici y'a pas d'blé, mais rien qu'des voraces venant du bled/Et sur mon palier ça sent l'mafé, le couscous ou l'tiep/En tout cas pas l'porc ou bien l'cassoulet/Comme chez les gens chez qui j'vais cagouler, puis m'tailler avant qu'les poulets s'mettent à débouler..." Avant d'ajouter : "Vous tremblez car on a besoin d'blé, on vend du shit aux Blancs imitant les Noirs en jouant du djembé dans les squares..."

"Telles sont les pensées qui viennent m'assaillir au moment où j'essaie d'éviter ces enfants turbulents qui, la chemise sortie, font s'envoler des pigeons éclopés en ma direction. (...) Dans toute cette foule, un groupe de Japonais attire mon attention. Ces touristes ont plus d'assurance et de raffinement que les autres. (...) Ce ne sont pas leurs casquettes, ni leurs jeans, qui m'intéressent, mais leur coiffure. Elle aussi a traversé les océans. Ces Japonais fringants ont frisé et emmêlé leurs cheveux naturellement raides et brillants pour en faire des dreadlocks de différentes formes. Sur certains, ce sont des points d'interrogation raggamuffins qui retombent en désordre sur les épaules, et sur d'autres, des sillons parcourus de tresses. D'autres encore ont serti leurs dreadlocks de perles qui sont retenus par des foulards africains. Ces jeunes hommes et ces jeunes femmes du Pacifique ont étudié de près la variété des styles atlantiques."

"Peaux blanches, masques noirs" (p. 109-110).

Dénoncés par certains comme emblématique d'un nouveau "racisme antiblanc", ces textes n'en ont pas moins nourri l'inspiration de nombreux jeunes, de cité en cité et jusqu'au coeur des beaux quartiers, toutes origines confondues. Dans les concerts des Lunatic, on pouvait apercevoir quelques "chères têtes blondes" reprendre en choeur les provocations ethnicisantes des Lunatic, copier leur prose, adopter leurs poses. Comme si, à force de dresser les identités les unes contre les autres, ces chansons finissaient par créer une zone de contact, un espace où la performance artistique peut transgresser - en un claquement de doigts - les vieilles frontières de classe et de race.

Ce paradoxe de la transmission culturelle a parfois retenu l'attention. En témoignent deux livres récemment parus, différents du point de vue formel mais convergents sur le fond. Le premier, Peaux blanches, masques noirs, se lit comme un roman. Consacrée à l'"attraction transraciale", l'enquête menée par William Lhamon Jr commence en 1820, à New York. Précisément dans la zone portuaire, au milieu des saloons et des bordels, là où les esclaves venaient danser pour quelques poissons : "Au marché Sainte-Catherine, des bouchers blancs payaient de jeunes Noirs avec des anguilles pour qu'ils dansent et affichent des différences susceptibles d'être partagées", explique Lhamon, qui commente avec bonheur archives et dessins d'époque.

Puis l'auteur part sur les traces du "blackface", cette comédie jouée par des acteurs blancs déguisés et grimés pour mettre en scène l'existence des Noirs. Fustigées par les intellectuels abolitionnistes et progressistes, ces saynètes s'avèrent pourtant irréductibles à la simple caricature raciste : "A l'image des anguilles grouillantes et repoussantes qui les ont très tôt symbolisées, les énigmes du blackface ont réussi à se faufiler hors des seaux où on les avait jetées", affirme Lhamon dans cet essai exaltant, paru aux Etats-Unis en 1998. Depuis l'ancienne légende de Jim Crow (censé incarner une danse emblématique des Noirs) jusqu'aux clips télévisés de Michael Jackson et Paul McCartney, l'auteur marque la continuité souterraine des attitudes et des gestes : une manière d'imiter le sifflement de la locomotive, de courir sur place, ou encore de lever en même temps le genou et la main opposée.

Ce que Lhamon exhume, ce n'est donc pas l'essence immobile d'un "folklore", mais la dynamique charnelle d'un "lore", vieux mot anglais par lequel on désigne "une matrice de savoirs, de récits et de pratiques qui, à l'inverse (du folklore), est tout entière affaire de circulation", comme le précise Jacques Rancière dans une préface aussi subtile qu'éclairante. Et de fait, en observant les mouvements des jeunes Noirs, tout un prolétariat d'apprentis, de terrassiers ou de marins se bricolait une identité. Identité nomade, hybride, qui allait bientôt voyager par-delà les océans, puisque le blackface "a survécu à la traversée transatlantique pour remporter un grand succès au sud et au nord de la Tamise".

A ce point, il faut aborder un deuxième livre récemment traduit. Intitulé Sous-culture, signé Dick Hebdige et publié à Londres en 1979, il décrit la diversité des "styles juvéniles" dans l'Angleterre des années 1970. Ici, la scène fondatrice n'est plus le marché Sainte-Catherine, à New York, mais le carnaval londonien de Nothing Hill. En 1976, la ville connaît un été particulièrement chaud, et "au lieu de l'habituelle célébration touristique, avec ses allègres danseurs caribéens, ses rythmes enjoués de calypso et ses costumes exotiques, le festival de la communauté antillaise se transforme en une inquiétante confrontation entre jeunes Noirs en colère et policiers sur le pied de guerre", rappelle le sociologue. Or c'est en partie dans le sillage de cette révolte que se constitue alors le courant punk. Coupes de cheveux nihilistes et t-shirts savamment déchirés, chaussettes fluo et épingles à nourices apocalyptiques : cette jeunesse offre au monde un "masque livide et funèbre".

PHÉNOMÈNES MIMÉTIQUES

Comme Lhamon, Hebdige s'intéresse aux phénomènes mimétiques. Il retrace les origines antillaises du reggae, d'une part, les métamorphoses de la conscience ouvrière britannique, d'autre part, afin de souligner emprunts et convergences : argot, rythmes, pas de danse, répertoire vestimentaire, drogues consommées... Ainsi, tandis que certains groupes punk arborent les couleurs éthiopiennes, d'autres (comme le Clash) glissent dans leurs chansons des thèmes issus en droite ligne du phrasé jamaïcain. De même la fameuse crête punk peut-elle s'interpréter comme une "approximation métaphorique" des nattes rasta.

Au coeur de ces chassés-croisés, Dick Hebdige repère "ce va-et-vient dialectique du Blanc au Noir et du Noir au Blanc" qu'on retrouve également, bien sûr, dans l'histoire du jazz ou du rock. Sa démarche est plus théorique que celle de Lhamon : il cite Gramsci, Stuart Hall et Julia Kristeva, convoque T. S. Eliot, Genet et Barthes, et s'inscrit explicitement dans une tradition postcoloniale où les termes-clefs sont "dominants" et "dominés" (ou plutôt "subalternes"). Aussi le propos est-il parfois un peu univoque. Mais on y retrouve une même capacité à explorer la fascination inter-ethnique dans sa brutale ambiguïté : "Le verbe rastafari était capable de faire violence aux oreilles blanches les plus décentes, et les thèmes du retour à l'Afrique et des racines éthiopiennes ne faisaient aucune concession à la sensibilité du public blanc", écrit-il. Par la magie d'un "processus de blanchissement", pourtant, les mots et les gestes des immigrés caribéens ont permis à toute une jeunesse britannique d'inventer sa propre rébellion. Cette fois encore, la formation d'une conscience commune était passée par l'exaspération d'une radicale altérité.


 

PEAUX BLANCHES, MASQUES NOIRS. PERFORMANCES DU BLACKFACE DE JIM CROW À MICHAEL JACKSON de W.T. Lhamon JR. Préface de Jacques Rancière, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Sophie Renaut. Kargo/L'Eclat, 384 p., 12 €.

SOUS-CULTURE. LE SENS DU STYLE de Dick Hebdige. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Marc Saint-Upéry. Zones, 156 p., 13 € (en accès libre sur www.editions-zones.org).

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Samedi 21 juin 2008

Geert Wilders craint d'être arrêté par la Jordanie

 

 

Courage, Geert, nous sommes avec toi !

"L'homme politique néerlandais Geert Wilders, président du mouvement de droite Parti pour la Liberté, craint que la Jordanie ne lance un mandat d'arrêt international à son encontre à cause de son film "Fitna". Tout déplacement à l'étranger pourrait présenter un risque pour lui.

Le ministre des Affaires étrangères néerlandais, Maxime Verhagen, est au courant de la situation et la prend très au sérieux.

Une plainte a été déposée lundi en Jordanie par un groupe nommé The Messenger of Allah Unites Us. Celui-ci accuse le député de racisme et d'incitation à la haine envers l'islam et les musulmans.

Geert Wilders s'attend à ce que le tribunal d'Amman lance rapidement un mandat d'arrêt international contre lui.

La Jordanie pourrait alors demander à Interpol d'arrêter Geert Wilders, ce qui n'aurait pas d'effet tant qu'il reste aux Pays-Bas. Mais un déplacement à l'étranger pourrait être plus risqué. Des pays ne possédant pas d'accord d'extradition avec la Jordanie pourraient tout de même décider de le livrer, pour par exemple favoriser des échanges commerciaux.

Geert Wilders dénonce cette grave entrave à sa liberté de circulation et est heureux du soutien affiché par Maxime Verhagen, avec qui il a déjà eu plusieurs contacts."

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Vendredi 20 juin 2008

L'homme de 26 ans accusé d'avoir envoyé un mail menaçant au professeur après sa tribune critique envers l'islam, a été condamné à six mois de prison avec sursis.

Robert Redeker

Robert Redeker (AP)

Le tribunal correctionnel d'Orléans (Loiret) a condamné jeudi 19 juin à six mois de prison avec sursis un homme de 26 ans, auteur d'un courriel menaçant de mort le professeur de philosophie Robert Redeker après la publication d'une tribune critique envers l'Islam dans le Figaro en 2006.
Outre la condamnation à six mois de prison, le prévenu exerçant la profession de commercial devra verser une amende de 750 euros et 150 euros de dommages et intérêt, précise-t-on de source judiciaire.

"Jamais en sécurité"

"Un jour, tu vas mourir, tu serviras de pierre de combustible à l'enfer" ou encore "jamais aussi longtemps que tu vivras tu ne seras en sécurité", écrivait-il notamment à Robert Redeker en réponse à la tribune libre du professeur toulousain, parue le 19 septembre 2006 et intitulée "Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre?".
Le prévenu a pu être localisé par son adresse mail. Le parquet avait requis huit mois de prison avec sursis et 1.000 euros d'amende. L'avocat de la défense a fait appel du jugement. Robert Redeker, qui a fait l'objet de plusieurs menaces de mort, a cessé d'enseigner et vit caché sous la protection de la police. (AP)
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Vendredi 20 juin 2008

« Il y a quelques années, une affaire retentissante de dizaines de viols collectifs par des musulmans a secoué une société australienne pour laquelle, jusque-là, l’intégration des immigrés semblait aller de soi. Ce qui a également choqué les habitants de Sydney, c’est que ces viols étaient motivés par la haine raciale. Il aura fallu toute la ténacité d’une jeune australienne de 17 ans pour que cet aspect sordide de l’affaire soit reconnu, quand nombreux étaient ceux qui auraient préféré faire silence sur cette réalité ».

Pour obtenir la condamnation des trois pakistanais qui l’ont violée, Tegan Wagner a dû traverser quatre années de procédures et d’audiences. A cette adolescente de 17 ans, les avocats de la défense ont opposé un barrage de 1971 questions. Le récit de sa quête de justice tient sur près de 600 pages dans les archives des tribunaux de Sydney.

Les victimes des viols collectifs ont été doublement victimisées. Par les auteurs des crimes qui se sont posés comme étant victimes d’islamophobie, et par une justice aveuglée par la rectitude politique qui se refusait à admettre que le viol d’australiennes blanches puisse être motivé par la haine raciale.

Lisez aussi : Recrudescence des viols racistes commis par des musulmans et Recrudescence des agressions homophobes par des musulmans

la suite sur http://pointdebasculecanada.ca/spip.php?article471

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Jeudi 22 mai 2008
   
 

C'est une petite phrase de Michelle Obama, la femme du candidat à l'investiture démocrate, qui après les propos du pasteur Jérémia Wright, relance autour du candidat les soupçons de racisme anti-blanc. C'est tout naturellement que ses adversaires se sont emparés d'une parole qu'elle a imprudemment prononcé durant d'un discours, retransmis à la télévision, pour lui donner quelques leçons de patriotisme, obligeant son mari à prendre sa défense. Mais si la parole malheureuse circule, ce faux pas ne serait pas isolé et d'autres attendent de ressortir au grand jour pour mettre encore en difficulté Barack Obama.

"Pour la première fois de ma vie d'adulte, je suis fière de mon pays" avait-elle déclaré, ce à quoi répondent, dans une publicité pour le parti républicain du Tenessee, plusieurs personnages, se disant toujours fiers du pays et fiers d'être américains. La délégation du parti aurait en outre invité les stations de radio à passer de la "musique patriote" pour son passage à Nashville. Une attaque de bas étage pour Barack Obama, qui n'en a pas moins été contraint de défendre sa femme : "S'ils pensent vouloir faire de Michelle un sujet de campagne je leur conseille d'être prudents parce que je trouve inacceptable le fait d'attaquer ma femme ou ma famille" a-t-il déclaré.

Le candidat s'était déjà trouvé en difficulté avec les propos de son pasteur, pour lequel les blancs sont "des diables aux yeux bleus" et les juifs "des sangsues", Israel comparable à l'Afrique du sud au temps de l'Apartheid, qui avait tenu des propos "homophobes", mais aussi ajouté que les noirs devraient remplacer le traditionnel "que Dieu bénisse l'Amérique" par "que Dieu maudisse l'Amérique", compte tenu du mauvais traitement qui leur est, selon lui, infligé. Toutes ces déclarations, dans un pays entretenant un fort sentiment patriotique, ne pouvait avantager le candidat, et faisait naître dans l'opinion publique un soupçon de racisme envers les blancs de la part du candidat noir, d'autant qu'il l'avait présenté comme une sorte de père spirituel.
Selon un blog conservateur, "Serum de Liberté" , la femme du candidat ne serait pas en reste dans ce domaine. Le blog révèle en date du 6 avril, que le site "Politico" avait trouvé sa thèse de dernière année à l'université de Prince town, dans laquelle elle développe des propos pour le moins tendancieux sur les rapports entre les communautés. La thèse s'intitule "Princeton-Educated Blacks and the Black Community" . Elle y développe toute une vision de la communauté noire, "j'ai basé ma définition sur la prémisse qu'il y a une culture noire distinctive très différente de la culture blanche.", et d'ajouter "Des universités principalement blanches comme Princeton sont socialement et académiquement conçues pour satisfaire les besoins des étudiants blancs, qui représentent le plus grand nombre d'inscrits".
Dans sa thèse, elle avait interrogé d'anciens étudiants noirs, dans l'espoir qu'ils s'identifieraient toujours à la communauté noire "J' espérais que ces découvertes m'aideraient à conclure que, malgré le haut degré d'identification aux Blancs résultant du parcours éducatif et professionnel que les anciens étudiants noirs de Princeton noirs ont suivi, ces mêmes étudiants maintiendraient toujours un certain niveau d'identification avec la communauté noire. Cependant, les résultats ne confirment pas cette possibilité", ce qui dénote une position pour le moins communautariste.
Le blog finit son article par une citation fort bien trouvée de la femme du candidat : "Il n'y avait aucun doute dans mon esprit que comme membre de la communauté noire, je suis redevable envers cette communauté et que j'utiliserai toutes mes ressources présentes et futures, principalement au profit de la communauté noire, tout d'abord." ce qui n'est pas de très bonne augure pour un couple qui devra peut-être incarner un pays entier, dans toutes ses composantes. La thèse aurait été retirée de la bibliothèque de Princeton, jusqu'en novembre 2008, c'est à dire la fin des élections.
"Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirais qui tu es" nous raconte l'adage populaire. Barack Obama a beau jeu d'évoquer des attaques de bas étages, il n'en est pas moins troublant de constater que tout son entourage tient des propos qui seraient inadmissibles dans la bouche d'un américain blanc et qui soulèveraient aussitôt un tollé dans toute la classe politique. Cela pourrait le desservir plus tard, au cours des confrontations envers les autres candidats, particulièrement face à John Mac Cain, et déjà sur les sites de partage des vidéos expriment ces différentes facettes du candidat.

La publicité des républicains du Tennessee : http://ca.youtube.com/tennesseeGOP
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